Ouvrir dans une nouvelle fen�tre La chasse � la baleine a repris en Islande : il faut dire � c�est assez ! �
Aug 20, 2003

Apr�s quatorze ann�es de moratoire, le gouvernement a autoris� l'abattage, � des fins "uniquement scientifiques", de trente-huit petits rorquals, d'ici � la fin septembre.

Dimanche 17 ao�t, trois bateaux de p�che �quip�s de harpons � pointe explosive ont pris le large pour chasser la baleine. Leur objectif pour l�instant � modeste � : ramener � terre 38 de ces mammif�res marins d'ici � la fin septembre.

Cette chasse contr�l�e aurait un caract�re "uniquement scientifique", assurent les autorit�s. Plus faux cul qu�elle, tu meurs. La vague de protestations s'est amplifi�e � travers le monde.

Seule depuis 2001, la Norv�ge, brave l�interdiction de tuer des baleines. Le concept m�me de chasse scientifique, tol�r�e par la Commission Baleini�re Internationale, est utilis� par le Japon pour perp�tuer le massacre.

Le minist�re des p�cheries islandais a revu son programme de chasse � la baisse. Seules 38 baleines seront tu�es dans un premier temps, et non pas 250 cette ann�e et autant en 2004, comme pr�vu. Ne seront vis�s que les petits rorquals, esp�ce dont la population est largement exc�dentaire dans la r�gion : 43 000 t�tes rien que dans les eaux islandaises, selon des statistiques approuv�es par le comit� scientifique de la CBI. L'id�e d'abattre des sp�cimens de deux autres esp�ces moins nombreuses a pour l'instant �t� abandonn�e.

N�anmoins, la population des grands c�tac�s est grandement menac�e � travers le monde. Une �tude r�cente vient de d�montrer que les statistiques s��taient grandement tromp�es sur l��volution de la population des grands c�tac�s depuis deux si�cles.

On vient de se rendre compte qu�on l�avait largement sous-estim�e jusqu�� il y a cinquante ans. En d�autres termes, le massacre a �t� bien pire que ce qu�on imaginait.

Mais au-del� du simple probl�me de comptabilit�, la tuerie des c�tac�s pose un v�ritable probl�me moral � l�homme : a-t-il le droit de tuer une autre esp�ce que lui, dot�e d�une intelligence sup�rieure, simplement parce qu�il en a des besoins �conomiques.

Nous savons aujourd�hui que certains grands c�tac�s poss�dent un langage. Nous savons qu�ils sont capables de d�terminer des strat�gies de vie, de combat, de d�fense. Qu�ils sont capables d�aimer, d��prouver de la peine.

La question finale est toute simple : avons-nous le droit d�assassiner ces �tres vivants sous le pr�texte qu�ils ne nous ressemblent pas et l�esp�ce humaine n�aura-t-elle pas des comptes � rendre pour un tel massacre ?

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Historique de la chasse � la baleine
La Commission Baleini�re Internationale
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