La 53�me r�union de la Commission Baleini�re Internationale (CBI) s'est d�roul�e � Londres. Greenpeace et les protecteurs des baleines en sont ressortis avec le sentiment mitig� d'avoir repouss�, une fois de plus, l'�ch�ance d'une reprise de la chasse commerciale, en constatant cependant une inexorable progression des pays baleiniers et assimil�s.
Cette r�union a eu le m�rite de faire �clater le scandale au grand jour, car cette fois-ci, les choses ont �t� clairement affirm�es par le Commissaire nippon lui-m�me. Dans une interview accord�e � une radio australienne (ABC) en avril dernier, Monsieur Komatsu d�clarait qu'une partie des fonds d'aide au d�veloppement distribu�s par son pays �tait consacr�e � l'adh�sion de nouveaux membres au sein de la CBI.
Les �tats Cara�bes, le Panama, le Maroc et la Guin�e se sont ainsi laiss�s convaincre d'adh�rer � cette Convention afin d'aider le Japon dans sa course vers la lev�e du moratoire adopt� en 1982. L'observation des votes de ces pays - syst�matiquement identiques au vote du Japon - prouve que cette alliance r�sulte d'un processus proche de la corruption.
Pour la premi�re fois, Sandra Lee, ministre n�o-z�landais de l'environnement, a eu le courage de porter officiellement cette r�alit� � la connaissance des d�l�gations dans un discours clairement orient� vers la protection. Alors que seuls deux pays membres chassent encore la baleine, la majorit� protectrice est bloqu�e dans toutes ses d�cisions importantes par cette coalition strat�gique.
Malgr� ce contexte, Greenpeace a salu� la d�cision de la Commission de refuser le droit de vote � l'Islande qui souhaitait rejoindre celle-ci avec une objection au moratoire. Ce pays reste ainsi membre avec un simple statut d'observateur. Cette victoire des protecteurs n'a cependant pas pu �viter au Japon et � ses amis de mettre en �chec les propositions de sanctuaires dans le Pacifique Sud et en Atlantique Sud.
La majorit� des 3/4 n'a pu �tre obtenue, malgr� le soutien d'une vingtaine de pays. En revanche, le dossier du Revised Management Scheme (RMS ou Sch�ma r�vis� d'exploitation) qui r�git l'ensemble des r�gles de chasse, reste toujours bloqu� sur les modalit�s d'inspection et de contr�le des op�rations baleini�res.
Un groupe d'experts est charg� de trouver des compromis pour la r�union pr�vue en mai 2002 � Shimonoseki (Japon). Par ailleurs, un certain nombre de r�solutions (portant notamment sur les captures accidentelles de c�tac�s, sur les chasses japonaises et norv�giennes, ainsi que sur les menaces environnementales) ont �t� adopt�es � une majorit� toujours serr�e en raison de la coalition baleini�re.
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