Un Sanctuaire en Antarctique : une n�cessit� pour les baleines�
L'industrie baleini�re a d�cim� les baleines de l'oc�an austral. Le premier port baleinier de l'Antarctique fut �tabli en 1904. Depuis, plus de 1,5 million de baleines a �t� tu� dans ces eaux.
Chez certaines esp�ces, 90 % de la population originelle a �t� extermin�e. Les populations de baleines bleues ont �t� an�anties � 99 % et, bien que leur capture soit interdite depuis 30 ans, on n'a constat� que tr�s peu de signe de croissance des populations restantes.
Ce sanctuaire vot� en 1994 par la CBI concerne les eaux situ�es en dessous du 40� degr� de latitude Sud. C'est la position approximative d'un ph�nom�ne oc�anographique appel� la convergence subtropicale de l'h�misph�re Sud, qui d�limite les r�gions o� vivent les esp�ces marines dont se nourrissent les baleines � fanons.
Il sera soumis au vote pour son renouvellement en 2004. Le Japon soumet au vote une r�solution visant � abolir le sanctuaire dans les mers australes.
Les objectifs du sanctuaire
- R�tablir les stocks de baleines en prenant compte des recherches appropri�es sur les populations d�cim�es.
- �valuer les effets du quota z�ro capture sur les stocks de baleines.
- Permettre la prise en compte des changements des facteurs environnementaux sur les stocks de baleines.
Les dispositions l�gales d'un sanctuaire
Le trait� original de la CBI fournit le cadre l�gal du sanctuaire.
Dans la Convention Internationale pour la R�glementation de la chasse baleini�re, le trait� fondateur de la CBI, l'article V stipule que la Commission peut voter des r�glementations incluant : "les mers ouvertes et ferm�es, et notamment la d�signation de zones sanctuaires."
La Convention s'applique "� toutes les eaux o� la chasse � la baleine est soumise � poursuites", y compris les eaux internationales et les eaux sous juridiction nationale.
Les quelques �tats, comme le Chili, craignant des conflits avec leurs droits nationaux ont r�solu le probl�me en r�servant leurs droits au moment de rejoindre la CBI.
Autres trait�s et conventions
Le r�le de la CBI a �t� renforc� par les accords sign�s � la Conf�rence des Nations Unies sur l'Environnement et le D�veloppement. L'Action 21 mentionne : "les �tats reconnaissent l'autorit� de la Commission Baleini�re Internationale pour la protection et la gestion des stocks de baleines, et la r�glementation de la chasse � la baleine, conform�ment � la Convention Internationale de 1946 pour la r�glementation de la chasse � la baleine."
L'Action 21, apr�s avoir d�fini le principe de l'exploitation durable, stipule que ce principe ne doit pas restreindre "le droit d'un Etat c�tier ou la comp�tence d'une organisation internationale � interdire, limiter ou r�glementer l'exploitation des mammif�res marins de fa�on plus stricte que ne le pr�voit ce paragraphe."
En d'autres termes, la CBI a �t� reconnue par le droit international comme l'organisation responsable de la gestion des baleines dans toutes les mers, elle a le droit de cr�er des sanctuaires ; et l'existence d'un sanctuaire n'est absolument pas incompatible avec le principe d ? exploitation durable (comme le sont les chasses aborig�nes de subsistance).
De la m�me fa�on, d'autres accords internationaux, comme la Convention sur la Biodiversit� et la Convention de Bonn, n'interf�rent pas avec la CBI. Cependant, la Convention sur la Biodiversit� encourage la cr�ation de zones prot�g�es (Article 8) comme un des moyens de protection des esp�ces. Aucun de ces accords internationaux n'entre en conflit avec l'autorit� de la CBI en mati�re de chasse baleini�re, ni avec son pouvoir incontestable de cr�er et de maintenir un sanctuaire.
Des sanctuaires r�gionaux�
Le cycle de vie des grandes baleines et leur relation � l'environnement n�cessitent de prot�ger leur zone de reproduction (Oc�an indien), leur zone d'alimentation (Oc�an austral) mais aussi leur voie de migration. Les baleines � fanons sont des esp�ces migratrices et les menaces, d'origines humaines (chasse baleini�re, pollutions, accidents maritimes�) ou naturelles qui p�sent sur elles sont pr�sentes dans toutes les r�gions les mers et les oc�ans du globe.
Dans le but de mettre fin � une chasse commerciale � la baleine et donc de supprimer une menace sur les populations de baleines de plus en plus de nations proposent que leurs eaux soit d�clar�es "sanctuaire".
Vers un sanctuaire mondial !
Pour pouvoir un jour supprimer la menace que repr�sente la chasse baleini�re commerciale sur les populations de baleines il faut se munir d'un sanctuaire mondial. En mettant bout � bout les sanctuaires r�gionaux.
Le petit rorqual, la seule population de baleines encore pratiquement indemne, court un danger imm�diat surtout apr�s la d�cision unilat�rale de l�Islande. Cette esp�ce, bien que plus grosse qu'un �l�phant, �tait trop petite pour int�resser les baleiniers avant le d�but des ann�es 70. La chasse industrielle ayant d�cim� la plupart des populations de baleines, les petits rorquals constituent le dernier grand butin potentiel pour les baleiniers. Et la principale base pour une chasse commerciale rentable � grande �chelle.
Les Japonais l'ont compris et refusent de se plier aux d�cisions de la communaut� internationale. Chaque ann�e, la flottille de chasse baleini�re japonaise massacre des centaines de petits rorquals dans les eaux froides du sanctuaire.
(source Greenpeace)
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