Les origines de la chasse � la baleine remonteraient aux environs de 1500 ans avant J.-C. Les hommes qui la pratiquaient recherchaient de la viande pour subvenir � leurs besoins. La v�ritable chasse en mer commencera avec les Basques traquant les baleines franches qui ont la particularit� de ne pas couler une fois mortes et donc d'�tre plus facilement remorqu�es.
Au XIXe si�cle, de plus en plus de nations se sont lanc�es dans l'aventure de la chasse baleini�re, v�ritable ru�e vers l'huile. Chaque nouvelle population de baleines d�couverte �tant le plus rapidement possible exploit�e et lorsque, les stocks ont �t� d�cim�s dans une r�gion, les flottes de chasse ont report� leurs efforts sur d'autres zones du globe. Cette chasse a �t� immortalis�e par Herman Melville dans son livre � Moby Dick �.
L'histoire de cette chasse a �t� r�volutionn�e en 1870 par l'invention du canon lance-harpon � t�te explosive. Depuis cette macabre invention la chasse baleini�re est pass�e de l'�re industrielle, � l'�re du massacre. Les navires baleiniers se sont consid�rablement d�velopp�s et modernis�s permettant ainsi de traquer des esp�ces qui �taient jusque-l� trop rapides pour �tre commercialement rentables. D�sormais la flotte de chasse va �tre compos�e de navires chasseurs et de navires-usines qui vont d�cimer les populations de baleines, esp�ces apr�s esp�ces.
Au cours du XX�si�cle on estime � un million quatre cent mille le nombre de baleines tu�es. Au moment de son apog�e, dans les ann�es trente, la chasse est tr�s rentable : il y avait jusqu'� 38 navires-usines escort�s de plus de cent cinquante chasseurs. Ce surinvestissement dans la flotte et cette volont� de rentabiliser le plus rapidement ces exp�ditions en haute mer ont entra�n� une surproduction et un effondrement du cours mondial de l'huile. De plus en plus de produits de substitution � l'huile apparaissent sur les march�s. Il s'en est suivi une r�duction de l'effort de chasse et l'�tablissement de quotas du nombre maximal de captures par saison.
Au d�but des ann�es trente, la premi�re Convention pour la r�glementation de la chasse � la baleine est cr��e, la vingtaine de pays qui la composent tente de mettre en place une s�rie de mesures de limitation de la chasse (dates d'ouverture de la saison, tailles minimales, protection de certaines esp�ces�) Cette Convention deviendra en 1946 la Commission Baleini�re Internationale (C.B.I) ratifi�e par 39 pays qui, depuis cette date, chaque ann�e, votent des r�solutions, des recommandations sur la gestion et la protection des grands c�tac�s.
Au XXI� si�cle, deux nations, le Japon et la Norv�ge, continuent d'exploiter commercialement les baleines. Les produits baleiniers n'ont plus l'importance qu'ils avaient au d�but du si�cle. L'utilisation en pharmacie, en cosm�tique et dans les industries m�caniques a tr�s largement diminu�, l'huile est remplac�e par des mol�cules synth�tiques ou naturelles d'origine v�g�tale.
La viande de baleine est moins rentable que le b�uf export�. Elle est devenue un mets de luxe mis sur les march�s de pays riches dont l'�conomie n'a aucunement besoin de ces millions de dollars pour alimenter ses citoyens. Pour les pays baleiniers les enjeux de l'exploitation commerciale sont de la rendre rentable et on assiste � un r�investissement dans la flottille de chasse et � une volont� flagrante d'augmenter toujours plus leurs quotas de captures.
Pour l�Islande, la chasse � la baleine est certainement un enjeu �conomique mais surtout culturel. Toute la question est de savoir si le terme de � culturel � peut justifier l�injustifiable � travers le monde. L�excision du clitoris des petites filles dans la Corne d�Afrique est justifi�e par ceux et celles qui la pratiquent comme un �l�ment culturel indispensable � la perp�tuitation de la culture locale. Il n�emp�che : c�est parfaitement ignoble.
(source Greenpeace)
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