L'un des huit nationalistes jugés devant la cour d'assises de Paris pour l'assassinat du préfet de Corse Claude Erignac a invoqué mardi comme alibi les chèvres d'Yvan Colonna, le tireur présumé du commando.
Marcel Istria, 46 ans, qui a toujours nié toute implication dans l’assassinat du préfet, a expliqué avoir passé plusieurs appels téléphoniques au berger militant avant le crime pour solliciter le prêt de deux chèvres, afin qu'elles mangent les mauvaises herbes d'un petit terrain agricole.
La cour a fait remarquer à Marcel Istria qu'il n'avait jamais parlé de ces chèvres en cinq ans d'enquête. "Ça aurait fait rire la France entière", a répondu l'accusé à juste titre.
Cinq autres accusés avaient expliqué que Marcel Istria avait caché la voiture des tueurs dans un hangar situé au-dessus d'Ajaccio, le soir du crime, afin de faciliter leur fuite.
Ses co-accusés le disent aujourd’hui innocent.
La semaine dernière, un autre accusé, Alain Ferrandi, également interrogé sur ses communications téléphoniques avec Yvan Colonna, avait de son côté utilisé comme alibi le brocciu d’Yvan Colonna.
On reste donc dans le genre bucolique sans que l’on comprenne mieux ce qui s’est réellement passé.
Dossier Erignac
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