L'affaire Al�gre-Baudis en vrac
Les �chos des d�positions successives de MM. Baudis et Bourragu�, mercredi et jeudi, devant le magistrat en charge de l'instruction ouverte pour "viols et prox�n�tisme aggrav�" ont confirm� l'�tat des investigations des gendarmes sur les accusations lanc�es il y a quelques mois par plusieurs ex-prostitu�es.
"Tout se d�gonfle", aurait r�cemment confi� � la presse une source proche de l'enqu�te, "� chaque fois que l'on a tent� de v�rifier leurs d�clarations par des points mat�riels, on s'est rendu compte qu'elles mentaient".
Dominique Baudis en a profit� pour d�noncer les "d�lires, mensonges et affabulations" de "Patricia", cette jeune femme qui l'accuse de l'avoir viol�e le 20 novembre 1990 dans un appartement toulousain, en compagnie du tueur en s�rie Patrice Al�gre et d'un ressortissant alg�rien condamn� en 1992 pour prox�n�tisme, Lakhdar Messaoudene.
L�alibi du pr�sident du CSA a �t� confirm� par l�assembl�e nationale et rend invraisemblables les assertions de la jeune femme. L'avocat de l'ex-d�put�-maire de Toulouse, Me Francis Szpiner, n'a d�ailleurs pas manqu�, lui non plus, de d�noncer le "tissus de mensonges" d'une "proc�dure folle".
Me Szpiner a enfonc� le clou en affirmant � propos de Patricia. "Lorsqu'elle a �t� entendue en 1992 (...) (elle) a d�clar� qu'elle connaissait M. Lakhdar Messaoudene depuis juin 1991", a-t-il relev�, "donc en 1990, je vois mal comment M. Lakhdar Messaoudene pouvait �tre son violeur, par exemple en compagnie de Dominique Baudis".
L'avocat de l'ancien substitut du procureur de Toulouse Marc Bourragu� s'est lui aussi f�licit� de l'audition de son client. Me Laurent De Caunes a soulign� qu'elle avait permis "de constater le caract�re insens�" des d�clarations des ex-prostitu�es, dont "Fanny", qui accusent le magistrat de violences sexuelles et d'avoir "prot�g�" les activit�s criminelles de Patrice Al�gre.
Avocat de l'ancien procureur g�n�ral Jean Volff, mis en cause par "Fanny" avant qu'elle ne se r�tracte, Me Jean-Paul Cottin se demande "pourquoi le nom de mon client a �t� livr�. S'agit-il d'un �cran de fum�e pour cacher d'autres responsabilit�s?", avant de pointer du doigt "les policiers cit�s qui n'ont toujours pas �t� entendus".
"Fanny" aurait en effet indiqu� en mars avoir accus� au hasard des magistrats sur la pression d'un policier cit� dans le dossier, qui l'avait menac�e de "la jeter dans le canal".Les juges doivent poursuivre leurs auditions la semaine prochaine, et notamment confronter Marc Bourragu� et "Fanny".
Les avocats de Patrice Al�gre ont, eux, demand� par �crit aux juges charg�s de l'instruction pour "viols et prox�n�tisme" l'audition rapide de leur client en tant que t�moin assist�, comme MM. Baudis et Bourragu�.
L�affaire Al�gre, prox�n�te toulousain, est toujours l�. Mais celle de Dominique Baudis est en vrac au point de soulever un probl�me : pourquoi et comment en est-on arriv� l� ?
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