Ouvrir dans une nouvelle fen�tre Paroles d�un ancien directeur du Mossad
Sep 11, 2003

Dans un entretien accord� � Haaretz et publi� le 5 septembre dans son suppl�ment hebdomadaire, l�ancien directeur du tr�s puissant service de renseignement, tire � boulets rouges sur la politique du gouvernement isra�lien, notamment vis-�-vis du Mouvement de la r�sistance islamique.

"Le Hamas repr�sente un cinqui�me de la soci�t� palestinienne, d�clare-t-il. Parce qu'il s'agit d'un groupe actif, engag� et conscient, son poids politique est plus important encore. Alors, celui qui pense qu'il est possible d'ignorer un �l�ment aussi central de la soci�t� palestinienne se trompe. Et celui qui pense que le Hamas va s'�vaporer un beau jour fait la m�me erreu (�) La strat�gie vis-�-vis du Hamas devrait �tre compos�e � la fois de force brutale contre ses aspects terroristes et d'un message � sa direction politique et religieuse pr�cisant que s'ils adoptent une attitude mod�r�e et s'ils participent � la constitution d'un establishment palestinien, nous ne le verrons pas comme une �volution n�gative(�)

"Il n'y a pas d'autre issue que la participation du Hamas � un gouvernement palestinien. Si cela se produit, il y a une chance pour que le Hamas soit domestiqu�. Sa composante destructrice sera r�duite."

"Le concept de "sang sur les mains" n'est pas une notion juive. Donc, la question qui devrait nous guider en la mati�re est la suivante : quel est notre objectif ? S'il s'agit d'avoir un partenaire - palestinien - fort et cr�dible, pr�t � des d�cisions douloureuses, nous devons l'aider. Nous devons lui permettre de constituer une masse critique. Pour cela, il est utile de rel�cher des gens qui ont du sang sur les mains et aussi de rel�cher Marouane Barghouti, le chef du Fatah en Cisjordanie -. Je ne me prononce pas sur les aspects l�gaux de ce dossier, mais la lib�ration de Barghouti pourrait grandement consolider la ligne mod�r�e. Barghouti pourrait faire partie d'une coalition palestinienne pragmatique avec laquelle nous pourrions parler."

Parlant d�Ariel Sharon, il d�clare : "J'ai beaucoup d'estime pour lui. Il a une vision strat�gique et une grande exp�rience. Mais quelque chose est arriv� au cours des neuf derniers mois. Je ne peux pas expliquer exactement quoi. (...) Je suis totalement en accord avec la strat�gie du premier ministre. Cette strat�gie a produit des r�sultats impressionnants jusqu'� l'�t� 2002, jusqu'au discours du pr�sident George W. Bush. Mais au cours de l'ann�e qui vient de s'�couler, une situation a �merg� dans laquelle le premier ministre a refus� certaines options qui �taient possibles."

"La "feuille de route" n'est pas une "feuille de route". C'est un plan pour un r�glement impos�. Je ne pense pas qu'un r�glement impos� soit une bonne chose pour Isra�l. Ni pour les Palestiniens. (...) Je suis certain qu'il �tait possible d'�viter la "feuille de route". Nous avons pris une d�cision d'une grande port�e sans d�bat approfondi, comme des amateurs."

�2003 L'investigateur - tous droits r�serv�s