Dans une allocution t�l�vis�e � la nation le 7 septembre, le pr�sident Bush a d�clar� � ses concitoyens que l'Irak �tait d�sormais le � front principal � de la guerre contre le terrorisme et que les �tats-Unis feraient � tout ce qui est n�cessaire � pour remporter � cette victoire essentielle de la guerre contre le terrorisme, pour promouvoir la libert� et pour renforcer la s�curit� de notre propre pays �.
� ces fins, M. Bush a indiqu� qu'il solliciterait du Congr�s 87 milliards de dollars pour financer les op�rations militaires et de renseignement en Irak, en Afghanistan et ailleurs, ainsi que la reconstruction de ces pays, au cours de l'ann�e � venir.
En m�me temps on apprenait, selon nos confr�res de l'agence SDA-ATS, que la Chambre am�ricaine des repr�sentants venait une enveloppe de 369 milliards de dollars pour la D�fense pour la prochaine ann�e fiscale. Une commission du S�nat a approuv� une mesure similaire.
Cela r�pond � peu pr�s � ce que le pr�sident George W. Bush a r�clam� pour le Pentagone. La mesure adopt�e par 399 voix contre 19 par la Chambre repr�sente une augmentation de 4 milliards de dollars des fonds consacr�s � la D�fense par rapport � l'ann�e fiscale 2003.
La somme est inf�rieure de 3 milliards de dollars � ce qu'avait demand� M. Bush, mais le fonds d'urgence de 60 milliards de dollars vot� en avril par le Congr�s pour les guerres et la reconstruction en Irak et en Afghanistan devrait compenser cette diff�rence. La nouvelle ann�e fiscale d�bute le 1er octobre.
Ted Stevens, pr�sident de la commission des finances du S�nat, a indiqu� que le projet de loi pr�voit les 9,1 milliards de dollars demand�s par le pr�sident am�ricain pour la poursuite du d�veloppement d'un syst�me national de protection contre les missiles balistiques. Le texte de la Chambre a r�duit cette enveloppe de 193 millions de dollars.
L�occupation am�ricaine de l�Irak co�te de plus en plus cher comme en t�moigne la nouvelle rallonge de 80 milliards demand�s par un pr�sident qui craint pour sa r��lection. Les m�dias am�ricaines se font un plaisir de rappeler que Bush junior est devenu pr�sident � un poil pr�s. C�est pourquoi il a fait feu de tous bois arguant de la guerre � mener contre le terrorisme une guerre mondiale.
� Notre strat�gie en Irak vise trois objectifs : an�antir les terroristes, rassembler le soutien d'autres pays pour cr�er un Irak libre et aider les Irakiens � assumer la responsabilit� de leur propre d�fense et de leur avenir �, a affirm� le pr�sident.
Il a indiqu� que les �tats-Unis d�poseraient au Conseil de s�curit� des Nations unies un nouveau projet de r�solution autorisant la cr�ation en Irak d'une force multinationale � que dirigeraient les �tats-Unis �.
� Je reconnais que tous nos amis n'ont pas �t� d'accord avec notre d�cision de faire appliquer les r�solutions du Conseil de s�curit� des Nations unies et de chasser Saddam Hussein du pouvoir, a-t-il dit sans craindre l�euph�misme. Mais nous ne pouvons pas laisser nos divergences pass�es entraver nos obligations actuelles. Des terroristes en Irak ont attaqu� des repr�sentants du monde civilis� ; les contrecarrer doit �tre la cause du monde civilis�. Les membres des Nations unies ont aujourd'hui l'occasion et la responsabilit� d'assumer un r�le plus large en vue de garantir que l'Irak deviendra un �tat libre et d�mocratique. �
� ce sujet, le pr�sident a affirm� que l'Irak �tait pr�t � passer aux �tapes suivantes de l'accession � l'autonomie et � la souverainet� : � La r�solution que nous avons soumise au Conseil de s�curit� encouragera le Conseil de gouvernement irakien � soumettre un plan et un calendrier en vue de la r�daction d'une constitution et de la tenue d'�lections libres. �
En Irak, a-t-il poursuivi, la coalition dirig�e par les �tats-Unis aide � la population de ce pays qui souffre depuis longtemps � mettre en place une soci�t� respectable et d�mocratique dans le centre du Moyen-Orient. Ensemble nous transformons un lieu parsem� de salles de torture et de charniers en un pays dot� de lois et d'institutions libres. Cette entreprise est difficile et co�teuse, mais elle est digne de notre pays et essentielle � notre s�curit�. �
Voici l'allocution de M. Bush.
� Bonsoir. Je tiens � vous informer de ce que les �tats-Unis font dans le cadre de la guerre contre le terrorisme.
Il y a pr�s de deux ans, � la suite des attaques mortelles port�es contre notre pays, nous avons commenc� une campagne syst�matique contre le terrorisme. Ces mois ont constitu� une p�riode de nouvelles responsabilit�s, de sacrifices, de d�termination nationale et de grands progr�s.
Les �tats-Unis et une vaste coalition ont d'abord agi en Afghanistan en d�truisant les camps d'entra�nement des terroristes et en faisant tomber le r�gime qui donnait asile au r�seau Al-Qa�da. Au cours d'une s�rie de raids et d'op�rations dans le monde entier, pr�s des deux tiers des chefs connus d'Al-Qa�da ont �t� captur�s ou tu�s, et nous continuons de pourchasser ce r�seau. Nous avons mis � jour des groupes de fa�ade des terroristes, bloqu� les comptes de terroristes, pris des mesures pour prot�ger notre territoire et d�couvert des cellules � l'�tat dormant dans notre pays. Nous avons aussi agi en Irak, o� l'ancien r�gime parrainait la terreur, poss�dait et utilisait des armes de destruction massive et avait brav� pendant douze ans les exigences claires du Conseil de s�curit� de l'Organisation des Nations unies. Notre coalition a impos� ces exigences internationales en lan�ant l'une des campagnes militaires les plus rapides et les plus humaines de l'histoire.
Pendant la vingtaine d'ann�es pr�c�dant le 11 septembre 2001, des terroristes et leurs alli�s extr�mistes ont attaqu� des innocents au Moyen-Orient et ailleurs, sans se heurter � une r�action soutenue et importante. Les terroristes sont devenus convaincus que les pays o� r�gne la libert� �taient d�cadents et faibles. Ils ont agi avec plus d'audace, croyant que l'histoire �tait de leur c�t�. Depuis que les �tats-Unis ont �teint les feux du 11 septembre, pleur� la mort des victimes et d�clench� la guerre, l'histoire a pris un tournant diff�rent. Nous avons port� la lutte chez l'ennemi. Nous faisons reculer la menace terroriste pesant sur la civilisation non pas dans les limites marginales de son influence, mais au centre de son pouvoir.
Cette t�che se poursuit. En Irak, nous aidons la population de ce pays qui souffre depuis longtemps � mettre en place une soci�t� respectable et d�mocratique dans le centre du Moyen-Orient. Ensemble nous transformons un lieu parsem� de salles de torture et de charniers en un pays dot� de lois et d'institutions libres. Cette entreprise est difficile et co�teuse, mais elle est digne de notre pays et essentielle � notre s�curit�.
Le Moyen-Orient deviendra soit un lieu de progr�s et de paix, soit un exportateur de la violence et du terrorisme qui feront d'autres victimes aux �tats-Unis et dans d'autres pays o� r�gne la libert�. Le triomphe de la d�mocratie et de la tol�rance en Irak, en Afghanistan et ailleurs constituerait un �chec grave pour le terrorisme international. Les terroristes prosp�rent gr�ce au soutien de tyrans et au ressentiment des peuples opprim�s. Lorsque les tyrans tombent et que le ressentiment c�de la place � l'espoir, les hommes et les femmes, quelle que soit leur culture, rejettent l'id�ologie du terrorisme et tournent leur attention vers les occupations de la paix. Partout o� la libert� prendra pied, le terrorisme reculera.
Nos ennemis le comprennent bien. Ils savent qu'un Irak o� r�gne la libert� sera d�barrass� d'eux, d'assassins, de tortionnaires et de la police secr�te. Ils savent qu'au fur et � mesure que la d�mocratie s'affirmera en Irak, toutes leurs ambitions ha�ssables tomberont comme les statues de l'ancien dictateur. C'est pourquoi, cinq mois apr�s que nous avons lib�r� l'Irak, un ramassis de tueurs cherche d�sesp�r�ment � entraver les progr�s enregistr�s dans ce pays et � y cr�er le chaos.
Certains des attaquants sont des membres de l'ancien r�gime de Saddam Hussein, qui se sont enfuis du champ de bataille et qui luttent maintenant dans l'ombre. D'autres sont des terroristes �trangers qui sont all�s en Irak pour poursuivre leur guerre contre les �tats-Unis et contre d'autres pays o� r�gne la libert�. Nous ne pouvons pas �tre certains de la mesure dans laquelle ces groupes �uvrent de concert. Ce que nous savons, c'est qu'ils ont un objectif commun : reconqu�rir l'Irak pour y r�tablir une tyrannie.
La plupart de ces tueurs, mais pas tous, sont actifs dans une zone particuli�re du pays. Les attaques dont vous avez entendu parler ces derni�res semaines ont eu lieu surtout dans la r�gion du centre de l'Irak, entre Bagdad et Tikrit, qui �tait l'ancienne place forte de Saddam Hussein. Le nord de l'Irak est en g�n�ral stable, et la reconstruction et l'autonomie y progressent. Il en est de m�me dans le Sud, malgr� les r�centes attaques lanc�es par des groupes de terroristes.
M�me si leurs attaques sont localis�es, les terroristes et les partisans de Saddam Hussein causent de graves pr�judices. Ils ont fait tomber dans une embuscade des soldats am�ricains et britanniques, qui d�fendent la libert� et l'ordre public. Ils ont tu� des agents civils des organismes d'aide de l'ONU, qui repr�sentent la compassion et la g�n�rosit� du monde. Ils ont fait exploser une bombe � l'ambassade de Jordanie, symbole d'un pays arabe pacifique. Enfin, la semaine derni�re, ils ont assassin� un dignitaire religieux et une centaine de musulmans qui priaient, lors d'un attentat � la bombe contre un lieu saint et un symbole des enseignements pacifiques de l'Islam.
La violence est dirig�e non seulement contre notre coalition, mais contre toute personne qui d�fend en Irak la biens�ance, la libert� et le progr�s.
Ces attaques ne constituent pas seulement l'expression d'une rage aveugle. Les terroristes ont un objectif strat�gique. Ils veulent que nous quittions l'Irak avant d'avoir achev� notre t�che. Ils veulent �branler la volont� du monde civilis�. Les terroristes ont cit� en exemple Beyrouth et la Somalie, en d�clarant que si l'on faisait du mal � des Am�ricains, ceux-ci ne rel�veraient pas le d�fi. Eh bien, ils ont tort.
Il y a deux ans, j'avais averti le Congr�s et le pays que la guerre contre le terrorisme serait une guerre longue, une nouvelle sorte de guerre, livr�e sur de nombreux fronts et dans un grand nombre de lieux. L'Irak en est actuellement le front principal. C'est l� que les ennemis de la libert� ont engag� une lutte d�sesp�r�e, et c'est l� qu'il faudra les vaincre. Cela exigera du temps et des sacrifices. Mais nous ferons tout ce qui sera n�cessaire, nous d�penserons tout ce qu'il faudra pour remporter cette victoire essentielle de la guerre contre le terrorisme, pour promouvoir la libert� et pour renforcer la s�curit� de notre propre pays.
Les �tats-Unis ont d�j� fait ce genre de travail. � la fin de la Deuxi�me Guerre mondiale, nous avons relev� les nations vaincues qu'�taient le Japon et l'Allemagne, nous les avons soutenues alors qu'elles se dotaient d'un gouvernement repr�sentatif. Nous avons consenti des ann�es d'efforts et des ressources � cette cause. Et ce travail s'est trouv� largement r�compens�, par trois g�n�rations d'amiti� et de paix. Aujourd'hui, l'Am�rique accepte un nouveau d�fi, celui d'aider l'Irak dans le m�me esprit, pour son salut comme pour le n�tre.
Notre strat�gie en Irak vise trois objectifs : an�antir les terroristes, rassembler le soutien d'autres pays pour cr�er un Irak libre et aider les Irakiens � assumer la responsabilit� de leur propre d�fense et de leur avenir.
Tout d'abord, nous entreprenons une action directe contre les terroristes en Irak m�me, ce qui est le moyen le plus s�r de pr�venir de futures attaques contre les forces de la coalition et contre le peuple irakien. Nous restons sur l'offensive, au moyen d'une s�rie de frappes pr�cises men�es contre des cibles ennemies sur la base de plus en plus fr�quente de renseignements fournis par la population.
Depuis la fin des principales op�rations militaires, nous avons lanc� des raids qui nous ont permis de saisir de nombreuses caches d'armes et des quantit�s �normes de munitions, et nous avons captur� ou tu� des centaines de partisans de Saddam Hussein et de terroristes. � ce jour, sur les 55 personnalit�s irakiennes les plus recherch�es, 42 ont �t� tu�es ou emprisonn�es. Notre message est clair : quiconque veut s'en prendre � nos soldats doit savoir que nos forces sont � sa poursuite.
Secundo, nous sommes r�solus � accro�tre la coop�ration internationale en faveur de la reconstruction et de la s�curit� de l'Irak, comme nous le faisons en Afghanistan. Nos commandants militaires en Irak m'informent que l'effectif actuel de soldats am�ricains dans ce pays, soit pr�s de 130.000, suffit � l'accomplissement de leur mission. Se sont joints � eux plus de 20.000 soldats de 29 autres pays. Deux divisions multinationales command�es par les Britanniques et les Polonais sont pr�sentes aux c�t�s de nos forces, et afin de partager le fardeau plus largement, nos commandants ont demand� une troisi�me division multinationale pour l'Irak.
Certains pays ont r�clam� une autorisation explicite du Conseil de s�curit� des Nations unies avant d'envoyer des troupes en Irak. J'ai demand� au secr�taire d'�tat Colin Powell de d�poser au Conseil de s�curit� un nouveau projet de r�solution autorisant la cr�ation en Irak d'une force multinationale que dirigeraient les �tats-Unis.
Je reconnais que tous nos amis n'ont pas �t� d'accord avec notre d�cision de faire appliquer les r�solutions du Conseil de s�curit� des Nations unies et de chasser Saddam Hussein du pouvoir. Mais nous ne pouvons pas laisser nos divergences pass�es entraver nos obligations actuelles. Des terroristes en Irak ont attaqu� des repr�sentants du monde civilis� ; les contrecarrer doit �tre la cause du monde civilis�. Les membres des Nations unies ont aujourd'hui l'occasion et la responsabilit� d'assumer un r�le plus large en vue de garantir que l'Irak deviendra un �tat libre et d�mocratique.
Tertio, nous encourageons la passation ordonn�e de la souverainet� et de l'autorit� au peuple irakien. Arriv�e en Irak en lib�ratrice, notre coalition repartira en lib�ratrice. � l'heure actuelle, l'Irak poss�de son propre Conseil de gouvernement, compos� de 25 dirigeants repr�sentant la population irakienne dans toute sa diversit�. Ce conseil de gouvernement a r�cemment d�sign� des ministres pour diriger les d�partements minist�riels. D'ores et d�j�, plus de 90 % des villes d'Irak ont une administration locale qui s'occupe de r�tablir les services de base. Nous contribuons � la formation de forces de la d�fense civile charg�es de maintenir l'ordre, de gardes-fronti�res irakiens qui aideront � s�curiser les fronti�res et d'une nouvelle arm�e irakienne. Dans tous ces r�les, on compte aujourd'hui quelque 60.000 citoyens irakiens sous les armes, occup�s � d�fendre la s�curit� de leur pays, et nous acc�l�rons la formation d'unit�s suppl�mentaires.
L'Irak est pr�t � faire les prochains pas vers l'autonomie. La r�solution que nous avons soumise au Conseil de s�curit� encouragera le Conseil de gouvernement irakien � soumettre un plan et un calendrier en vue de la r�daction d'une constitution et de la tenue d'�lections libres. D�s le d�but, nous avons exprim� notre confiance dans la capacit� du peuple irakien � se gouverner lui-m�me. Maintenant, il doit assumer les responsabilit�s d'un peuple libre et garantir les bienfaits de sa propre libert�.
Notre strat�gie en Irak n�cessitera de nouvelles ressources. Nous avons effectu� un bilan complet de nos besoins sur le plan des op�rations militaires et de la reconstruction en Irak, ainsi qu'en Afghanistan. Nous allons bient�t pr�senter au Congr�s une demande d'attribution budg�taire de 87 milliards de dollars. Cette somme couvrira les op�rations militaires et de renseignement en cours en Irak, en Afghanistan et ailleurs qui, selon nos pr�visions, co�teront 66 milliards de dollars l'ann�e prochaine. Cette demande de cr�dits nous permettra �galement de financer l'engagement que nous avons pris d'aider les peuples irakien et afghan � reconstruire leur pays apr�s des d�cennies d'oppression et de mauvaise gestion. Nous leur fournirons des fonds pour les aider � am�liorer leur s�curit�. Et nous les aiderons � r�tablir les services essentiels, notamment l'�lectricit� et l'eau, et � construire de nouvelles �coles, des routes et des cliniques. Cet effort est essentiel du point de vue de la stabilit� de ces pays et, en cons�quence, de notre propre s�curit�. Maintenant et � l'avenir, nous soutiendrons nos troupes et nous tiendrons la promesse que nous avons faite � plus de 50 millions d'Afghans et d'Irakiens.
Dans le courant de ce mois, le secr�taire d'�tat Colin Powell s'entretiendra avec des repr�sentants de nombreux pays afin de discuter de leurs contributions financi�res � la reconstruction de l'Afghanistan. Le mois prochain, il convoquera une semblable conf�rence sur le financement de la reconstruction de l'Irak. L'Europe, le Japon et de nombreux �tats du Proche-Orient b�n�ficieront tous du succ�s de la libert� dans ces deux pays, et ils devraient y contribuer.
Le peuple irakien �merge d'une longue p�riode �prouvante. Pour lui, il n'est pas question de retourner � l'�poque de la dictature, � la mis�re et � l'humiliation inflig�es � ce noble pays. Pour le Moyen-Orient et le monde entier, il n'est pas question de revenir � l'�re de la peur, durant laquelle un tyran brutal et agressif poss�dait des armes terribles. Et pour l'Am�rique, il n'est pas question de renouer avec le confort illusoire d�un monde dangereux qui a pr�c�d� le 11 septembre 2001. Nous avons appris que l'usage de la force n'engendre pas les attaques terroristes ; c'est au contraire une faiblesse per�ue qui les invite. Et le meilleur moyen d'�viter des attentats contre notre propre peuple, c'est d'attaquer l'ennemi l� o� il vit et �labore ses plans. Aujourd'hui, nous combattons l'ennemi en Irak et en Afghanistan afin de ne pas avoir � le rencontrer dans les rues de nos villes.
Comme toujours, le plus lourd fardeau de notre guerre contre le terrorisme retombe sur les hommes et les femmes de nos forces arm�es et de nos services du renseignement. Ils ont �limin� des menaces qui s'accumulaient contre l'Am�rique et ses amis, et ce pays tire une grande fiert� de leurs incroyables accomplissements. Nous leur sommes reconnaissants de leur comp�tence et de leur courage, ainsi que de leurs actions charitables qui ont montr� le caract�re de l'Am�rique au monde entier. Nous honorons le sacrifice de leurs familles. Et nous pleurons chaque Am�ricain mort si bravement, si loin de chez lui.
Les Am�ricains qui prennent de grands risques � l'�tranger comprennent la noble cause qu'ils servent. Il n'y a pas si longtemps, j'ai re�u une lettre d'un capitaine de la 3e division d'infanterie � Bagdad. Il �voque la fiert� qu'il ressent � servir une cause juste, et son profond d�sir de voir les Irakiens acc�der � la libert�. � Je le vois, �crit-il, tous les jours ici, dans les yeux de ceux qui ont faim. Ils ont faim de libert� et de possibilit�s. � Il conclut ainsi : � J'ai juste pens� que vous aimeriez avoir des nouvelles de la ligne de front de la libert�. � Ce capitaine, et tous nos soldats qui participent � la guerre contre le terrorisme, sont en effet sur la ligne de front de la libert�. Et je tiens � ce que chacun d'eux sache que leur pays les remercie et les soutient.
Mes chers concitoyens : au cours de ces 24 derniers mois, nous avons �t� mis � l'�preuve, et le danger ne s'est pas dissip�. Pourtant, les Am�ricains r�agissent avec courage et confiance. Nous acceptons les devoirs de notre g�n�ration. Nous sommes actifs et r�solus dans notre propre d�fense. Nous servons la cause de la libert�, qui est celle de l'humanit� tout enti�re.
Je vous remercie. Que Dieu continue de b�nir l'Am�rique. �
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