La proc�dure de la juge fran�aise ne servira vraisemblablement � rien sinon � permettre � toutes les parties (la famille Trintignant, l'entourage de Cantat) de prendre connaissance de tous les �l�ments au dossier, afin de se forger une conviction.
Bertrand Cantat a racont� pendant plus de six heures son histoire d'amour � passionnelle � avec Marie Trintignant jusqu'� cette sinistre nuit du 26 au 27 juillet au cours de laquelle l'actrice est tomb�e dans le coma sous les coups du chanteur. Cette longue confession a �t� film�e � la vid�o pour cause de traduction et d'entraide judiciaire internationale
Bertrand Cantat a pleur� tout comme son avocat fran�ais, Olivier Metzner, ou comme la juge fran�aise Nathalie Turquey et les deux policiers de la brigade criminelle qui l'accompagnaient.
Bertrand Cantat a r�pondu � toutes les questions pos�es, via un magistrat lituanien, par la juge d'instruction. Ses propos ont �t� jug�s � sinc�res � par toutes les personnes pr�sentes. Il a reconnu avoir � inflig� quatre gifles tr�s violentes � � sa compagne, parce qu'elle � �tait devenue hyst�rique. � Je ne l'avais jamais vue comme cela avant � a-t-il expliqu�.
Bertrand Cantat a donc �t� mis en examen pour � coups et blessures volontaires ayant entra�n� la mort sans l'intention de la donner � et pour � non-assistance � personne � danger �. Il a cependant contest� cette derni�re accusation qui vraisemblablement lui cause d�affreux tourments depuis qu�il a appris la mort de celle qu�il aimait par-dessus tout et qu�il a tu�e.
� Quand elle est tomb�e, je suis sorti de la pi�ce pour me calmer. Quand je suis revenu, j'ai cru qu'elle s'�tait endormie �, a-t-il racont�. Le visage de l'actrice �tait tum�fi� et son arcade sourcili�re, ouverte sur moins d'un centim�tre, saignait. Cantat a reconnu avoir vu ces blessures, mais ne leur a pas accord� d�importance.
Ce n'est qu'� 7 heures du matin, que lui et Vincent Trintignant ont vu un filet de sang s'�chapper de la bouche de Marie. Ils ont alors donn� l'alerte. Le chanteur a maintenu qu'il n'avait donn� que des � gifles � � sa compagne. Au moins quatre, � tr�s violentes �.
Selon l�avocat, les deux bagues m�talliques que le chanteur porte � sa main droite pourraient expliquer les blessures. Les enqu�teurs semblent persuad�s de la v�racit� de dires de Cantat pr�cisant que celui-ci est particuli�rement vigoureux.
Bertrand Cantat a donc d�crit dans le d�tail leur passion commune. Le chanteur �tait arriv� � Vilnius une semaine avant. Un t�moin raconte : � J�ai vu Bertrand avant son d�part. Il ne vivait plus. Il ne parlait que d�elle � . Mais sur place il semble d��u du temps que Marie accorde � son travail. Il alterne les p�riodes sombres et les p�riodes heureuses. � Ils s'aimaient d'un amour absolu et exigeant, explique Olivier Metzner. Ils avaient du mal � trouver l'harmonie. �
Bertrand Cantat a un projet : que Marie vienne avec ses quatre enfants en vacances dans sa maison de campagne, � Moustiers, dans les Landes. Mais Marie est jalouse de l��pouse du chanteur qui a accouch� alors que Bertrand rencontrait Marie. � Marie Trintignant �tait tr�s exclusive, d�crit Me Metzner. Elle ne voulait plus que Bertrand ait des contacts avec Kristina Rady, la m�re de ses enfants. �
Mais la jalousie n��tait pas l�apanage de la com�dienne. Bertrand Cantat acceptait mal que Marie continue d�aimer tendrement son mari, Samuel Benchetrit. Or ce dernier, le jour du drame, lui avait envoy� un SMS qui se terminait par un petit mot doux. D�o� la col�re du chanteur qui devait couver toute l�apr�s-midi du samedi 26 juillet et jusqu�au soir.
Selon Bertrand Cantat, les deux amants se seraient content�s de quelques verres et de quelques joints. Puis ils se seraient rendus chez un technicien lituanien.
Lib�ration dat� du 22 ao�t donne quelques pr�cisions sur cette �trange parenth�se : � Il est ici beaucoup question d'Andreas Leliuga. Moine d�froqu�, assistant du tournage � Vilnius du t�l�film sur la vie de Colette, c'est chez lui que Bertrand Cantat et Marie Trintignant ont effectu� un dernier saut le soir du drame, avant de regagner leur h�tel pour l'explication fatale. Pour boire seulement un dernier verre ? On pr�te � Andreas Leliuga la fourniture de prestations annexes. Le lendemain du drame, un membre de l'�quipe du tournage se souviendra l'avoir entendu philosopher sur les dangers de certaines substances chimiques� Andreas Leliuga a �t� entendu en d�but de semaine par la juge Nathalie Turquey. Sans trop de r�sultats, pour l'instant. �Les autorit�s lituaniennes ne veulent pas laisser supposer l'existence d'un dealer local�, souligne une source fran�aise proche du dossier.
Ils auraient enfin regagn� leur suite du Domina Plaza. L� la discussion aurait d�g�n�r� et Marie aurait lanc� � Bertrand : � Tu n�as qu�� retourner chez ta femme. � Christina Rady avait t�l�phon� � Bertrand Cantat dans la journ�e.
Selon l'avocat de Bertrand Cantat rapportant la version de son client donn�e � la juge fran�aise, � L�, Marie est apparue comme jamais il ne l'avait vue. En furie, hyst�rique, mais il ne pensait pas qu'elle puisse �tre comme cela. Elle a malheureusement frapp� un premier coup, elle l'a agripp�, il est tomb�.
Car le chanteur continue d�affirmer qu�il a �t� frapp� le premier et que la chute aurait r�veill� chez lui une violente douleur au dos. Il aurait alors frapp� � son tour.
Il � est sorti de ses gonds, il a donn� plusieurs gifles, plut�t violentes, c'est vrai, malheureusement. Il a donn� une description des faits totalement compatible avec les expertises et l'autopsie �, a d�clar� l'avocat fran�ais.
� Ils se sont agripp�s longuement. Puis il l'a pouss�e, elle est tomb�e, il est parti. Ensuite, il n'a jamais eu conscience de la gravit� de la situation� Bertrand regrette tout cela et il a d'ailleurs dit qu'aujourd'hui, il regrette de ne pas �tre � sa place � elle �, a ajout� Me Metzner.
Les personnes pr�sentes ont toutes laiss� entendre que Bertrand Cantat a donn� l�impression de dire la v�rit�, toute la v�rit�, rien que la v�rit�.
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