Le Canard encha�n� a r�v�l� que l'ancien secr�taire g�n�ral de la pr�fecture de Bordeaux avait fait une demande de RMI en d�cembre 2002, une demande d�ailleurs rejet�e par la caisse d'allocations familiales de Seine-et-Marne. Il habite une magnifique maison de ma�tre � Provins, maison qui appartient aujourd�hui � ses enfants lesquels ont l�obligation l�gale de subvenir aux besoins du vieillard indigne.
Avant d'�tre condamn� en 1998 � dix ans de prison pour complicit� de crimes contre l'humanit�, Maurice Papon avait organis� son insolvabilit� en proc�dant � des donations � ses trois enfants. N�anmoins, une des deux donations a �t� annul�e par le jugement du tribunal de Melun du 4 septembre 2001.
Maurice Papon n�a pas �t� priv� de ses pensions et retraites diverses gagn�es gr�ce � une carri�re de fonctionnaire impressionnante puisqu�il a termin� comme ministre de la V�me r�publique apr�s avoir offici� comme pr�fet de la Seine durant la guerre d�Alg�rie, fonction gr�ce auxquelles il put � nouveau d�montrer ses qualit�s d��tre r�pressif par excellence. Il avait dirig� la r�pression des Alg�riens en octobre 1961 qui fit des centaines de morts.
Le 4 juillet dernier, le Conseil d'�tat rappelait que les victimes ne pouvaient faire saisir les pensions de l'ancien fonctionnaire. Un amendement avait �t� alors vot� lors de la loi sur les retraites, pour rendre possible cette saisie, hormis 320 euros.
Quand on poss�de une � nature � on ne change pas : 1942 les Juifs, 1961 les Alg�riens, une continuit� dans l�odieux qui m�ritait bien f�licitations et d�corations.
Il avait par ailleurs vendu une entreprise de verrerie � Reims, dont il �tait propri�taire sans que l�on sache ce qu�est devenu le produit de cette vente.
L'�tat fran�ais, reconnu responsable des activit�s de Maurice Papon durant la guerre, avait �t� condamn� par le Conseil d'�tat � payer la moiti� de la somme allou�e aux victimes.
Maurice Papon doit donc 360 000 euros � ses victimes ou � leurs descendants, somme dont il n�a vers� q�une modique partie.
Maurice Papon avait b�n�fici� en septembre 2002 d'une lib�ration anticip�e pour raisons m�dicales. Il �tait sorti, bien vaillant pour un moribond, pour rejoindre les siens.
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