Ouvrir dans une nouvelle fen�tre Moudjahidin du peuple : encore une claque pour l�anti-terrorisme
Aug 13, 2003

Le dossier des Moudjahdin ne porte d�cid�ment pas chance � ceux qui l�ont en charge. Apr�s la lib�ration de tous ceux qui avaient �t� arr�t�s voil� qu�un arr�t� d'expulsion visant une Iranienne proche de l'organisation a �t� annul�.

Le 2 juillet, la cour d'appel de Paris avait remis en libert� les huit derniers moudjahidin mis en examen et d�tenus provisoirement pour �association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste�. Ils �taient les derniers des cent soixante-cinq personnes rafl�es le 17 juin.

Aux dires de la DST seules vingt-deux personnes int�ressaient les enqu�teurs. Malgr� les d�clarations victorieuses des premiers jours, aucune des charges n�aura tenu la route. Parmi eux, Fatema Hoafar, pourtant r�fugi�e politique en France, �tait sous le coup d'un arr�t� d'expulsion depuis le 17 juillet. Le ministre de l'Int�rieur s��tait m�me fendu d�un communiqu� pour caract�riser cette expulsion de �n�cessit� imp�rieuse pour la s�ret� de l'Etat et la s�curit� publique, et un cas d'urgence absolue�. Il faut dire que la formule �tait n�cessaire pour justifier une telle d�cision frappant un r�fugi� politique. Fatema Hoefar avait alors �t� assign�e � r�sidence � dans un h�tel de La Courtine (Creuse).

Le tribunal administratif a donn� raison aux avocats qui contestaient la d�cision. Non seulement pour leur cliente mais pour le Mouvement des moudjahidin : �Il ne ressort pas du dossier que l'organisation militante des moudjahidin du peuple d'Iran ait eu (...) un comportement, sur le territoire national, de nature � porter atteinte � la s�ret� de l'Etat et � la s�curit� publique�. Et, m�me, les documents produits par le ministre de l'Int�rieur �ne justifient, ni d'ailleurs n'all�guent v�ritablement une participation � des activit�s criminelles sur le territoire national�.

Les cas de trois autres proches des moudjahidin, eux aussi r�fugi�s politiques et frapp�s d'arr�t�s d'expulsion en �urgence absolue�, ont �t� renvoy�s � une audience ult�rieure, et leur avocat, Safouen ben Abdallah, se r�jouit : �Nous sommes tr�s optimistes pour eux aussi.�.

C�est une nouvelle claque pour la justice anti-terroriste et plus particuli�rement pour le juge Brugui�re.

�2003 L'investigateur - tous droits r�serv�s