Astrid Betancourt, s�ur d�Ingrid Betancourt, otage de la gu�rilla depuis plus d'un an, n�en d�mord pas : il ne s�est jamais agi d�une � op�ration mont�e � mais bien d�un avion fr�t� par la France � sa demande pour, �ventuellement, ramener sa s�ur. Or selon un journal br�silien, le quotidien populaire Extra, l�appareil militaire fran�ais qui avait atterri le 9 juillet � Manaus en Amazonie br�silien, pour une "mission humanitaire", devait repartir avec quatre personnes, dont Ingrid Betancourt et le num�ro 2 des Forces arm�es r�volutionnaires de Colombie (FARC), Raul Reyes. Astrid Betancourt a affirm� sur Europe 1 que cet avion n'aurait d� avoir � son bord, outre l'�quipage, que quatre personnes, a dit Astrid Betancourt : "Un pr�tre, le p�re Gonzalo, Ingrid, Clara, une femme �galement otage qui �tait sa directrice de campagne, et moi-m�me.
La gu�rilla, avec qui elle �tait en contact ne lui avait jamais parl� de Raul Reyes. La s�ur d'Ingrid Betancourt a expliqu� que l�avion m�dicalis� �tait arriv� sur sa demande. �Depuis des mois nous avions des rumeurs r�currentes sur le tr�s mauvais �tat de sant� de ma s�ur et j'ai demand� � la France de pouvoir mettre � notre disposition une �quipe m�dicale avec un avion pour pouvoir la (Ingrid) rapatrier � Bogota �.
Le journal br�silien Extra s�est fond� pour �crire son article sur les d�clarations d'un pilote br�silien, Cleiton Taumaturgo, qui a conduit "le 10 juillet dernier quatre agents pr�sum�s des services secrets fran�ais � la localit� de Sao Paulo de Oliven�a, pr�s de la fronti�re avec la Colombie". Ces quatre Fran�ais, selon le pilote, "disaient qu'ils devaient ramener quatre personnes � Manaus sans mentionner de noms"."Selon le pilote, elles (les quatre personnes) devaient sortir de la jungle en venant par le fleuve", a pr�cis� le journal. Toujours selon Extra, "la d�claration (du pilote) renforce la conviction de la Police f�d�rale (br�silienne) qui pense que les Fran�ais ne devaient pas seulement emmener Ingrid Betancourt mais d'autres personnes dont le num�ro 2 des FARC Raul Reyes" qui aurait besoin de soins m�dicaux urgents.
La version d'Extra avait �t� d�mentie vendredi � Bogota, par le mari d'Ingrid Betancourt, Juan Carlos Lecompte.
Elles ont l�avantage de donner une coh�rence aux diff�rents morceaux du puzzle d�voil�s les uns apr�s les autres par les m�dias br�siliens et par le quotidien fran�ais Le Monde.
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