Plus de 1.000 personnes ont probablement �t� victimes d'abus sexuels commis par des membres du clerg� et d'autres dans l'archidioc�se de Boston sur une p�riode de six d�cennies, selon un rapport du procureur g�n�ral du Massachusetts Tom Reilly rendu public mercredi. C�est dire qu�il ne s�agissait pas des cons�quences de pulsions de quelques pr�tres p�d�rastes mais bien d�une tendance g�n�ralis�e du clerg� de Boston.
Ce rapport, fruit d'une enqu�te d'un grand jury sur l'attitude de la hi�rarchie de l'�glise catholique face aux all�gations d'abus sexuels, souligne que l'archidioc�se a re�u les plaintes de 789 victimes pr�sum�es. Cependant, selon le procureur g�n�ral, plus de 1.000 personnes ont probablement �t� victimes de ces abus de 1940 � aujourd'hui, si l'on prend en compte d'autres sources.
Le cardinal Bernard Law, qui a d�missionn� en d�cembre dernier, "porte la responsabilit� supr�me du traitement tragique inflig� aux enfants alors qu'il �tait en fonction", souligne Tom Reilly dans ce rapport de 91 pages, o� il met aussi en cause d'autres membres du clerg� pour n�avoir pas conseill� au cardinal de prendre des mesures destin�es � mettre fin aux abus dont �taient victimes des enfants.
Jugeant que ce scandale mettait en lumi�re une "acceptation institutionnelle des abus", le procureur g�n�ral du Massachusetts a consid�r� que cette affaire atteignait les limites de "l'inimaginable". Il ne devrait cependant pas y avoir de poursuites car les lois pour la protection de l'enfance en vigueur dans les endroits o� les abus ont �t� commis ne l'autoriseraient pas.
On ne voit pas tr�s bien pourquoi Boston formerait une enclave p�dophile dans une Am�rique catholique propre de tout p�ch�. Le chiffre de 1000 est donc vraisemblablement � multiplier par le nombre de dioc�ses am�ricains. L��glise am�ricaine est donc devenue au cours du Xx�me un gigantesque lupanar o� ont �t� broy�es des enfants qui venaient l� en toute confiance. Ces pratiques parfaitement d�gueulasses �taient connus de la hi�rarchie puisque le cardinal Law en profitait. La papaut� ne pouvait ignorer les agissements de ses � ouailles � souvent haut plac�es. Non seulement, le Vatican n�a rien dit. Mais il a couvert. Mais il est vrai qu�il s�est beaucoup dit que Paul VI lui-m�me. R�p�tons-le : le poisson commence toujours par pourrir par la t�te et la queue. C��tait le cas. Il fallait couper les deux.
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