Les caisses de la France sont vides. Et pour les renflouer un seul rem�de : faire des �conomies. Apr�s les intermittents du spectacle et en attendant la S�curit� sociale dont la r�forme est remise pour �viter trop de vagues, le gouvernement a d�cid� de ne plus rembourser quelques dizaines de m�dicaments. Les experts s�accordent � dire que cette �conomie de 50 millions d�euros comptera pour des bricoles face au trou de 9 milliards. Mais enfin, au moins aura-t-on donn� l�impression de faire quelque chose.
Pour faire � peuple � les ministres ont d�nonc� les salaires exorbitants des PDG, � quoi le baron Seill�res, patron des patrons, roi du Medef, a r�torqu� que les soci�t�s octroyaient les salaires qu�elles voulaient � leur dirigeant. Seul probl�me : les patrons g�rent plut�t mal les soci�t�s et licencient des ouvriers. Un ouvrier qui travaille mal est vir� comme un malpropre. Un patron qui fout en l�air sa soci�t� touche des indemnit�s d�empereur cf Jean-Marie Messier.
Du coup, le gouvernement Raffarin nous la joue Thatcher. Il faut tout privatiser pour que �a marche. Entre nous soit dit, en Grande-Bretagne c�est plut�t le contraire qui a �t� d�montr�. Mais qu�importe. Il faut faire quelque chose. La soci�t� des Autoroutes du sud de la France (ASF) a �t� introduite en Bourse depuis mars 2002. Or, pour renflouer les caisses de l��tat, �le gouvernement Raffarin envisage de r�duire la participation des pouvoirs publics de 51 % � 33 % du capital des ASF, c�est-�-dire les privatiser tout en conservant une minorit� de blocage�. 49 % des actions d�ASF, le plus grand r�seau autoroutier de France avec 3 112 km, avaient d�j� �t� vendues par le gouvernement Jospin, ce qui avait rapport� 1,8 milliard d�euro. Aujourd�hui, le gouvernement fran�ais pourrait r�colter 3 milliards d�euros. Une somme qui pourrait plus que doubler avec la privatisation envisag�e de deux autres entreprises : la Soci�t� d�autoroutes du Nord et de l�Est de la France et la Soci�t� d�autoroute Paris-Rhin-Rh�ne. Quand une vieille famille vend les bijoux de famille, c�est mauvais signe. Apr�s il ne restera plus que le Mont-de-pi�t� aussi appel� � Ma Tante �. Ah si ma tante en avait�
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