Alain Jupp� se pr�pare pour son proc�s et se r�jouit de l�emprisonnement de Bov�
Jun 30, 2003
Auteur: L'investigateur

Le pr�sident de l'UMP, Alain Jupp�, encore lui, a d�clar� dans � Le Journal du Dimanche � qu'il se "pr�parait, calmement" � son proc�s dans l'affaire des emplois pr�sum�s fictifs du RPR du 29 septembre au 17 octobre et qu�il approuvait l�emprisonnement de Jos� Bov�

L'ancien Premier ministre est renvoy� devant le tribunal correctionnel de Nanterre pour "prise ill�gale d'int�r�ts par un �lu public dans une affaire dont il assure l'administration ou la surveillance".

Il risque une peine d'emprisonnement pouvant aller jusqu'� cinq ans, 75.000 euros d'amende, mais aussi une peine d'in�ligibilit�.

Ouverte en 1996, cette enqu�te avait mis au jour un syst�me de financement du RPR par la ville de Paris et des entreprises priv�es qui auraient r�gl� ill�galement, entre 1988 et 1995, les salaires de plusieurs dizaines de cadres du parti.

Le pr�sident de la R�publique Jacques Chirac a r�ussi � �chapper � des mises en causes judiciaires connexes � ce dossier gr�ce � l�immunit� li�e � sa charge.

Il s�est par ailleurs d�clar� sid�r� de la pol�mique autour de l'incarc�ration du porte-parole de la Conf�d�ration paysanne Jos� Bov�.

"Voil� quelqu'un qui fait un bras d'honneur � la justice depuis des mois, au su et au vu de tout le monde, et qui se pr�sente maintenant (�) comme une victime", s'indigne le maire de Bordeaux. "Cette affaire me sid�re!"

"Il y a eu une d�cision de justice. Un gouvernement, quel qu'il soit, se doit de l'appliquer. Que dirait-on s'il ne le faisait pas", rench�rit M. Jupp�.

Pour tous ceux qui n�ont pas compris, il n�anticipait pas sur sa propre affaire ou sur celles touchant au Pr�sident de la R�publique. Il parlait bien de Jos� Bov�.

Et de conclure: "Jos� Bov� d�fend une position qui m�rite d�bat, cela ne l'autorise pas � commettre des actions violentes". Il est vrai que Jos� Bov� avait tranch� le coup � trois plants de riz transg�nique. Quelle horreur !

� propos les p�cheurs qui, il y a quelques ann�es, avaient attaqu� � la hache des CRS et les avaient tir�s, � Rennes, � la fus�e de d�tresse, n�ont toujours pas �t� jug�s. Mais il est aussi exact qu�ils appartenaient pour la plupart � des syndicats qui votaient pour l�actuelle majorit�. Ceux-ci expliquant cela. Morale de l�histoire. Un brin de riz fauch� par un paysan de gauche vaut beaucoup plus cher qu�un CRS fauch� par un paysan de droite.

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