Ce nouveau t�moin qui aurait vu Marion
May 27, 2003
Auteur: L'investigateur

Tout v�rifier. Ne rien laisser au hasard. L'affaire Al�gre, et la dimension qu'elle a prise � la suite des d�clarations de deux prostitu�es qui mettent en cause des notables et des �lus de la Ville rose, est trop grave pour que toutes les pistes ne soient pas explor�es. M�me celles qui paraissent les plus improbables.

L'arriv�e d'un nouveau t�moin dans ce volet sulfureux du dossier a donn� lieu, ces derniers jours, � de nombreuses v�rifications de la part des gendarmes de la cellule Homicides 31 et de la section recherches de Toulouse charg�s de l'enqu�te. Djamel, un ancien travesti toulousain, a fait une irruption remarqu�e. Jeudi, devant les cam�ras du journal de TF1, il a affirm� qu'il aurait lui aussi particip� contre son gr� aux soir�es sadomasochistes organis�es dans une maison de No� en compagnie de Patrice Al�gre et de repr�sentants de la bourgeoisie toulousaine au d�but des ann�es 1990. Son t�moignage est �maill� d'�l�ments terribles : des � br�lures de cigarettes � auraient �t� inflig�es aux prostitu�es qui participaient � ces soir�es, il �voque aussi � la mort de certaines participantes �.

Des pellicules photos enterr�es au Cours Dillon � Toulouse?

Djamel a aussi �t� entendu par les gendarmes � deux reprises. Dans ce cadre-l�, il a prononc� un nom, un pr�nom plut�t, celui de Marion, la petite Marion, myst�rieusement disparue � Agen en 1996. Un pr�nom qu'il a � nouveau prononc� hier devant des cam�ras, sur le plateau de France2 cette fois-ci. Apparu � l'�cran avec une parka sur la t�te et la voix maquill�e, il a redit que lors de ces soir�es il aurait vu Marion. Et qu'il lui aurait m�me parl�. � On l'appelait C�cilia, mais elle a pu me dire que son vrai nom �tait Marion. �

Ces d�clarations ont �t� prises avec beaucoup de prudence par les gendarmes.

En outre, Djamel a parl� de photos et de films r�alis�s pendant ces �bats pervers. Hier, les gendarmes se sont rendus � La Rochelle, dans une maison bourgeoise, o� ce t�moin pr�tend avoir cach� des cassettes. Les gendarmes ont fait chou blanc. Il a �galement affirm� que des pellicules photos avaient �t� enterrr�es sur le Cours Dillon de Toulouse. Les gendarmes ont creus� � l'aide d'une pelle m�canique un carr� du cours Dillon. En vain encore.

� Agen, une cellule sp�ciale de la gendarmerie travaille toujours sur la disparition de Marion. Des pistes de ce type, ils en ont d�j� explor� beaucoup. Un bruit de plus ? Djamel, malgr� tout, a aussi avanc� devant les enqu�teurs des �l�ments qui confirmaient ce que les prostitu�es avan�aient par ailleurs. C'est pourquoi, tout doit �tre v�rifi�.

Pour Me Georges Catala, avocat d'une des prostitu�es, de deux choses l'une: � Soit ces d�clarations correspondent � la v�rit� et elle est terrible, d'autant plus pour moi qui suis �galement l'avocat des parents de la petite Marion. Soit ce t�moin est un affabulateur, comme cela arrive souvent dans des affaires retentissantes. Un t�moin qui participerait alors, volontairement ou non, � une entreprise de d�stabilisation de l'enqu�te. �

(source Jean-No�l Gros, la D�p�che)

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