Les avocats de Patrice Alègre ont demandé au procureur général de la cour d'appel de Toulouse, Michel Barrau, le dépaysement de l'ensemble des procédures dans lesquelles leur client est mis en cause.
Les défenseurs de Patrice Alègre affirment avoir pris cette décision "au regard des personnalités toulousaines qui ont exercé des mandats ou qui sont encore en poste dans le ressort de la cour d'appel de Toulouse", l'ancien député-maire de Toulouse Dominique Baudis, l'ancien procureur général Jean Volff, ainsi que l'ancien substitut toulousain Marc Bourragué.
Le nouveau procureur général, Michel Barrau, s'était dit "opposé à un tel projet de dépaysement de ces dossiers" estimant que "tout dépaysement serait contraire à l'avancée de l'enquête à la veille des vacances judiciaires… Ce dépaysement serait d'autant plus inopportun que jusqu'à présent aucun des juges d'instruction concernés n'a manifesté son incapacité à instruire". Le ministre de la justice, Dominique Perben, a lui aussi rejeté à plusieurs reprises un tel dépaysement.
Le dépaysement d'un dossier judiciaire ne peut être décidé que par la Cour de cassation. Les avocats ne peuvent formuler une demande directement à la Cour qu’en invoquant 'une "suspicion légitime" à l'encontre des magistrats toulousains.
Affaire Alègre
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