Affaire Alègre : un nouveau témoin
Jun 6, 2003
Auteur: L'investigateur

Le mystérieux nettoyage effectué dans le bureau du juge Serge Lemoine chargé du dossier Patrice Alègre, était dûe à l’équipe de nettoyage. Donc rien de mystérieux dans le déplacement de quelques dossiers.

À propos du dossier Alègre, le Premier ministre en personne s’inquiéterait quotidiennement de son avancement. À la sortie du conseil des Ministres, Jean-François Copé, le porte-parole du gouvernement, a confirmé que « c'était une affaire importante qui fait évidemment l'objet de l'attention de tout le monde », en refusant de se prononcer sur le fond de l'affaire.

Après avoir désigné l’ex maire de Toulouse Dominique Baudis et le vice-procureur Marc Bourragué, comme commanditaires de l'assassinat du travesti qui voulait les faire chanter, Patrice Alègre a aussi donné une précision sur la relation qui unissait un protagoniste de l'affaire à Fanny, l'ex-prostituée, qui témoigne à charge dans le dossier. A la fin de sa lettre à Karl Zéro, Patrice Alègre laisse clairement entendre qu'un enfant pourrait être né de leur union… On ne sait pas s’il s’agit de la vérité.

Et voilà qu’une troisième prostituée qui a elle aussi témoigné dans le dossier vient de répondre aux questions posées par un journaliste de l'hebdomadaire « Le Point ». Cette jeune femme, prénommée Laurence, explique qu'elle a vécu pendant trois mois avec Patrice Alègre dans une chambre de l'Hôtel de L'Europe. Selon la Dépêche du Midi, c’est donc la preuve que le tueur en série fréquentait bien les abords du quartier Matabiau contrairement à ce que laissaient entendre certains policiers qui expliquent « n'avoir pas connu Alègre dans le secteur ». Laurence revient également sur le rôle d'un policier de la brigade des mœurs déjà cité dans l'instruction en dessinant, elle aussi, le portrait d'un corrompu. Il avait classé l'affaire de mon mac, affirme-t-elle, et en échange il voulait baiser gratis ».

Le témoignage de la prostituée avalise certains aspects de la procédure, en corrige d'autres.Laurence confirme aussi la dépendance d’Alègre à la cocaïne et sa violence, mais elle dit ne rien savoir sur les soirées sadomasochistes, ni sur les personnalités mises en cause. Pour elle, les deux autres anciennes prostituées, Fanny et Patricia « en rajoutent : ça va trop loin, c'est trop ». Mais elle n’en sait pas plus.

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