Réactions après la profanation de la stèle du préfet Erignac
MERCREDI, 6 août 2003
José Rossi, président de I'assemblée de Corse: « La destruction de la stèle érigée à la mémoire du préfet Engnac est un acte odieux et inqualifiable qui donne une nouvelle fois de là Corse une image détestable, associant le primaire au barbare. La condamnation puissante qui s'est exprimée dans l'île est le témoignage de la profonde indignation de la population qui s’était déjà manifestée par un cortège de 40 000 personnes dans les rues d'Ajaccio au lendemain de l'assassinat du 6 février 1998. Au nom de l'assemblée de Corse,je condamne avec force cette atteinte inacceptable aux valeurs essentielles qui sont le fondement d'une société civilisée. Dans cette situation de tension très vive, je lance une nouvelle fois un appel à l'apaisement pour retrouver la voie de la raison. La Corse a besoin aujourd'hui de se reconstruire. Elle ne faut plus attendre. La violence ne règle tien. Elle aggravé la fracture entre la Corse et le continent et fragilise le développement balbutiant de notre île. Ce constat incontournable doit faire désormais l'objet d'une prise de conscience générale pour que le sursaut'de la Corse, tant espéré, devienne enfin une réalité. »

Camille de Rocca Serra, député de Corse-du-Sud : « (...) Avec l'immense majorité de mes compatriotes, je condamne avec la plus extrême fermeté cette action et souhaite que ses auteurs soient au plus tôt identifiés et qu'ils répondent de leur acte devant la justice. Pour l'heure ces profanateurs se
sont eux-mêmes mis au ban de la communauté insulaire. Les valeurs qui fondent l'âme corse sont le respect de l'autre, le respect du sacré et plus encore le respect des morts. »

Paul Giacobbi, député de la Haute-Corse : « De sinistres individus ont brisé la plaque érigée à la mémoire du préfet Claude Erignac. Cet acte inqualifiable porte gravement atteinte à la mémoire de ce représentant de l'Etat lâchement assassiné dans les rues d'Ajaccio et dont la probité et la compétence étaient reconnues par tous.
Ce comportement, contraire à la culture, aux valeurs insulaires ainsi qu'à la simple humanité, ne pourra pas faire oublie lhommage rendu à son préfet par l'immense majorité des Corses qui déferlèrent par dizaines de milliers dans les artères principales des villes de l'île.

M. Paul Natali, sénateur de la Haute-Corse: « Je condamne fermement, au nom des militants de l’UMP et en mon nom personnel, l'acte ignoble et inqualifiable fait à la mémoire du défunt Préfet Claude Erignac.
Par la profanation de sa stèle, sur les lieux même de son assassinat, les auteurs de ces agissements odieux ont porté atteinte à l'un des principes sacres de notre communauté, le respect des morts.
C'est, en effet, la valeur essentielle de notre identité qui vient d'être trahie et j'en suis, profondément choqué et humilié. Aussi, j'ose sincèrement espérer que les auteurs dun tel acte ne sont pas Corses car les Corses ont toujours été respectueux de la mémoire des morts. »

Jean-Claude, Guazzelli : « Je condamne sans appel les mains lâches et imbéciles qui ont profané la plaque apposée à la mémoire de Claude Erignac. Rien ne saurait justifier ce geste inqualifiable. En attentant aux valeurs ancestrales d'une société corse qu'ils déshonorent, ses auteurs attisent les tensions et entretiennent un climat délétère de suspicion et de violence alors que, plus que jamais, la Corse aurait besoin de rassembler sas forces dans un élan salutaire. »

Dossier Erignac

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