Le responsable nationaliste corse François Sargentini, membre de l'exécutif d'Indipendenza, a déclaré dimanche lors des journées internationales de Corte que la destruction de la plaque apposée à Ajaccio à la mémoire du préfet de Corse Claude Erignac était "un acte déplorable" survenu "dans une situation de crise". "Je ne m'en réjouis pas, c'est un acte déplorable, mais qui survient dans une situation de crise et de blocage en Corse", a-t-il dit.
Le porte-parole de Corsica Nazione Jean-Guy Talamoni, interrogé sur Europe 1, a déclaré que son mouvement était "totalement étranger à cet acte".
"Lorsque les nationalistes corses avaient apposé une plaque à la mémoire de Guy Orsoni, un militant assassiné en 1983, c'est la police française qui était venue et avait ôté la plaque", a-t-il ajouté. "Il y a quelques années, la plaque commémorant la bataille de Ponte Novu (victoire de la France contre l'armée corse en 1769, N.D.L.R.) avait été plastiquée par des anti-corses, des barbouzes", a-t-il affirmé
"Ce qu'il faut, c'est créer les conditions politiques pour éviter tout dérapage et toute surenchère, redynamiser le processus pour que les gens aient une perspective", a-t-il poursuivi.
Dossier Erignac
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