Ibon Fernadez Iradi, aussi appel� Susper, et consid�r� comme le chef de l'organisation s�paratiste basque ETA, a �t� arr�t� jeudi soir � Mont-de-Marsan dans les Landes � l'issue de pr�s d'un an de cavale. D�j� interpell� par la police fran�aise le 22 d�cembre 2002, il �tait parvenu, en garde-�-vue, � s��vader d�un commissariat en se glissant par une lucarne de sa cellule du commissariat de Bayonne,
Cette invraisemblable �vasion, le 22 d�cembre 2002, moins de trois jours apr�s son interpellation, avait provoqu� la consternation et la col�re des enqu�teurs sp�cialis�s dans les affaires basques. Trois fonctionnaires, dont un commissaire, avaient �t� suspendus apr�s cette affaire.
� l��poque, le militant avait �t� interpell� dans les Landes avec sa compagne et plac� en garde-�-vue au commissariat de Bayonne, dans une cellule d�pourvue de vid�osurveillance. Mince et agile, il avait r�ussi � se faufiler par une lucarne d'a�ration et � prendre la fuite.
Sa disparition n'avait �t� constat�e que six heures plus tard, une mission de l'Inspection g�n�rale de la police nationale relevant "de tr�s graves n�gligences".
Soup�onn� par les autorit�s espagnoles de 18 attentats, dont 4 assassinats, il �tait, depuis cette �vasion, le fugitif le plus recherch� des deux c�t�s des Pyr�n�es.
En France, il est suspect� d'avoir gri�vement bless� un gendarme le 28 novembre 2001 pour �chapper � un contr�le routier.
Une liste trouv�e en sa possession lors de sa premi�re interpellation a conduit � "plus de 80 interpellations" en France et en Espagne, selon la police.
Ce sont des riverains intrigu�s par des all�es et venues aux abords d'un parking de Mont-de-Marsan qui ont alert�, il y a une semaine et demie, les enqu�teurs de la police judiciaire.
La PJ a alors mis en place un dispositif autour du parking et s'est aper�ue que les v�hicules qui y stationnaient �taient �quip�s de fausses plaques d'immatriculation.
C�est alors que les policiers ont reconnu Ibon Fernandez Iradi dit Susper. Apr�s plusieurs jours de planque, la Division nationale antiterroriste (Dnat) et la police judiciaire bayonnaise l'ont arr�t� jeudi, vers 18 h 30 en compagnie d'un jeune Espagnol, Patxi Abad Urquijo, 22 ans, qui lui servait de garde du corps. L'op�ration a mobilis� une cinquantaine de policiers.
Les deux hommes r�sidaient dans une villa du centre de Mont-de-Marsan o� une Fran�aise de 22 ans, Aldana Garazi Barrena, qui servait de relais pour la vie clandestine (location, ravitaillement, etc.) a �t� interpell�e apr�s eux.
Les policiers ont saisi dans la villa plusieurs dizaines d'armes, dont des armes de guerre dont un fusil-mitrailleur et des dispositifs de mise � feu. Ils ont aussi saisi un ordinateur et des CD-ROM., et plusieurs dizaines de milliers d'euros, a indiqu� vendredi la direction r�gionale de la police judiciaire (DRPJ) � Bordeaux.
Ils ont aussi mis la main sur des faux documents d'identit� et des "documents cod�s", r�dig�s en basque, selon la DRPJ.
Le trio a d'abord �t� plac� en garde-�-vue � Mont-de-Marsan, avant d'�tre transf�r� vendredi au commissariat de police de Bordeaux, plac�e sous-haute surveillance. Susper devrait �tre transf�r� � Paris samedi ou dimanche. L'Espagne compte demander son extradition la semaine prochaine.
Susper, sous le coup d'un mandat d'arr�t international, est suspect� par Madrid d'avoir particip� � 18 attentats, dont les assassinats de l'ancien pr�fet Juan Maria Jauregui, du dirigeant du patronat basque Jos� Maria Korta, d'un responsable de la police basque Mikel Uribe et du directeur financier du journal Diario Vasco Santiago Oleaga.
Lors d'un d�placement dans la Creuse, le ministre de l'Int�rieur Nicolas Sarkozy a tir� "un grand coup de chapeau � la police fran�aise" pour cette arrestation.
Il occupait un appartement de Bayonne avec un Espagnol de 22 ans et une Fran�aise du m�me �ge. Les policiers ont d�couvert cinq armes de poing
Susper a �t� transf�r� sur Paris ce week-end pour �tre entendu par la juge antiterroriste Laurence Le Vert avant d'�tre plac� en d�tention.
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