Le 18 d�cembre, le d�partement d'�tat a rendu public son cinqui�me rapport annuel sur la libert� religieuse dans le monde dans lequel est examin� le degr� de libert� dans ce domaine dans 192 pays et r�gions.
Soulignant le vif attachement que porte le pr�sident George Bush, le grand timonier des �tats-Unis dans le monde, � la libert� de religion, le rapport souligne dans son r�sum� que "la libert� religieuse est un �l�ment essentiel des efforts que les �tats-Unis d�ploient en vue de garantir la s�curit�, de prot�ger la stabilit� et d'encourager la libert�".
Dans un langage qui ressemble � celui d�une secte ou d�un pr�dicateur, il affirme en outre que la libert� de religion est une valeur universelle qui ne se limite pas � une r�gion ou � une religion quelconque, mais qui est reconnue par le droit international et affirm�e par de nombreuses religions pratiqu�es de par le monde.
Dans l'introduction qu'il a �crite pour le rapport, l'ambassadeur pour la libert� religieuse dans le monde, John Hanford, cite encore le pr�sident Bush en la mati�re. Cette libert�, selon M. Bush, est "la premi�re libert� de l'�me humaine. C'est le droit de prononcer les mots que Dieu a plac�s dans notre bouche. Nous devons d�fendre cette libert� dans notre pays. Nous devons faire valoir cette libert� dans le monde."
"Une grande partie des peuples du monde vit dans des pays o� le droit � la libert� religieuse est restreint ou interdit", souligne le r�sum�, donnant des exemples des obstacles auxquels la libert� de religion se heurte dans le monde, et pr�cisant que des r�gimes totalitaires utilisent leur pouvoir pour contr�ler les croyances et les pratiques religieuses.
La Cor�e du Nord est l'un de ces pays. Le gouvernement y interdit toutes activit�s religieuses autres que celles men�es par des groupes de confessions officiellement reconnues par le gouvernement, des groupes qu'il contr�le. "Des membres d'�glises clandestines ont �t� battus, arr�t�s, tortur�s et tu�s � cause de leurs croyances", pr�cise le rapport.
Le rapport aborde aussi le sujet de l'hostilit� manifest�e par certains gouvernements � l'�gard de religions minoritaires ou de religions non homologu�es. Le Soudan, indique le rapport, "a poursuivi sa politique qui consiste � consid�rer les non-musulmans comme des citoyens de seconde classe".
Il fait �tat des nettes am�liorations constat�es en mati�re de libert� religieuse et fait remarquer qu'au Kazakhstan, par exemple, le harc�lement et les actions en justice de la part des responsables locaux qui ciblent des groupes confessionnels tels que les t�moins de J�hovah et les Baptistes ont diminu�.
Le rapport est � la fois un outil visant la diffusion d'informations et un plan d'action en mati�re de libert� religieuse dans le monde et son r�sum� pr�cise que "la promotion de la libert� de religion est un objectif central de la politique �trang�re des �tats-Unis et les responsables am�ricains aux quatre coins du monde jouent un r�le actif � cette fin". Le r�le que joue le gouvernement des �tats-Unis afin de promouvoir la libert� de religion en Europe orientale, en Asie et au Moyen-Orient y est d�taill�.
"Prot�ger la libert� de religion, c'est aussi prot�ger les droits propres � l'�tre humain", a soulign� M. Hanford, ajoutant : "La d�termination du gouvernement des �tats-Unis � venir en aide aux pers�cut�s et � parler au nom de ceux que leur gouvernement veut r�duire au silence ne fl�chira pas."
Le r�sum� du Rapport 2003 sur la libert� religieuse dans le monde
La libert� religieuse, qui est une des valeurs fondamentales am�ricaines et un des fondements de la d�mocratie, constitue un des grands principes de la politique �trang�re des �tats-Unis. Comme le pr�sident Bush l'a affirm� � de multiples reprises, la libert� religieuse est un �l�ment essentiel des efforts que les �tats-Unis d�ploient en vue de garantir la s�curit�, de prot�ger la stabilit� et d'encourager la libert�. La libert� religieuse renforce le d�veloppement de la soci�t� civile et att�nue l'attrait de l'extr�misme religieux et du terrorisme fond� sur la religion. En outre, elle est une valeur universelle, qui ne se limite pas � une r�gion ou � une religion, mais qui est reconnue par le droit international et par de nombreuses confessions dans le monde entier.
La D�claration universelle des droits de l'homme, que l'Assembl�e g�n�rale de l'Organisation des Nations unies a adopt�e en 1948, affirme "la dignit� inh�rente � tous les membres de la famille humaine et (...) leurs droits �gaux et inali�nables" et souligne que "la m�connaissance et le m�pris des droits de l'homme ont conduit � des actes de barbarie qui r�voltent la conscience de l'humanit�". Elle proclame que la plus haute aspiration de l'homme est l'av�nement d'un monde o� les �tres humains seront libres de parler et de croire. Selon son article 18, "toute personne a droit � la libert� de pens�e, de conscience et de religion ; ce droit implique la libert� de changer de religion ou de conviction ainsi que la libert� de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en priv�, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites".
La D�claration universelle des droits de l'homme a influenc� d'autres accords internationaux qui obligent les �tats � respecter la libert� religieuse, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et la D�claration sur l'�limination de toutes les formes d'intol�rance et de discrimination fond�es sur la religion ou la conviction. Presque tous les �tats se sont engag�s en adh�rant � ces accords � prot�ger le droit � la libert� religieuse pour tous ceux qui vivent sur leur territoire.
Malgr� ces instruments internationaux qui sont largement reconnus, une grande partie de la population mondiale vit dans des pays qui restreignent ou interdisent la libert� religieuse. Des millions de personnes vivent dans des pays dot�s d'un r�gime totalitaire ou autoritaire r�solu � contr�ler les croyances et les pratiques religieuses. Certains �tats sont hostiles aux religions minoritaires ou non approuv�es, tandis que d'autres tol�rent, et par voie de cons�quence encouragent, la pers�cution ou la discrimination. D'autres �tats encore, y compris des �tats d�mocratiques bien �tablis et d'autres plus r�cents, ont adopt� des lois ou une politique discriminatoire qui donnent la pr�f�rence � certaines religions.
Certains �tats imposent aux groupes religieux l'obligation injustifi�e et pesante de s'inscrire et leur interdisent de se r�unir, d'accomplir leurs rites ou toute autre activit� religieuse �l�mentaire tant qu'ils ne sont pas inscrits. Cette obligation fait l'objet d'abus de la part d'administrations locales, m�me dans les cas o� le gouvernement central l'a con�ue pour �tre appliqu�e d'une mani�re non discriminatoire. La pr�occupation l�gitime au sujet des activit�s destructives et illicites d'un petit nombre de membres d'un groupe religieux ne devrait pas servir de pr�texte pour exercer une discrimination � l'�gard des autres membres pacifiques et non destructeurs de ce m�me groupe ou pour les stigmatiser.
C'est l� un probl�me particulier dans certains pays d'Asie centrale, d'Asie de l'Est et du Moyen-Orient qui restreignent fortement la libert� religieuse en d�finissant �troitement les pratiques religieuses qui sont acceptables et qui sont officiellement reconnues. En outre, certains �tats d�mocratiques occidentaux ont adopt� une politique qui a pour effet de stigmatiser des religions minoritaires en les qualifiant de "sectes" ou de "cultes" dangereux. C'est aussi un probl�me parce que certains pays d'Asie centrale et d'autres parties du monde font valoir qu'ils ont pris mod�le sur les lois contre les cultes de l'Europe de l'Ouest pour �laborer leurs lois tr�s restrictives et r�pressives en mati�re d'inscription.
En analysant l'�tat de la libert� religieuse dans des pays du monde entier, le pr�sent rapport cherche � documenter les effets de l'histoire, de la culture et des traditions. Une religion donn�e peut avoir domin� la vie d'un pays pendant des si�cles et rendre ainsi plus difficile l'acceptation de nouvelles religions qui cr�ent des difficult�s sur les plans tant culturels que th�ologique. Toutefois, les traditions et la culture ne devraient pas servir de pr�texte � l'adoption de lois ou d'une politique qui restreignent des croyances religieuses v�ritables ou leur manifestation l�gitime.
Le gouvernement des �tats-Unis continue de beaucoup s'inqui�ter de la discrimination et de la violence dont sont victimes des personnes appartenant � des groupes religieux ou ethniques. La discrimination et la violence exerc�es � l'encontre de toute personne pacifique qui pratique une religion violent la D�claration universelle des droits de l'homme et les autres accords internationaux qui constituent le fondement de notre plaidoyer en faveur de la libert� religieuse dans le monde.
L'antis�mitisme, par exemple, se traduit tant par la discrimination religieuse que par la discrimination ethnique, et il continue d'�tre un probl�me de grande importance pour le gouvernement des �tats-Unis et pour la communaut� internationale. Le rapport de cette ann�e montre une mont�e inqui�tante de l'antis�mitisme dans plusieurs pays europ�ens. La conf�rence sur l'antis�mitisme que l'Organisation de la s�curit� et de la coop�ration en Europe a tenue en juin � Vienne a reconnu que l'antis�mitisme constituait une question relative aux droits de l'homme.
Il convient de mesurer en d�finitive la politique et les pratiques de chaque pays en mati�re de libert� religieuse en fonction des normes internationales. Les �tats-Unis reconnaissent leur propre responsabilit� en ce qui concerne ces normes dans la garantie et la protection de la libert� religieuse. Le 18 d�cembre, M. Richard Armitage, secr�taire d'�tat adjoint, a annonc� la publication du cinqui�me rapport annuel sur la libert� religieuse dans le monde. La transcription de sa d�claration.
� Aujourd'hui, le d�partement d'�tat a publi� son cinqui�me rapport annuel sur la libert� religieuse dans le monde. Cette publication para�t � un moment opportun, car pour de nombreux Am�ricains, la foi est en leur C�ur en ce moment. Dans quelques jours ils f�teront Hanukkah, No�l et Kwanzaa.
D'autres Am�ricains ont c�l�br� le Ramadan le mois dernier et Duwali le mois pr�c�dent. Mais, quelle que soit leur foi, tous les Am�ricains sont unis derri�re la libert� de religion. En v�rit�, cette libert� de religion est une source importante de force pour la nation et un principe fondamental. C'est le premier droit du Premier Amendement. C'est aussi un pilier central de la politique �trang�re des �tats-Unis et un �l�ment important de la mission du d�partement d'�tat.
Il est �vident que des milliers d'Am�ricains ne passeront pas les f�tes chez eux cette ann�e. Ils seront en Afghanistan ou bien en Irak, participant aussi bien � des missions militaires qu'� des efforts de reconstruction. Mais d'une certaine fa�on, ces hommes et ces femmes vivent peut-�tre leur propre saison de foi. Apr�s tout, le caract�re urgent de la libert� religieuse est absolument manifeste en Afghanistan et en Irak. Nous le constatons sur le visage des gens brutalis�s et terroris�s par l'extr�me intol�rance des talibans, et nous le constatons dans les charniers des chites massacr�s tout simplement pour avoir pratiqu� leur religion.
Il s'agit donc l� d'un sujet important et, estimons-nous, d'un important rapport. C'est un honneur pour moi d'�tre ici aujourd'hui afin de le rendre public.
Bien que la libert� de religion soit un droit universel, reconnu par le droit international et par les traditions religieuses dans le monde entier, des millions de personnes dans une foule de pays ne b�n�ficient pas de ce droit et ce rapport raconte leur histoire.
Vous trouverez dans ces pages des pays qui ont recours � des moyens r�pressifs et brutaux afin de contr�ler les croyances et les pratiques religieuses. Vous en trouverez d'autres qui sont hostiles aux religions minoritaires, dites "inf�rieures", des pays qui tol�rent ou encouragent activement la pers�cution et la discrimination. Vous trouverez aussi des pays qui ont adopt� des lois ou une politique qui accordent des pr�f�rences � des religions sp�cifiques par rapport aux autres.
Ces nations couvrent un �ventail qui va des r�gimes totalitaires aux d�mocraties prosp�res, dans des pays situ�s dans tous les continents, des r�gions qui vont du Moyen-Orient au C�ur de l'Europe.
En publiant ce rapport, nous avons pour objectif de focaliser l'attention sur le sort des gens qui sont pers�cut�s simplement � cause de la pratique pacifique de leurs croyances religieuses et de donner une ressource en vue de l'action, tant pour les �tats-Unis que pour la communaut� internationale.
Avant de donner la parole � l'ambassadeur Hanford, je tiens � rendre hommage � tous ceux qui ont travaill� d'arrache-pied pour donner corps � ce document. Des centaines de diplomates et de fonctionnaires attach�s au d�partement d'�tat ont, aux quatre coins du monde, pass� des heures innombrables � rechercher, v�rifier et rapporter ces informations et je veux les remercier au nom du secr�taire d'�tat Colin Powell pour leur attachement � la libert�, � la libert� de religion.
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