La prix Nobel a d�fendu un point de vue qui m�rite d��tre entendu. "S'il y a une loi, cela va seulement profiter aux fondamentalistes. Plus les jeunes filles sont �duqu�es, plus elles vont � l'�cole, plus elles seront �mancip�es", a-t-elle d�clar� en marge d'une r�ception donn�e en son honneur � la Cour de cassation.
Ecarter de l'�cole les jeunes filles qui portent le voile n'en fera que de "meilleures proies pour les fondamentalistes", a-t-elle indiqu� � deux journalistes qui l'interrogeaient. "La seule fa�on de lutter contre le fondamentalisme, c'est le savoir, la culture et l'instruction", a ajout� l'avocate iranienne.
"Si les droits de l'Homme sont oubli�s par les pays d�mocratiques au nom de la lutte contre le terrorisme, cela apportera de l'eau au moulin des adversaires des droits de l'Homme dont nous connaissons le nom", a indiqu� Mme Ebadi lors de son discours de r�ception � la Cour de cassation, plus haute instance judiciaire fran�aise.
Ancienne juge destitu�e par le r�gime des mollahs, Shirin Ebadi a rendu hommage � la France "berceau de la civilisation et de la d�mocratie" et souhait� que la France garde son "r�le de soutien" aupr�s des "peuples qui combattent pour la d�mocratie".
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