Le 9 d�cembre, s�est ouvert le Troisi�me Forum de la coop�ration commerciale et �conomique entre les �tats-Unis et l'Afrique subsaharienne.
Apr�s avoir remerci� les �tats-Unis au nom de tous les Africains pour avoir promulgu� une loi commerciale au caract�re "historique", M. Cuttaree a expliqu� aux participants au forum rassembl�s dans l'auditorium Loy Henderson du d�partement d'�tat, que l'AGOA avait appuy� la cr�ation d'emplois au Lesotho, au Swaziland, au S�n�gal, en Ouganda et au Mozambique, permettant � de nombreuses familles de relever leur niveau de vie et d'avoir plus d'espoirs en l'avenir.
"L'augmentation des �changes s'est accompagn�e d'une am�lioration de l'infrastructure portuaire, a�roportuaire et routi�re. Ces am�liorations ont non seulement cr�� des emplois, mais elles ont aussi ouvert nos pays d'Afrique au tourisme, au mouvement et au d�veloppement", a-t-il d�clar�.
Etant donn� que Maurice avait organis� le Deuxi�me Forum de la coop�ration commerciale et �conomique entre les �tats-Unis et l'Afrique subsaharienne en janvier 2003, on avait demand� � M. Cuttaree d'ouvrir le Troisi�me Forum aux c�t�s du secr�taire d'�tat, M. Colin Powell.
Le 9 d�cembre, le ministre mauricien de l'industrie et du commerce international, M. Jayen Cuttaree, et le secr�taire d'�tat des �tats-Unis, M. Colin Powell, ont donc ouvert le Troisi�me Forum de l'AGOA au d�partement d'�tat.
Dans son allocution d'ouverture, M. Powell a soulign� le point de vue du pr�sident Bush selon lequel la loi sur la croissance et les possibilit�s �conomiques en Afrique (AGOA) constituait l'un des piliers de la strat�gie des �tats-Unis en faveur du d�veloppement de ce continent, et qu'� ce titre, elle m�ritait d'�tre prorog�e au-del� de 2008.
"Le pr�sident Bush consid�re que la loi sur la croissance et les possibilit�s �conomiques en Afrique (AGOA) constitue un �l�ment essentiel de nos efforts visant � relever les d�fis du march� de l'Afrique subsaharienne", a d�clar� le secr�taire d'�tat.
"Le pr�sident Bush a donc demand� au Congr�s de proroger l'AGOA au-del� de 2008. Cette prorogation, qui portera le nom d'AGOA III, donnera aux entreprises la confiance n�cessaire pour faire des investissements � long terme dans les pays africains."
M. Powell a fait observer qu'en supprimant les obstacles qui entravaient l'acc�s au march� des �tats-Unis, l'AGOA pouvait avoir une grande incidence sur la vie de millions d'hommes, de femmes et d'enfants dans tout le continent africain.
Le secr�taire d'�tat a fourni plusieurs exemples � l'appui de ses d�clarations. C'est ainsi, a-t-il dit, qu'en Tanzanie, le chiffre d'affaires d'une petite entreprise d'artisanat a fortement augment� gr�ce � l'AGOA. Avant l'entr�e en vigueur de cette loi, cette soci�t� employait 25 personnes, et ses exportations aux �tats-Unis repr�sentaient 20.000 dollars par an. Maintenant, elle compte 100 salari�s de plus, des femmes pour la plupart, et ses exportations aux �tats-Unis ont d�cupl�.
M. Powell a fait observer en outre que l'AGOA avait augment� non seulement les �changes commerciaux entre les �tats-Unis et l'Afrique, mais �galement le commerce et les investissements entre les �tats africains eux-m�mes.
Lors de son discours liminaire, le ministre mauricien, M. Cuttaree, dont le pays avait accueilli le Deuxi�me Forum de l'AGOA en janvier 2003, a affirm� que les avantages de l'AGOA �taient �vidents pour tous.
"Les cr�ations d'emplois au Lesotho, au Swaziland, au S�n�gal, en Ouganda et au Mozambique ont permis aux familles de relever leur niveau de vie et d'envisager un avenir plus s�r et plus confortable. La multiplication des �changes a entra�n� dans la foul�e une am�lioration des infrastructures des ports maritimes, des a�roports et des grandes routes. Ces am�liorations n'ont pas apport� seulement des emplois. Elles ont aussi ouvert les pays africains au voyage, au mouvement et au d�veloppement."
Les possibilit�s offertes par un acc�s plus facile aux march�s des �tats-Unis ont attir� des investissements �trangers directs dans des pays o� la pauvret� et l'endettement sont la norme, a affirm� M. Cuttaree. "L'accroissement des investissements a apport� des devises �trang�res dont les pays africains ont besoin pour planifier concr�tement leur d�veloppement durable."
"Mais par dessus tout, l'AGOA a donn� espoir aux Africains. Le pessimisme et le d�sespoir traditionnellement associ�s avec l'Afrique sont remplac�s par une atmosph�re plus positive et une pens�e cr�atrice. Qu'il s'agisse de Mercedes et de BMW fabriqu�es en Afrique du Sud, de v�tements cr��s au Lesotho et au Swaziland, ou d'objets artisanaux du Ghana, du Kenya et de Madagascar, cette ouverture des pays africains, tant au niveau des secteurs public que priv�, est en train d'engendrer une nouvelle vague de changement sur notre continent."
La loi sur la croissance et les possibilit�s �conomiques en Afrique (AGOA) constitue maintenant, du fait de ses bons r�sultats, la "pierre angulaire" des relations commerciales entre les �tats-Unis et l'Afrique, a d�clar� le pr�sident de l'association "Corporate Council on Africa" (CCA), le 8 d�cembre, � l'occasion du Troisi�me Forum de la coop�ration commerciale et �conomique entre les �tats-Unis et l'Afrique subsaharienne.
Au cours des 9 premiers mois de 2003, les �changes commerciaux qui ont eu lieu dans le cadre de l'AGOA ont atteint plus de 10,2 milliards de dollars, soit une augmentation de 59 % par rapport � la m�me p�riode l'ann�e pr�c�dente. "Les capitaux importants investis en Afrique sont � la base de cette augmentation et sont essentiels � la croissance durable de l'�conomie des pays africains", a-t-il indiqu� � un auditoire compos� de ministres, d'ambassadeurs et de dirigeants d'entreprise.
La croissance suscit�e par les exportations est en effet le moteur du d�veloppement �conomique dans la plupart des pays, a-t-il dit en citant � titre d'illustration le taux de croissance �lev� enregistr� depuis la Seconde Guerre mondiale par les pays d'Asie du Sud-Est, o� l'�conomie de march�, le libre-�change et l'esprit d'entreprise ont contribu� � am�liorer consid�rablement le niveau de vie de la population.
"L'AGOA fournit maintenant � l'Afrique diverses possibilit�s de croissance et d'int�gration � l'�conomie mondiale, d'une mani�re semblable � ce qui s'est pass� en Asie, mais aussi d'une mani�re propre � l'Afrique", a-t-il dit.
Les bons r�sultats obtenus depuis l'entr�e en vigueur de l'AGOA il y a trois ans t�moignent de son utilit�. A cet �gard, M. Hayes a cit� l'exemple du Lesotho, qui avait export� au cours des 12 derniers mois des v�tements et d'autres produits d'une valeur de 300 millions de dollars dans le cadre de l'AGOA.
Au Kenya, a-t-il dit, cette loi a permis de cr�er plus de 21.000 emplois. Au Ghana, on observe la construction d'usines textiles et l'exportation d'ananas aux �tats-Unis.
En Afrique du Sud, le gouvernement a signal� la cr�ation gr�ce � l'AGOA de 90.000 emplois. La vente aux �tats-Unis d'automobiles Mercedes-Benz fabriqu�es en Afrique du Sud a augment� au cours des 3 derni�res ann�es.
S'il est clair que des Am�ricains et des Africains profitent de la mise en �uvre de cette loi, il est tout aussi clair que leur nombre pourrait �tre encore plus important. "A mon avis, a-t-il dit, la plupart des pays africains et la plupart de leurs habitants n'ont pas encore retir� tous les avantages de l'AGOA."
C'est pourquoi le "Corporate Council on Africa", qui regroupe les soci�t�s am�ricaines implant�es en Afrique, est tr�s en faveur de la prorogation et de l'�largissement de l'AGOA, a-t-il d�clar� en ajoutant que le texte de loi (AGOA III) d�pos� r�cemment � cet effet � la Chambre des repr�sentants et au S�nat donnait lieu � son association de se r�jouir.
Si l'on veut que l'AGOA ait des effets de grande ampleur, il est n�cessaire de faire beaucoup plus pour renforcer les partenariats dans le domaine �conomique. "L'AGOA n'est pas suffisant (...) Il nous faut faire davantage, non seulement pour l'Afrique, mais aussi pour notre propre d�veloppement �conomique."
Aux �tats-Unis, tous les Am�ricains doivent prendre conscience du fait que le dynamisme �conomique des pays africains est n�cessaire pour accro�tre le dynamisme �conomique de leur pays. "Lorsque nous nous rendrons compte dans quelle mesure nos liens peuvent �tre �troits, alors nous deviendrons de v�ritables partenaires. Ce n'est pas encore pour aujourd'hui."
Il convient de renforcer les relations commerciales entre les �tats-Unis et l'Afrique au fur et � mesure, et c'est l� le but de mesures telles que l'AGOA III, a-t-il dit. Ce texte de loi pr�voit la prorogation de la loi adopt�e en mai 2000 et vise � autoriser l'importation aux �tats-Unis de plus grandes quantit�s de fruits et de l�gumes en provenance d'Afrique, ce qui est important, selon M. Haynes, car tous les pays africains ne peuvent pas exporter des textiles et des v�tements.
"En revanche, a-t-il indiqu�, tout pays africain et la plupart de ses habitants peuvent b�n�ficier de l'ouverture de notre march� � leurs produits agricoles si elle a lieu de mani�re transparente. Quelque 85 % des Africains travaillent dans le secteur agricole. Si l'Europe peut importer sans effet pr�judiciable des produits agricoles africains (...) pourquoi les �tats-Unis ne peuvent-ils pas ouvrir leur march� de la m�me mani�re ou d'une mani�re encore plus �quitable que l'Europe ? Je pense que nous le pouvons."
Il est n�cessaire d'augmenter encore davantage les �changes commerciaux entre les �tats-Unis et l'Afrique, en particulier dans les secteurs sur lesquels porte l'AGOA III, tels que l'agroalimentaire, l'artisanat et les petites entreprises. "Par rapport aux textiles et aux v�tements, ces secteurs ont enregistr� jusqu'ici des r�sultats bien moins consid�rables dans le cadre de l'AGOA. Nous sommes toutefois convaincus que ces secteurs peuvent r�volutionner (...) les �changes entre les �tats-Unis et l'Afrique (...) et qu'ils fourniront � long terme des avantages �conomiques plus stables pour tous les int�ress�s."
Citant � nouveau l'exemple de l'Asie o� les investissements et les capitaux �trangers ont contribu� � acc�l�rer la croissance �conomique, M. Hayes a d�clar� qu'il fallait faire davantage dans ce domaine en Afrique. L'accroissement des apports de capitaux doit aller de pair avec l'application de l'AGOA, a-t-il dit en ajoutant que le CCA allait organiser � cet effet un colloque sur l'augmentation des apports de capitaux en Afrique en f�vrier 2004.
M. Hayes a invit� les dirigeants africains � prendre des mesures importantes en vue d'attirer les capitaux am�ricains qui �taient essentiels � la relance de leur �conomie. Par ailleurs, a-t-il dit, "des probl�mes tels qu'un appareil judiciaire peu satisfaisant, une politique macro�conomique peu judicieuse et instable et les conflits dissuadent souvent les investisseurs" et limitent ainsi toutes les formes de d�veloppement.
En conclusion, M. Hayes a d�clar� que les �tats africains ne parviendraient � un d�veloppement durable que lorsque les gouvernements de ces pays renonceraient � suivre une mauvaise politique �conomique et mettraient en pratique le principe de la bonne gestion des affaires publiques.
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