L'Ouganda, futur p�le africain de d�veloppement des services informatiques
Nov 8, 2003
Au moment du g�nocide des Tutsis par les Hutus, les �tats-Unis conseillaient et finan�aient les pays de la r�gion d�Afrique d�origine Tutsis comme l�Ouganda. Aujourd�hui les �tats-Unis poursuivent cette conqu�te de l�Afrique. Ils ont choisi l�Ouganda au d�triment de l�Afrique du Sud.

Dans le domaine des techniques de l'information, la coop�ration entre le gouvernement et le secteur priv� des �tats-Unis et de l'Ouganda entend permettre au pr�sident Yoweri Museveni � faire de son pays un centre r�gional de d�veloppement du march� des services informatiques en Afrique subsaharienne.

Le pr�sident Museveni et Andrew Natsios, l'administrateur de l'Agence des �tats-Unis pour le d�veloppement international (USAID), ont illustr� cette coop�ration en signant, le 5 novembre, deux accords de partenariat avec Cisco Systems et l'EDS Corporation. Ces accords portent sur 14,3 millions de dollars et comprennent la cr�ation de dix Acad�mies informatiques au sein des universit�s ougandaises. Ils sont partiellement financ�s par le truchement de l'initiative Leland, un programme mis en �uvre par le gouvernement des �tats-Unis afin de faciliter la connexion des pays africains � Internet.

M. Natsios a fait l'�loge de ces efforts collectifs : "Ainsi s'ouvre un nouveau chapitre d'une alliance couronn�e de succ�s dans le cadre de laquelle, depuis 1996, l'USAID a d�caiss� 75 millions de dollars afin de d�velopper le secteur africain des t�l�communications, en grande partie gr�ce aux partenariats, comme celui que nous f�tons aujourd'hui, mis en �uvre par le truchement de l'initiative Leland."

Ces accords, a-t-il ajout�, sont �galement "un t�moignage de la direction �clair�e du pr�sident Museveni (...) et le reflet des connaissances techniques dont a fait preuve l'universit� Makerere".

Cela pourrait avoir un impact consid�rable sur l'�conomie de l'Ouganda et de la r�gion. Dans un r�cent communiqu� de presse, l'USAID affirme d'ailleurs : "Cette alliance novatrice (...) est en train de jeter les fondations du d�veloppement d'une main-d'�uvre form�e aux techniques de l'information sur laquelle pourra s'appuyer un secteur priv� florissant en Ouganda."

Cisco, une entreprise de cr�ation de logiciels, s'associera avec EDS, sp�cialiste de la formation informatique, afin d'�tablir dix acad�mies qui offriront des cycles de formation et de certification dans les domaines de la gestion de r�seaux, des �l�ments fondamentaux des techniques de l'information, des langages de programmation et de la cablodistribution de donn�es.

Le choix de l'Ouganda pour cette entreprise est logique, est-il affirm� dans le communiqu�, parce que ce pays est le fer de lance de l'am�lioration des t�l�communications en Afrique.

Le pr�sident Museveni, qui �tait aux �tats-Unis afin de promouvoir les investissements dans son pays, a interrompu sa tourn�e pour signer ces accords. "Cela fait maintenant des ann�es que nous coop�rons avec l'USAID", a-t-il d�clar� � cette occasion.

L'ambassadrice Edith Ssempala, qui repr�sente l'Ouganda � Washington depuis sept ans, a expliqu� au journaliste du "Washington File" que le pr�sident Museveni �tait venu aux �tats-Unis essentiellement pour "promouvoir le secteur touristique" et d'autres possibilit�s d'investissements en Ouganda.

Comme on lui demandait comment elle envisageait le r�le du secteur priv� dans le d�veloppement de l'Ouganda, elle a r�pondu : "Nous croyons que c'est le r�el moteur du changement. En Afrique, il a �t� le maillon manquant de la cha�ne, et c'est pourquoi nous en avons fait l'�l�ment central de nos partenariats de d�veloppement."

Selon elle, le message que l'Ouganda souhaite transmettre aux investisseurs am�ricains est le suivant : "L'Ouganda est un pays qui offre de multiples d�bouch�s aux investisseurs, un pays o� ils peuvent gagner de l'argent - le rendement sur les investissements est de 30 %. De plus, l'Ouganda et les Ougandais en profiteront �galement. Nous sommes pr�ts ; notre climat des investissements est propice, et les rendements sont bons."

"De plus, songez que lorsque vous investissez en Ouganda, il ne s'agit pas seulement d'un march� de 24 millions de consommateurs. C'est une porte ouverte sur le march� de 100 millions de personnes de la communaut� est-africaine. C'est donc une chance �norme pour les Am�ricains - et nous les attendons � bras ouverts !"

La p�n�tration am�ricaine se fait toujours plus sentir en Afrique o� les vieilles puissances europ�ennes connaissent un recul r�el.

Le 5 novembre, le pr�sident George Bush et son homologue Joseph Kabila, de la R�publique d�mocratique du Congo, se sont entretenus � la Maison-Blanche. C'�tait leur quatri�me rencontre en trois ans. Cette fois-ci, il s'agissait de discuter de la pand�mie de VIH/sida et de la guerre contre le terrorisme, ainsi que du commerce et du d�veloppement.

Selon M. Scott McClellan, un porte-parole de la Maison-Blanche, M. Bush a f�licit� M. Kabila de sa gestion des affaires du pays, et notamment de sa d�termination � corriger les abus en mati�re de droits de l'homme et � lutter contre la corruption.

"Le pr�sident a eu une discussion positive et fructueuse avec M. Kabila. Il lui a r�affirm� que nous �tions r�solus � continuer de fournir une aide humanitaire � la R�publique d�mocratique du Congo afin d'all�ger la souffrance humaine."

Il a �galement promis qu'il continuerait � porter une attention soutenue aux probl�mes de s�curit� qui empoisonnent l'est du Congo.

Quant � M. Kabila, il a d�clar� � la presse, apr�s son entretien avec M. Bush, qu'il avait lui aussi trouv� la discussion fructueuse, et qu'il se r�jouissait � la perspective de coop�rer avec M. Bush � l'avenir.

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