L�affaire Borel est le signe que rien ne va plus entre la France et Djibouti ancien territoire d�outre-mer des Afars et des Issas. Les �tats-Unis occupent d�sormais la place. La d�claration au S�nat de Mme Marguerita Ragsdale que le pr�sident Bush a nomm�e au poste d'ambassadeur � Djiboutien t�moigne.
Djibouti est "un alli� � toute �preuve des �tats-Unis et un de leurs grands partenaires dans la lutte mondiale contre le terrorisme" a d�clar� Mme Marguerita Ragsdale, le 5 novembre, � la commission s�natoriale des affaires �trang�res charg�e de recommander au S�nat d'ent�riner ou non sa nomination au poste d'ambassadeur � Djibouti.
Ce pays, a-t-elle dit, "comprend la seule base militaire des �tats-Unis en Afrique subsaharienne ainsi que le quartier g�n�ral du corps exp�ditionnaire charg� des op�rations de la coalition contre le terrorisme en Afrique de l'Est et au Y�men et il �uvre assid�ment pour stabiliser la corne de l'Afrique".
Mme Ragsdale a soulign� le r�le que Djibouti jouait en vue de favoriser la r�conciliation nationale en Somalie et d'att�nuer les tensions entre l'Erythr�e et l'�thiopie.
"La stabilisation de la corne de l'Afrique, a-t-elle indiqu�, exige non seulement de mettre fin aux tensions entre factions bellig�rantes et entre �tats limitrophes, mais aussi de r�soudre les probl�mes �conomiques d'ordre interne qui suscitent le m�contentement et la discorde."
Les �tats-Unis vont accorder � Djibouti une importante aide au d�veloppement, en particulier dans les secteurs de la sant� et de l'�ducation, a-t-elle pr�cis� tout en exprimant l'espoir que le Corps de la paix pourra envoyer des volontaires dans ce pays dans un avenir assez proche.
Quand les �tats-Unis rendent hommage au respect des droits de l�homme � Djibouti on croit r�ver mais en d�finitive pas plus que lorsque la France d�clarait la m�me chose.
On trouvera ci-apr�s le texte de sa d�claration.
� Monsieur le Pr�sident, Mesdames et Messieurs,
C'est un grand honneur pour moi d'avoir l'occasion de prendre la parole devant votre commission aujourd'hui.
Le pr�sident Bush et M. Powell m'ont nomm�e au poste d'ambassadeur des �tats-Unis dans la R�publique de Djibouti. Je les remercie de leur confiance et j'ai conscience des grandes responsabilit�s qui d�coulent de cette confiance.
Je voudrais aussi rendre hommage, avec l'indulgence de votre commission, � mon p�re, Vernon Ragsdale, un ancien combattant de la Seconde Guerre mondiale, et � ma m�re, qui est d�c�d�e, Lillie Coley Ragsdale. C'est gr�ce � leurs sacrifices et � leur d�vouement que je suis ici.
Monsieur le Pr�sident,
Au cours de ma carri�re de diplomate, j'ai eu le privil�ge de repr�senter les �tats-Unis avec fiert� dans des ambassades tant du Moyen-Orient que de l'Afrique. Je pense que mon exp�rience vari�e me rend particuli�rement apte � faciliter la r�alisation des objectifs du pr�sident et du secr�taire d'Etat en ce qui concerne Djibouti, pays qui a des liens culturels et ethniques avec ces deux parties du monde.
Djibouti s'est r�v�l� �tre un alli� � toute �preuve des �tats-Unis et un de leurs grands partenaires dans la lutte mondiale contre le terrorisme. Il comprend la seule base militaire des �tats-Unis en Afrique subsaharienne ainsi que le quartier g�n�ral du corps exp�ditionnaire charg� des op�rations de la coalition contre le terrorisme en Afrique de l'Est et au Y�men et il �uvre assid�ment pour stabiliser la corne de l'Afrique. Il est bon de noter en particulier les efforts d�ploy�s par Djibouti en vue d'encourager la r�conciliation en Somalie et l'att�nuation des tensions entre l'Erythr�e et l'�thiopie, qui sont aussi membres de l'Autorit� intergouvernementale de d�veloppement.
La stabilisation de la corne de l'Afrique exige non seulement de mettre fin aux tensions entre factions bellig�rantes et entre �tats limitrophes, mais aussi de r�soudre les probl�mes �conomiques d'ordre interne qui suscitent le m�contentement et la discorde. Elle exige �galement que l'on ne donne pas des occasions d'exploiter les probl�mes �conomiques � des fins n�fastes � ceux qui seraient tent�s de le faire. Elle exige enfin un profond respect des principes d�mocratiques et des droits de l'homme.
Il y a quelques mois, le pr�sident Isma�l Omar Guelleh a indiqu� au pr�sident Bush, lors d'un entretien � la Maison-Blanche, que le d�veloppement �conomique occupait la premi�re place dans l'ordre de priorit� de son pays en proie � la pauvret�. Le pr�sident Bush a r�pondu de fa�on positive : les �tats-Unis vont fournir � Djibouti une importante aide au d�veloppement. L'Agence des �tats-Unis pour le d�veloppement international, qui administre nos programmes d'aide et qui a un bureau � Djibouti, fera porter ses efforts sur les secteurs de la sant� et de l'�ducation, dans le cadre de l'objectif du pr�sident Bush visant � am�liorer la sant� et � accro�tre l'alphab�tisme dans tout le continent africain. Nous esp�rons aussi que le Corps de la paix pourra envoyer des volontaires dans un avenir assez proche.
Les mesures prises par Djibouti en mati�re de d�mocratisation, de transparence sur le plan politique, de responsabilit� financi�re et de bonne gouvernance n�cessitent le soutien des �tats-Unis. Djibouti est en droit de pr�tendre aux avantages commerciaux d�coulant de l'AGOA (loi sur le commerce et les possibilit�s �conomiques en Afrique) qui offrent � Djibouti, pays � faible revenu presque enti�rement d�pourvu de ressources naturelles, une possibilit� d'accro�tre ses �changes commerciaux et ses investissements et par voie de cons�quence d'augmenter les emplois et les recettes fiscales du pays. Le pr�sident Bush s'est engag� � augmenter l'aide au d�veloppement destin�e aux pays qui gouvernent avec justice, qui investissent dans le domaine social et qui encouragent la libert� dans le domaine �conomique. C'est un bon compl�ment du Nouveau Partenariat pour le d�veloppement en Afrique (NEPAD) de l'Union africaine, plan africain de d�veloppement qui pr�voit un gouvernement repr�sentatif, l'organisation d'�lections libres et un appareil judiciaire ind�pendant.
Si ma nomination est ent�rin�e par le S�nat, je m'emploierai � faciliter la r�alisation de ces initiatives, en soutenant le pr�sident et notre partenariat avec l'Afrique.
Monsieur le Pr�sident,
Si le S�nat ent�rine ma nomination, je contribuerai aussi � la s�curit� et au bien-�tre psychologique des hommes et des femmes, qu'ils soient diplomates ou employ�s locaux, membres du personnel de l'ambassade des �tats-Unis � Djibouti. Si nous avons la chance d'avoir attir� des employ�s comp�tents et enthousiastes � l'ambassade de Djibouti, des sentiments d'ins�curit� et d'incertitude peuvent se manifester lorsque la menace terroriste transnationale atteint un degr� �lev� ou lorsque les �preuves sont un lot quotidien. Je prendrai toutes les mesures possibles pour assurer la s�curit� des employ�s et des membres de leur famille. Je m'emploierai avec ardeur � am�liorer leur moral. Un bon encadrement est essentiel, les employ�s s'attendront � juste titre � ce que je l'offre, et je m'acquitterai de l'obligation d'�tre une bonne repr�sentante du pr�sident. �
La France a du souci � se faire. Djibouti vient de se vendre � un pays plus g�n�reux en mati�re de financement et plus protecteur vis-�-vis des voisins somaliens.
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