Le point de vue du Comit� Anti-R�pression
� Avec l'effet d'annonce de l'ouverture � la maison d'arr�t de Borgu de 27 places consid�r�es comme partie int�grante d�un centre de d�tention, le gouvernement tente jusque-l� de faire croire � l'opinion publique qu'enfin il se conforme � l'esprit d'une loi qui veut pr�server les droits des prisonniers � souligne dans un communiqu� le comit� anti-r�pression.
� Ainsi cette action aurait d� valider le bien-fond� de nos revendications.
Le 25 octobre 2002, alors qu'en compagnie de deux autres ministres du gouvernement - Sarkozy et Devedjian - M. Perben, Garde des sceaux, apr�s avoir convoqu� en pr�fecture d'Ajaccio les diff�rents chefs de groupes des �lus territoriaux, et notamment les repr�sentants de Corsica Nazione, introduisait cette r�union en invoquant - et la symbolique �tait forte - le probl�me du rapprochement des prisonniers politiques. Ainsi gr�ce � la bienveillance et � la vigilance des �lus de Corsica Nazione, qui ont toujours suivi et abord� loyalement et syst�matiquement ce d�licat dossier avec les repr�sentants de l'Etat, ces derniers convenaient et affirmaient publiquement que ce rapprochement concernerait tous les prisonniers, et serait effectif une fois les am�nagements techniques n�cessaires r�alis�s et ce, sans exclusive de longueur de peines.
Mais (...) le gouvernement impose aujourd'hui des conditions discriminatoires, injustes et inhumaines � ce rapprochement.
En effet, ne seraient concern�s que les condamn�s en fin de peine, c'est-�-dire des d�tenus qui seraient tr�s vite conditionnables ou lib�rables ou qui n'auraient qu'un temps tr�s court � accomplir en d�tention.
Pour ces cas de figures, nous sommes heureux que nos actions aient contribu� � soulager les familles concern�es. N�anmoins, pour ce qui est de la grande majorit� des d�tenus politiques lourdement condamn�s d�s lors qu'ils comparaissent syst�matiquement devant une juridiction sp�ciale, le probl�me reste plein et entier.
Comment accepter par exemple qu'une famille dont un membre a �t� condamn� � plusieurs d�cennies d'emprisonnement soit contrainte � d'insurmontables probl�mes li�s � l'exil carc�ral et donc qu'elle subisse elle aussi une injuste et lourde peine.
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Notre peuple doit savoir qu'au cours de ces trente derni�res ann�es o� la justice (�) a g�n�reusement distribu� des milliers d'ann�es de prison � nos patriotes, jamais un seul d'entre eux n'a �t� responsable d'aucune action violente ou g�n�ratrice de situation insurrectionnelle � l'int�rieur des prisons fran�aises. Au contraire, dans certains cas, gr�ce � leur maturit� politique, ils ont souvent servi de m�diateurs entre les d�tenus et l'administration p�nitentiaire alors que des situations conflictuelles � l'extr�me allaient vers des drames.
C'est donc en connaissance de cause et en m�prisant toutes consid�rations humanitaires que le gouvernement, avec ses juridictions et ses polices sp�ciales, affuble d'un statut de d�tenus particuli�rement surveill�s nos fr�res nationalistes, ce qui aujourd'hui d'apr�s la partialit� des crit�res impos�s, les priverait de leurs droits au rapprochement familial ce qui, in fine, officialise si besoin �tait le d�lit d'opinion, celui d'�tre nationaliste corse.
Nous appelons le peuple corse � se mobiliser et � r�agir fraternellement et sereinement � cette nouvelle injustice qui meurtri tant de nos familles. �
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