Le Pen ne craint pas le paradoxe. Hier il d�non�ait les Corses comme des bandits aujourd'hui il les cite en exemple. C�est le tout petit "non" des Corses au r�f�rendum du 6 juillet dernier sur la r�forme institutionnelle de l'�le qui vaut aux insulaires ce bien triste honneur. Le pr�sident du Front national a salu� "le sens de la chose publique, l'instinct de libert�, les valeurs familiales et morales" d'un �lectorat corse "r�tif � suivre toute une classe politique communiant dans une unanimit� factice".
"Il m'arrive de penser que bient�t, cette petite �le influencera de fa�on d�cisive le destin de la France comme elle le fit en d'autres temps", a indiqu� le leader d'extr�me droite invit� au repas d'une "association de d�fense de l'identit� corse", cr�� il y a quelque mois � Marseille par Antoine Traquiny, candidat FN aux cantonales � Marseille.
"Ces petites patries, celle que constitue � l'�chelle locale le maillage des familles et que renforcent la langue, la culture et la perception claire du territoire sont � la fois le socle et le rempart de l'identit� nationale", a expliqu� le candidat d'extr�me droite estimant que la Corse dressait "face � la d�cadence moderne les digues de son histoire et de ses traditions".
"On dit souvent que la Corse ne peut pas vivre sans la France, je crois pour ma part que c'est la France, d�racin�e et inqui�te, qui a besoin de la Corse, de ses valeurs et de ses hommes", a-t-il conclu.
Auparavant, le candidat t�te de liste du FN en Corse, Olivier Martinelli, 34 ans, chef de cabinet de Jean-Marie Le Pen, avait expliqu� qu'il m�nerait en Corse une campagne "identitaire, libre et fi�re". Voil� que les nationalistes fran�ais se mettent � faire de l�ombre aux nationalistes corses.
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