Corse: la nouvelle prison se cherche un terrain
Nov 28, 2003
Pierre B�dier a dirig� une courte r�union en pr�fecture mercredi apr�s-midi avec pour sujet, un dossier dont l'Etat dit avoir fait une de ses priorit�s � savoir la construction du futur centre p�nitentiaire.

"Pour l'instant, on est dans les d�lais", a indiqu� le secr�taire d'Etat expliquant que la d�cision concernant le choix du terrain devrait intervenir en janvier ou f�vrier prochain. "Cela devrait permettre l'ouverture de la prison pour fin 2006, d�but 2007", a-t-il ajout�.

Il s�agissait de choisir le terrain susceptible d'accueillir ce nouvel �tablissement qui � permettrait enfin � la Corse d'avoir une gestion p�nitentiaire identique � celle des autres r�gions fran�aises �.

La r�union rassemblait des �lus des communes du Grand Ajaccio, des repr�sentants des autorit�s p�nitentiaires et pr�fectorales. Tout cela pour une sorte de retour � la case d�part puisqu�aucun arbitrage n�a permis de choisir entre les trois terrains restants.
Il faudra donc patienter jusqu'en janvier ou f�vrier 2004 pour conna�tre l�emplacement d�finitif de cette prison ultra-moderne, revendication phare du mouvement nationaliste ces derni�res ann�es.

La construction d'un centre p�nitentiaire en Corse, vieille revendication des nationalistes et des �lus insulaires qui veulent rapprocher les d�tenus condamn�s corses de leurs familles, avait �t� annonc�e en octobre 2002 par Pierre B�dier.

Pierre B�dier s�est voulu positif : "Sur les six terrains qui nous ont �t� pr�sent�s, on en a d�j� �cart� deux qui ne correspondaient pas � nos besoins parce qu'ils �taient surplomb�s par des collines. Il en reste donc quatre dont trois ont des caract�ristiques tr�s int�ressantes", a-t-il expliqu� M. B�dier sans pr�ciser leur localisation qui a pourtant �t� d�voil�e le soir m�me aux informations de FR3. Selon des participants � la r�union, le terrain privil�gi� serait situ� � Sarrola-Carcopino, � 5 km au sud d'Ajaccio.

"Le programme n'est pas encore pr�cis�", a ajout� M. B�dier. "Ce que je puis dire, c'est que se sera une prison de 400 places dont un certain nombre sera r�serv� � des pr�venus. Ce sera la fonction maison d'arr�t. Une autre partie sera utilis�e comme centre de d�tention. Il y aura aussi un centre de semi-libert� int�gr� � l'�tablissement", a-t-il conclu.

Une fois arr�t� le choix du terrain, la deuxi�me phase consistera en son acquisition et l'ouverture d'une enqu�te publique.

Pierre B�dier souhaite cette d�marche� consensuelle, par une voie amiable � mais qui en passera par une � expropriation dans le cadre d'une proc�dure d'int�r�t public si les n�gociations avec le propri�taire priv� n'aboutissaient pas �.

� Mais nous allons essayer d'aller le plus vite possible �, a rassur� Pierre B�dier qui esp�re � tout boucler en trois grosses ann�es � c�est-�-dire � une p�riode o� vraisemblablement lui ne sera plus secr�taire d��tat. D�autant que Pierre B�dier est un ennemi personne de Nicolas Sarkozy � qui il reproche de ne pas l�avoir d�fendu apr�s sa mise en examen en d�cembre 2000.

Pierre B�dier avait d�nonc� tout r�cemment les app�tits de pouvoir de Nicolas Sarkozy. Pierre B�dier est par ailleurs le secr�taire d��tat du ministre de la justice Perben qui souhaite la chute de Nicolas Sarkozy.


L�affaire B�dier vu par le Courrier de Mantes


Pierre B�dier mis en examen / Favoritisme dans les march�s publics de l'OPIEVOY ?


� trois mois des municipales, Pierre B�dier accuse le coup. Il conteste fermement l�accusation.

Le maire de Mantes a �t� mis en examen jeudi dernier, en fin de matin�e, par le juge Richard Palain. Le rapport d�un fonctionnaire et une lettre anonyme adress�s au procureur il y a un an accusent le maire de Mantes, pr�sident de l�office HLM Opievoy, d�avoir favoris� certaines entreprises dans le march� du nettoyage des HLM. Pierre B�dier et plusieurs t�moins d�mentent ces accusations, rendues publiques � trois mois des �lections.

C�est le rapport d�un fonctionnaire de la direction d�partementale de la concurrence, de la consommation et de la r�pression des fraudes (DDCCRF) qui a d�clench� la machine judiciaire. Ce fonctionnaire, qui assiste aux commissions d�appel d�offres de l�organisme HLM OPIEVOY, pr�sid� par le maire de Mantes, accuse Pierre B�dier d�avoir favoris� les entreprises sortantes dans l�attribution des march�s publics de nettoyage des immeubles de l�office. L�accusation porte sur une commission d�appel d�offres du 26 octobre 1999.

Le procureur lance les poursuites

Le repr�sentant de la DDCCRF a r�dig� un rapport, qui a atterri sur le bureau du procureur. Ce dernier, qui aurait par ailleurs re�u une lettre anonyme, a d�cid� d�ouvrir une instruction judiciaire qu�il a confi�e au juge Palain. La proc�dure lanc�e, Pierre B�dier a �t� mis en examen jeudi matin pour �atteinte � la libert� d�acc�s et � l��galit� des candidats dans les march�s publics�. Le maire de Mantes est accus� de favoritisme � l��gard d�une douzaine d�entreprises de nettoyage. Selon des sources proches de l�enqu�te, l�incidence financi�re � la diff�rence de co�t entre les entreprises choisies et les entreprises les moins ch�res � serait de �quelques centaines de milliers de francs�.

T�moin � d�charge

�D�apr�s les policiers qui m�ont entendu comme t�moin au d�but de l�ann�e 2000, le repr�sentant de la DDCCRF a affirm� que Pierre B�dier aurait lanc�, en entrant � la commission d�appel d�offres du 26 octobre 1999, �bon, allez, on se d�p�che, les entreprises qui avaient les march�s les conservent� raconte Guy Maini�re, repr�sentant des locataires au conseil d�administration de l�Opievoy, et membre de la commission d�appel d�offres. �Mais c�est faux ! Les commissions se d�roulent toujours de la m�me mani�re : d�abord il dit bonjour, ensuite on v�rifie le quorum et l�ordre du jour, puis on ouvre les plis. Et � partir de l�, on n�a plus le droit de sortir, m�me pour aller aux toilettes��

A la DDCCRF, on ne se souvient pas

A la direction d�partementale de la concurrence, de la consommation et de la r�pression des fraudes, dont le rapport a d�clench� toute l�affaire, on dit ne pas se souvenir d�une note adress�e au procureur de la R�publique. �Si une note a �t� adress�e au procureur de la R�publique, j�en suis forc�ment inform� commente Henri Palayer, le directeur de la DDCCRF. �Mais malgr� toute la m�moire que je peux avoir, je ne m�en souviens pas. Mon service traite des milliers d�affaires de toute nature chaque ann�e, et il m�est impossible de me souvenir de milliers d�affaires et de centaines de proc�dures�.

Pierre B�dier conteste

Cette mise en examen intervient au plus mauvais moment pour le maire de Mantes � � trois mois seulement des municipales. Mais Pierre B�dier reste prudent, et s�il accuse le coup, se refuse de porter � son tour des accusations �voquant une �ventuelle man�uvre politique.

Entendu par le juge d�instruction, il a rendu publique sa mise en examen dans un communiqu� � ent�te de l�OPIEVOY, pour �viter toute confusion entre ses fonctions. Il y d�clare : �Par suite des r�quisitions prises par monsieur le procureur de la R�publique de Versailles, visant nomm�ment M. Pierre B�dier, un juge d�instruction du tribunal de grande instance de Versailles s�est trouv� dans l�obligation l�gale de mettre celui-ci en examen en qualit� de pr�sident de l�Opievoy. Le reproche, exclusivement formul� au sujet d�une commission d�appel d�offres qu�il pr�sidait en octobre 1999, et concernant la libert� d�acc�s et le respect de l��galit� des candidats aux march�s publics soumis � cet appel, est fermement contest� par M. B�dier�. Il tient � pr�ciser que �toutes les commissions d�appel d�offres de l�Opievoy proc�dent d�une d�marche claire, rigoureuse et transparente, dans le souci du respect des textes l�gislatifs, mais aussi dans celui de la recherche du meilleur service d� aux locataires de l�office, conform�ment � l�esprit de la certification de qualit� ISO 9001�. Des affirmations que confirme par ailleurs le repr�sentant des locataires.

Pierre B�dier est le seul mis en examen dans cette affaire, en tant que pr�sident de la commission d�appel d�offres, qui est compos�e de trois membres du conseil d�administration de l�Opievoy, et de trois hauts fonctionnaires : le tr�sorier de l�office, le repr�sentant de la DDCCRF et le tr�sorier payeur g�n�ral. Y assistent �galement, sans participation au vote, le directeur g�n�ral de l�Opievoy, celui du Patrimoine, le chef du service des march�s et ses collaborateurs.

A trois mois des municipales, l�affaire aura obligatoirement des cons�quences politiques et risque de �pourrir� la campagne. D�j� l�opposition, par la voix de la t�te de liste socialiste Philippe Calmette, demande au maire de �s�expliquer devant les Mantais�. R�unie samedi matin, l�opposition a d�cid� �d�attendre les conclusions de la justice, car c�est � elle de faire son travail�. Mais elle ajoute quand m�me que �pour faire toute la lumi�re sur les raisons de cette mise en examen, il est souhaitable que Pierre B�dier s�explique�. Quant au risque de pourrissement de la campagne, la gauche se refuse � tout commentaire sur le sujet.
(source Le Courrier de Mantes, Olivier Bassine, 28 d�cembre 2000)

Le progr�s, la justice et des discours � Sart�ne


Pierre B�dier, secr�taire d'Etat aux programmes immobiliers de la Justice, inaugurait le nouveau tribunal de Sart�ne reconstruit sur les ruines du pr�c�dent d�truit en mars 1999.

Arriv� � l'a�roport de Figari, en provenance de Paris, le secr�taire d'Etat aux programmes immobiliers de la Justice, Pierre B�dier, a aussit�t rejoint Sart�ne o�, accueilli par le pr�fet de Corse M. Pierre Ren� Lemas, le maire M. Pierre Gori, le g�n�ral Gilles de la gendarmerie, Camille de Rocca Serra, d�put� maire de Porto Vecchio et le procureur g�n�ral de Bastia Patrick Lalande, il a inaugur�, hier � 15h30, les locaux r�nov�s du tribunal d'instance qui avait �t� d�truit le 20 mars 1999 par un attentat revendiqu� par le FLNC. Curiosit� locale : le maire Gori s�est r�joui de retrouver, dans sa ville, ce symbole de la R�publique, a �t� �lu gr�ce aux voix des nationalistes qui ont approuv� ce plasticage. Sic transit gloria mundi.

Le procureur Patrick Math� a soulign� : � Cette reconstruction t�moigne de l'effort de tous pour une justice de proximit�. Certains usent de m�thodes hors des valeurs fondamentales des valeurs de la R�publique. Aujourd�hui c�est la victoire du progr�s sur la violence �.

Pierre B�dier a d�clar� � Au-del� des remerciements que je tiens en particulier � adresser � la municipalit� de Sart�ne, c'est sur le plan des principes de la R�publique que je tiens � exprimer aujourd'hui ma satisfaction. S'attaquer � la justice, c'est s'attaquer � chaque individu� Paisiblement, simplement et profond�ment je tiens � dire que l'�galit� de tous est r�tablie dans cette maison de la R�publique aujourd'hui reconstruite �.

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