Les �tats-Unis ont annonc�, mardi 25 novembre, qu'ils allaient d�duire cette ann�e de 289,5 millions de dollars les garanties bancaires � Isra�l � cause de ses activit�s de colonisation dans des r�gions palestiniennes et pour la construction de la barri�re de s�curit�
N�anmoins Isra�l n�a pas � se plaindre des aides am�ricaines qui montrent � quel point le concept d�ind�pendance nationale est fallacieux dans le monde moderne.
En plus des garanties bancaires, Isra�l a obtenu en 2003 une aide exceptionnelle d'un milliard de dollars des �tats-Unis � la suite de la guerre en Irak, en sus de l'assistance annuelle am�ricaine de pr�s de 3 milliards de dollars, dont 2,1 milliards au titre de l'aide militaire.
Les �tats-Unis ont annonc�, mardi 25 novembre, qu'ils allaient d�duire cette ann�e de 289,5 millions de dollars les garanties bancaires � Isra�l, a confirm�, mardi, l'ambassade d'Isra�l � Washington.
L'administration Bush veut ainsi envoyer un signe fort � l'Etat h�breu pour ce qui concerne ses activit�s de colonisation dans des r�gions palestiniennes et pour la construction de la barri�re de s�curit�. Une sorte de super-amende.
L'ambassade a indiqu� dans un bref communiqu� que ce montant avant �t� "sugg�r�" par Isra�l. L'Etat h�breu "accepte le fait que les �tats-Unis ne voient pas certaines activit�s dans certaines parties de la Jud�e, de la Samarie [appellation isra�lienne de la Cisjordanie] et de Gaza comme compatibles avec la politique am�ricaine", indique ce communiqu�, en allusion aux colonies de peuplement. En d�autres termes, Isra�l s�est livr� � un savant calcul et estime que son action � vaut encore le coup �. En deux mots, l��tat h�breu d�montre que tout cela n�est qu�un subterfuge puisqu�il y a eu arrangement sur la somme finale. Cette somme correspondrait en effet au montant �valu� par Washington de la construction dans les colonies juives, � laquelle les �tats-Unis sont oppos�s.
Elle inclut aussi le prix de la construction des segments de la "ligne de s�curit�", qui s'enfoncent profond�ment en Cisjordanie malgr� l'opposition des �tats-Unis et de l'ensemble de la communaut� internationale au trac� de cet ouvrage qualifi� de "mur de l'apartheid" par les Palestiniens.
Ces 289,5 millions sont donc d�duits des 3 milliards de dollars de garanties que les �tats-Unis se sont engag�s � accorder � Isra�l pour lui permettre d'emprunter. "Isra�l comprend que les �tats-Unis ne financent pas, directement ou indirectement, des activit�s avec lesquelles ils ne sont pas d'accord", ajoute l'ambassade.
Un diplomate isra�lien a indiqu� que cette d�cision avait �t� prise mardi lors d'une rencontre � Washington entre la conseill�re du pr�sident George W. Bush pour la s�curit� nationale, Condoleezza Rice, et le chef de cabinet du premier ministre isra�lien Ariel Sharon, Dov Weisglass.
En plus des garanties bancaires, Isra�l a obtenu en 2003 une aide exceptionnelle d'un milliard de dollars des �tats-Unis � la suite de la guerre en Irak, en sus de l'assistance annuelle am�ricaine de pr�s de 3 milliards de dollars, dont 2,1 milliards au titre de l'aide militaire. C�est dire que le pr�l�vement des 289,5 millions de dollars sera indolore.
D�ailleurs la ministre isra�lienne de l'int�gration des nouveaux immigrants a confirm� cette complicit�. "Ces mesures font partie de nos ententes tacites, et cela ne doit pas nous inqui�ter", a affirm� Mme Tzipi Livni � la radio publique isra�lienne. "L'important pour nous, c'est que la cl�ture de s�curit� [qu'Isra�l construit en Cisjordanie] englobe un maximum de nos ressortissants" colons, a-t-elle ajout�.
Or de l�avis de tous les observateurs, l�implantation des colonies est une faute politique, psychologique mais aussi financi�re. La protection de chaque colon a un co�t exorbitant. Sur le plan politique, c�est � coup s�r cette implantation syst�matique de colonies contraires aux accords qui donne � Isra�l une image d�plorable � l�ext�rieur.
Les colonies jouent donc contre Isra�l et favorisent la mont�e de l�antis�mitisme. Elles ne r�pondent qu�au fanatisme d�une infime minorit� d�Isra�liens et aux pr�occupations bassement �lectoralistes d�un Sharon en difficult� judiciaire et politique. Ce dernier a tout de m�me d� conc�der la promesse de gestes � unilat�raux � en cas d��chec des n�gociations avec les Palestiniens, ce qui a aussit�t provoqu� la col�re des colons qui ont durci le ton.
Les �tats-Unis en adoptant cette attitude trompeuse montrent � quel point ils dominent mal la situation proche-orientale et combien il leur est difficile de faire respecter leurs int�r�ts qui exigent la fin de l�implantation des colonies.
Les colons isra�liens proposent leur "plan de paix" qui est un plan de guerre
Si on les �coutait, l'Etat d'Isra�l engloberait les territoires de Cisjordanie et Gaza occup�s depuis juin 1967 entra�nant Isra�l dans la pire guerre qui soit.
Les � gestes unilat�raux � annonc�s par Sharon sous la pression am�ricaine ont mis en fureur la droite et l'extr�me droite isra�liennes. Les colons ont propos� � leur tour un "plan de paix".
Les colons ont derri�re eux 14 d�put�s de la majorit� et entendent tout faire pour mettre � mal le lancement officiel, pr�vu pour le 1er d�cembre, de l'"initiative de Gen�ve".
Cette proposition de r�glement du conflit a �t� �labor�e par des personnalit�s de l'opposition isra�lienne, dont l'ex-ministre travailliste Yossi Beilin, et d'anciens responsables palestiniens, tel l'ex-ministre Yasser Abed Rabbo.
L"initiative de Gen�ve" aborde notamment le statut de J�rusalem, qui serait divis�e, le renoncement du droit au retour des r�fugi�s par les Palestiniens, les fronti�res du futur Etat palestinien et bien entendu le sort des colonies.
Cette initiative est combattue par Ariel Sharon qui a donc propos� des "gestes unilat�raux" afin de r�duire les attaques anti-isra�liennes et d'all�ger la pression sur la population palestinienne.
C�est parce que l�ultra-droite a pens� que ces gestes pouvaient �tre le d�mant�lement de colonies que les colons ont contreattaqu�. Leurs propositions sont "l'�radication du terrorisme, l'abandon du principe de la paix en �change des territoires, une autonomie administrative pour les Arabes, et un accord final r�gional excluant la cr�ation d'un Etat palestinien ou le d�mant�lement de colonies", si on en croit leur chef colon Ben Tzvi Lieberman.
L'Etat d'Isra�l engloberait les territoires de Cisjordanie et Gaza occup�s depuis juin 1967, le tout �tant divis� en dix cantons s�par�s, dont deux attribu�s aux Palestiniens, de mani�re � assurer une majorit� juive au Parlement. Le premier ministre serait juif, tandis qu'un Arabe pourrait devenir vice-premier ministre.
Isra�l est engag� par la "feuille de route". Or ce plan de paix international, qui est rest� lettre morte, pr�voit l'arr�t des violences de l'Intifada, le gel de la colonisation juive dans les territoires occup�s et la cr�ation progressive d'un Etat palestinien d'ici � 2005.
La mauvaise volont� d�Ariel Sharon associ�e au sabotage pur et simple ordonn� par Yasser Arafat, a tu� dans l��uf cette initiative sur laquelle les Am�ricains comptaient beaucoup.
Aujourd'hui il appara�t clairement que tous les int�grismes religieux de quelque origine qu�ils soient, islamique ou h�bra�que voire chr�tien aux �tats-Unis, sont des fauteurs de guerre.
Isra�l ne peut et ne doit pas c�der sur tout ce qui concerne sa s�curit�. � l�inverse, il lui faudra un jour ou l�autre renoncer � ces absurdes colonies pour lesquelles de moins en moins de jeunes Isra�liens ont envie de mourir.
Quant � l�id�ologie des colons, si elle n��tait teint�e de messianisme, elle serait tax�e, � l�instar de celle du d�funt rabbin Kahane, de raciste dans le pire sens du terme.
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