Au S�nat, le pr�sident de la commission des affaires �trang�res, M. Richard Lugar (s�nateur r�publicain de l'Indiana), a d�clar� que cette proposition de loi d�nomm�e AGOA III (l'AGOA II sur l'�largissement des avantages commerciaux accord�s aux pays africains qui entreprennent des r�formes a �t� promulgu�e en 2002) tenait compte des possibilit�s immenses de croissance et de d�veloppement �conomiques de l'Afrique subsaharienne. Elle int�resse 48 pays et pr�s de 700 millions d'Africains, a-t-il dit en ajoutant : "Une Afrique stable et prosp�re peut offrir de nouveaux partenariats qui contribueront � renforcer fortement nos int�r�ts commerciaux et s�curitaires."
Pour sa part, le pr�sident de la sous-commission des affaires africaines de la Chambre des repr�sentants, M. Ed Royce (repr�sentant r�publicain de la Californie), a d�clar� : "Le renforcement des relations commerciales avec l'Afrique, qui est ce que nous visons avec l'AGOA III, est tr�s important pour l'avenir de ce continent."
� propos du soutien de parlementaires tant d�mocrates que r�publicains, M. Jim McDermott (repr�sentant d�mocrate de l'Etat de Washington) a dit : "La proposition de loi que nous avons d�pos�e aujourd'hui donne suite � ce que nous avons appris depuis l'entr�e en vigueur de l'AGOA. Elle vise � �largir les avantages de l'AGOA de sorte que d'autres secteurs, en particulier l'agriculture et l'agroalimentaire, puissent avoir acc�s au march� am�ricain."
"Nous tous, a-t-il ajout�, comptons collaborer avec nos coll�gues, avec le pr�sident de la commission du budget, M. Bill Thomas (repr�sentant r�publicain de la Californie), et avec le gouvernement Bush pour am�liorer ce texte de loi et pour aider les pays d'Afrique subsaharienne � tirer parti de leurs possibilit�s dans le domaine �conomique."
Quant � M. Charles Rangel (repr�sentant d�mocrate de New York), qui est l'un des principaux coauteurs de l'AGOAIII, il a dit : "Aujourd'hui, nous ouvrons un nouveau chapitre important de l'�largissement des relations �conomiques et commerciales entre les �tats-Unis et les pays d'Afrique subsaharienne. Cette proposition de loi va nous permettre de nous fonder sur le succ�s ph�nom�nal de l'AGOA I et de l'AGOA II et de veiller � ce que ce succ�s se maintienne � l'avenir."
Selon le communiqu� de presse diffus� par le bureau de M. Royce, l'AGOA III vise :
- � proroger l'AGOA au moins jusqu'en 2015,
- � permettre aux pays les plus pauvres b�n�ficiaires de l'AGOA d'utiliser pendant quatre ans de plus des tissus provenant de pays tiers pour la fabrication de v�tements export�s en franchise de douane aux �tats-Unis,
- � fournir une assistance technique aux agriculteurs africains pour qu'ils puissent remplir les crit�res sanitaires et phytosanitaires stricts des �tats-Unis,
- � r�duire les obstacles auxquels se heurtent les agriculteurs africains d�sireux d'exporter leurs produits aux �tats-Unis,
- enfin, � �laborer des mesures destin�es � aider l'Afrique � mettre en place l'infrastructure (transports, �nergie, t�l�communications, eau) n�cessaire pour accro�tre ses �changes commerciaux avec les �tats-Unis.
On reste frapp� par l�efficacit� am�ricaine mise au service d�un lib�ralisme d�volue � l��conomie essentiellement am�ricaine et la lenteur des investissements europ�ens dans le continent africain. Pour les �tats-Unis, il s�agit essentiellement de d�velopper des march�s qui, � leur tour, provoqueront un av�nenement de la d�mocratie. Pour les Europ�ens et notamment les Fran�ais, on place la politique au premier plan et on soutient des r�gimes corrompus dont le premier souci est de fournir des comptes chiffr�s dans les paradis fiscaux.
Or la politique am�ricaine est souvent extraordinairement destructrice pour les �conomies locales. Mais elle a un avantage certain : elle permet la croissance d�une classe d�entrepreneurs qui, � terme, prendra les r�nes du pays. Dans le cas de la gestion fran�aise, les r�gimes ne tiennent que gr�ce � l�appui logistique militaire fran�ais et au franc CFA. Cette diff�rence est celle qui s�pare le futur du pass�.
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