D�non�ant la � diabolisation nationaliste � dont ils estiment �tre les victimes, les responsables et employ�s de la soci�t� bastiaise CGS ont annonc� qu�ils allaient saisir la justice pour � atteinte au droit au travail et � l'image �. R�cit de Corse-Matin.
C'est aux c�t�s de nombreux employ�s et de leurs familles, que les responsables de la soci�t� Corsica Gardiennage Service ont tenu une conf�rence de presse hier matin � Bastia.
Le g�rant, Andr� Negroni, a rappel� d'embl�e que � la CGS faisait vivre aujourd'hui 120 familles corses parce qu'elle a la confiance de nombreux clients qui appr�cient son professionnalisme et le s�rieux de ses prestations �.
� C'est une soci�t� au savoir-faire reconnu, a-t-il pr�cis�. Or, elle vient de subir trois perquisitions en trois semaines de la part de la DNA1 de la brigade financi�re et de la PJ, le tout avec confiscation de dossiers personnels, de comptes-clients, de comptes-fournisseurs, de relev�s bancaires et de correspondances commerciales.
Si l'on ajoute � cela l'arrestation de gardiens avec, comme sous entendu, que la CGS servirait de support ou serait impliqu�e dans des actions dites � terroristes �, il devient impossible de g�rer normalement une entreprise dans ces conditions ".
� Remake de l'affaire Bastia Securit� �
Et Andr� Negroni d'ajouter : � Le crime de la CGS serait d'�tre une entreprise dont les dirigeants sont nationalistes, ce qui semble �tre un d�lit d'opinion insupportable pour l'Etat fran�ais et son ministre de l'int�rieur�.
� La CGS est en fait une entreprise commerciale dont l'objectif premier est la cr�ation et le maintien d'emplois qualifi�s en Corse, participant ainsi au d�veloppement �conomique et social de notre �le �.
� � l'heure actuelle, nous nous acheminons vers un remake de l'affaire � Bastia Securit� �, entreprise interdite de travail par un pr�c�dent pr�fet de HauteCorse avant d'�tre blanchie par le tribunal administratif. Mais le mal �tait fait et Bastia Securit� n'existe plus avec son lot d'employ�s au ch�mage et de familles au d�sespoir �.
Andr� Negroni a fustig� � l'attaque frontale contre la CGS qui est pr�par�e de loin avec des annonces tendancieuses visant � la pr�senter comme un repaire d'escrocs et de mafieux �.
Actions judiciaires
� � travers ces actions r�pressives sans aucun fondement, l'Etat poursuit des objectifs qui s'inscrivent dans sa lutte acharn�e contre le mouvement national corse dont il ne supporte pas l'union annonc�e et la victoire possible aux prochaines �lections r�gionales de mars 2004 �.
Apr�s avoir expliqu� que � Nicolas Sarkozy employait � tort le mot � mafia � car ce vocable d�crit une situation tr�s pr�cise qui n'a rien � voir avec les nationalistes corses et surtout les employ�s de la CGS �, Andr� Negroni a d�clar�: �Nous prenons aujourd'hui les Corses � t�moin devant des agissements intol�rables qui ont pour but de jeter � la rue 120 familles honn�tes qui vivent de leur travail �.
� Nous avons donc d�cid� d'engager des actions judiciaires appropri�es, y compris jusque devant la Cour Europ�enne � Bruxelles, pour atteinte au droit au travail et � l'image �. J.-B. C.
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