Conflit isra�lo-palestinien : le Conseil de s�curit� approuve � l'unanimit� la feuille de route
Nov 24, 2003
Le 19 novembre, le Conseil de s�curit� de l'ONU a adopt� � l'unanimit� une r�solution appuyant la "feuille de route" visant un r�glement permanent du conflit isra�lo-palestinien, un plan de paix soutenu par les �tats-Unis, l'ONU, la Russie et l'Union europ�enne (Quatuor). La r�solution exhorte les deux parties � respecter leurs obligations en vertu de ce plan et � collaborer avec les membres du Quatuor

Les �tats-Unis, a expliqu� le repr�sentant permanent des �tats-Unis aupr�s de l'ONU, M. John Negroponte, sont en faveur de cette r�solution, l'une des rares concernant le Proche-Orient b�n�ficiant de leur appui, car "elle demande aux parties de respecter leurs obligations et de coop�rer avec les membres du Quatuor".

"L'id�e de deux �tats, Isra�l et la Palestine, vivant c�te � c�te dans la paix et la s�curit�, �nonc�e par le pr�sident Bush, continue � �tre un id�al auquel nous sommes pleinement attach�s. La feuille de route est un moyen de r�aliser cet id�al", a dit M. Negroponte.

S'adressant aux journalistes � l'issue du vote sur la r�solution, M. Negroponte a soulign� la n�cessit� de mettre fin � la terreur dans la r�gion et le besoin de n�gociations directes entre Isra�liens et Palestiniens.

"La feuille de route est un cadre permettant aux parties de rechercher un r�glement. C'est la seule solution (...) Elle �nonce une ligne d'action, mais il faut que les parties elles-m�mes la mettent en �uvre. Au bout du compte, les r�solutions 242 et 338 (...) reconnaissent que c'est aux parties qu'il appartient de n�gocier la paix et un r�glement pacifique. On ne peut pas les leur imposer", a-t-il expliqu�.

Et d'ajouter : "Il est indispensable que les parties aient des n�gociations directes ; il faut qu'il y ait des progr�s sur le terrain ; il faut mettre un terme au terrorisme ; il faut que soient cr��es les conditions propices � un r�glement pacifique du diff�rend, et il faut que les parties s'impliquent dans des n�gociations qui vont de l'avant."

Pr�sent�e � l'origine par la Russie, la r�solution se r�jouit des efforts diplomatiques d�ploy�s par le Quatuor et les encourage. Elle appuie la feuille de route et exhorte les parties � respecter les obligations qui en d�coulent.

Avant le vote du Conseil de s�curit� sur la r�solution, le secr�taire adjoint de l'ONU pour les affaires politiques, M. Kieran Prendergast, a rendu compte de la situation sur le terrain, faisant remarquer que celle-ci avait �t� relativement calme depuis un mois, mais qu'aucune action positive n'avait �t� prise.

"Chacun attendait que l'autre agisse. Le gouvernement d'Isra�l attendait que l'Autorit� palestinienne forme un gouvernement habilit� et que le terrorisme s'arr�te. L'Autorit� palestinienne attendait qu'Isra�l stoppe ses op�rations militaires et prenne des mesures pour att�nuer les effets des blocages qui nuisent tant � la vie des Palestiniens, que la communaut� internationale conduise les parties vers la paix et que les dissensions politiques internes cessent", a-t-il expliqu�.

La communaut� internationale, quant � elle, "attendait que les parties fassent des progr�s par leurs propres moyens, malgr� l'accumulation depuis des ann�es de preuves irr�futables montrant qu'elles sont incapables de faire la paix sans une intervention internationale".

Demandant que finissent "la p�riode d'inertie, les excuses et la pose de conditions", M. Prendergast a fait remarquer qu'il ne "valait pas la peine" et n'�tait pas "constructif" de gaspiller du temps � analyser la question de savoir qui a quelle autorit� au sein du gouvernement palestinien, ou de se livrer � des conjectures quant au v�ritable attachement du gouvernement isra�lien au processus de paix. "Saisissons plut�t cette chance de juger les parties en fonction des actions qu'ils prennent (...) Ces actes, et la volont� de la communaut� internationale de jouer son r�le, en diront plus long que toutes les belles paroles", a-t-il recommand�.

Pour M. Prendergast, l'absence de n�gociations directes ne devrait pas emp�cher les Isra�liens et les Palestiniens de prendre des mesures afin de respecter les obligations �nonc�es par la feuille de route.

L'Autorit� palestinienne doit affronter et juguler les groupes responsables des attaques terroristes visant les Isra�liens. "C'est sur les r�sultats, et non pas sur les personnes ayant autorit�, qu'on devrait juger l'Autorit� palestinienne", a-t-il fait valoir.

Isra�l, pour sa part, devrait prendre des mesures imm�diates pour renforcer la confiance, notamment att�nuer les blocages, d�manteler les postes avanc�s des implantations, arr�ter les activit�s de colonisation, et cesser la construction de sa pr�tendue cl�ture de s�curit� en Cisjordanie. "Des mesures plus audacieuses, telles que l'�vacuation des implantations dans la Bande de Gaza, pourraient aussi �tre n�cessaires pour que l'espoir et la confiance renaissent et que le processus de paix soit relanc�. C'est aussi sur les r�sultats que l'on devrait juger Isra�l", a-t-il dit, ajoutant que la situation humanitaire � la fois en Cisjornadie et � Gaza continue de se d�t�riorer � cause non seulement des mesures de s�curit� prises par Isra�l mais aussi � cause du manque de fonds dont souffre l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les r�fugi�s de Palestine dans le Proche-Orient.

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