Les pays africains sont bien plac�s pour s'emparer d'une part consid�rable du march� sans cesse en expansion de l'�nergie. En effet, la moiti� des r�serves de p�trole et de gaz dont le monde aura besoin d'ici � 2010 ne sont pas encore exploit�es ou n'ont pas encore �t� d�couvertes.
C'est ce qu'a affirm� M. Kenneth Evans, haut responsable de la soci�t� ExxonMobil, le 19 novembre, lors de la s�ance d'ouverture du deuxi�me Forum sur le gaz et le p�trole en Afrique qu'organise le Corporate Council on Africa (CCA) � Houston. M. Evans a �galement soulign� que les investissements dans la mise en exploitation de nouvelles r�serves de p�trole et de gaz sur le continent africain �taient une source non n�gligeable d'emplois et d'am�liorations en mati�re d'infrastructure, de sant� et d'�ducation.
"Aujourd'hui, la demande mondiale est d'environ 120 millions de barils par jour et nous pensons que, d'ici � la fin de la d�cennie, elle augmentera � un taux de 2 � 3 % par an, pour atteindre 160 millions de barils par jour. Nous estimons que dans le m�me temps, la production des gisements existants ralentira de 4 � 5 % par an. On manquera donc de pr�s de 80 millions de barils par jour."
"Il est �vident que l'on peut faire face � cette croissance par le truchement des multiples d�veloppements qui sont en cours dans le monde, sans oublier les apports des champs p�trolif�res qui n'ont pas encore �t� d�couverts. Du fait de ses vastes ressources encore sous-exploit�es, voire de celles qui n'ont pas encore �t� d�couvertes, sans compter les zones qui n'ont m�me pas �t� explor�es, l'Afrique est bien plac�e pour se tailler une part importante de ce march� en pleine expansion."
M. Evans s'est toutefois empress� de souligner que combler ce manque n'�tait pas une mince affaire. Il estime qu'il faudra d�penser 1 billion de dollars pour ajouter 80 millions de barils par jour � la production mondiale.
Depuis 1970, l'�conomie mondiale croit au rythme d'environ 3 % par an, a-t-il expliqu�. Ce taux de croissance devrait se maintenir pendant les deux prochaines d�cennies malgr� un certain ralentissement de la demande d'�nergie du fait des progr�s r�alis�s au niveau de l'efficacit� des techniques �nerg�tiques.
"Comment les pays h�tes africains et leur industrie p�troli�re peuvent-ils satisfaire cette demande croissante ?" Il pense que l'Afrique a encore d'�normes potentiels � d�couvrir, ce qui est suffisant pour attirer des investisseurs internationaux, � condition toutefois que les conditions soient favorables.
Prenant l'exemple de sa propre soci�t�, M. Evans a d�clar� qu'ExxonMobil avait un impact consid�rable en Afrique, et vice versa.
"L'industrie africaine du p�trole et du gaz est un m�lange de zones de production bien �tablies, d'installations en rapide d�veloppement et de bassins totalement inexplor�s."
"Mais dans tous les cas, nous nous heurtons � des d�fis techniques, �conomiques et sociaux consid�rables. Heureusement, ils sont assortis d'extraordinaires possibilit�s."
C'est pourquoi, a-t-il expliqu�, "la soci�t� ExxonMobil est convaincue que la balance penche actuellement en faveur de vastes investissements sur le continent". Ses investissements se chiffrent actuellement � 30 milliards de dollars.
Les projets �nerg�tiques en Afrique, a affirm� M. Evans, offrent d'�normes avantages non seulement aux actionnaires, mais aussi aux pays o� ExxonMobil est implant� : d�veloppement de l'infrastructure, emplois, possibilit�s d'�ducation et programmes sociaux qui am�liorent les conditions de vie quotidiennes des citoyens de ces pays. Il a toutefois soulign� que de tels avantages n'�taient envisageables que par l'ach�vement en temps voulu de grands projets, et que pour cela les industries et les gouvernements devaient leur accorder une absolue priorit�.
M. Evans a ensuite pr�cis� qu'ExxonMobil, par le truchement de ses filiales, �tait implant� en Afrique depuis plus de 50 ans. "Au Nigeria, en Guin�e �quatoriale, en Angola, au Cameroun et, plus r�cemment, au Tchad, nous participons � la production globale de pr�s d'un million de barils par jour. Nous avons �galement d�couvert des champs p�trolif�res au Niger et en R�publique du Congo."
Notre pr�sence dans ces pays, a-t-il expliqu�, "illustre l'importance que nous accordons � l'avenir de la production africaine de p�trole et de gaz dans le monde".
L'Afrique d�tient pr�s de 9 % des r�serves connues de p�trole et de gaz du monde, et fournit actuellement pr�s de 15 % des importations des �tats-Unis.
En janvier 2002, 16 pays africains produisaient 10,5 millions de barils de p�trole par jour, ce qui est bien en de�� de leurs capacit�s, a affirm� M. Evans. Nombre de ces pays chercheront � accro�tre leur production au cours des prochaines ann�es, et d'autres, tels que le Tchad, la Mauritanie et le Niger, chercheront � rejoindre les rangs des pays producteurs.
M. Evans a affirm� que par ailleurs, dans ses op�rations � l'�tranger, la soci�t� ExxonMobil �tait tr�s consciente de ses responsabilit�s sociales, et qu'elle accordait une importance particuli�re � l'am�lioration de la sant� et des programmes d'�ducation dans les pays o� elle �tait implant�e. "Nous �uvrons en faveur de l'�radication de la polio, de la pr�vention et du traitement du VIH/sida, nous facilitons les dons de fournitures et d'�quipements m�dicaux et la modernisation des cliniques, et nous soutenons la construction de routes et de ponts. Rien qu'au Nigeria, ExxonMobil alimente plus de 100 collectivit�s en �lectricit� et en eau" a expliqu� M. Evans.
L'ach�vement par ExxonMobil de la construction d'un ol�oduc entre le Tchad et le Cameroun a employ� 35.000 personnes. Et 80 % de cette main-d'oeuvre �tait tchadienne et camerounaise. La soci�t� p�troli�re a �galement d�pens� plus de 650 millions de dollars pour l'achat de biens et services de 2.200 entreprises tchadiennes et camerounaises et, durant la phase de production du projet, a form� les citoyens de ces deux pays � des emplois � plus long terme, tout en s'attachant � prot�ger l'environnement.
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