Un homme soup�onn� d'avoir appartenu � l'ex-mouvement clandestin "Resistenza Corsa", interpell� lundi en Haute-Corse, a reconnu durant sa garde � vue �tre impliqu� dans une dizaine d'attentats revendiqu�s par son mouvement..
Cet homme, Dominique Casimiri, �g� de 23 ans, a reconnu avoir commandit� cinq attentats et particip� � cinq autres.
Il s'est par ailleurs attribu� la paternit� de plusieurs autres actions terroristes dont le juge d'instruction antiterroriste Gilbert Thiel n'est pas saisi.
Le ministre de l'Int�rieur Nicolas Sarkozy a estim� mercredi � l'Assembl�e nationale que la police, � l'occasion de cette op�ration men�e sur commission rogatoire du juge d'instruction, avait "atteint le sommet du FLNC" ce qui a provoqu� une vague de scepticisme quand �a n��tait pas d�hilarit� en Corse m�me.
De sources proches du dossier, on nuan�ait mercredi cette appr�ciation en relativisant le r�le du principal suspect au sein de l'appareil militaire du FLNC. Selon nos propres informations, la situation est complexe. Dominique Casimir n�a jamais �t� un responsable du FLNC UC. Mais il pourrait avoir �t� instrumentalis� par une partie du secteur de Bastia afin de participer ou de diriger des attentats que le FLNC ne pouvait pas assumer. C�est ainsi que Fronte Ribellu dans le temps a servi de faux nez � certains secteurs du FLNC Canal historique.
Toujours selon nos informations Dominique Casimiri �tait persuad� de jouer un r�le fondamental dans l�appareil du FLNC UC qui, le jour o� l�action de Resistanza s�est retourn�e contre les nationalistes, a demand� � ce militant et � ses amis de dissoudre dans la structure FLNC.
Toujours selon nos informations, personne au sein de la police ou de la magistrature n�a pr�tendu aupr�s de Nicolas Sarkozy que la t�te du FLNC avait �t� atteinte. C�est le ministre qui, pour pr�parer son �mission du soir et piqu� au vif par sa mise � l��cart des n�gociations avec les buralistes, a soudain invent� cette information devant le Parlement, � histoire de se faire mousser �.
Ce groupe affirmait viser la communaut� maghr�bine au nom du "combat contre le trafic de drogue en Corse et l'immigration clandestine".
En ao�t, Resistenza Corsa avait rejoint les rangs du principal groupe arm� corse, le FLNC-Union des Combattants, qui a d�cr�t� vendredi une "tr�ve sans conditions de temps ni de lieu" de ses "op�rations militaires".
juge Thiel est en charge d'une information judiciaire portant sur 14 attentats et quatre tentatives, dont certains � caract�re raciste, perp�tr�s il y a environ un an et revendiqu�s par un groupuscule clandestin, Resistenza Corsa, n� en d�cembre 2002.
L�information n�a pas soulev� de vagues dans un mouvement nationaliste qui d�une part est pr�t � tout pour r�ussir l�alliance �lectorale mais, surtout qui, quoiqu�il puisse pr�tendre, est tr�s largement x�nophobe � d�faut d��tre vraiment raciste.
TOUT LE DOSSIER CORSE
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