En r�ponse � Ghjuvan Carlu Simeoni
Nov 21, 2003
Le fils de Max Simeoni nous �crit pour nous dire son ressentiment.

Madame, Monsieur,

Si je me suis d�j� permis de vous �crire � propos de certaines de vos approximations journalistiques, j'interviens aujourd'hui pour quelque chose qui me semble plus grave. En effet, c'est par hasard que je suis de nouveau tomb� sur une page de votre media concernant mes chers a�eux que sont Max et Edmond Simeoni.

J'ai pu lire sur la page "Qui sont les signataires de l'appel au go�t amer ?" du 13 mai 2003, qu'ils �taient rest�s � Corsica Nazione jusqu'en 94 "aux c�t�s des militants du FLNC Canal historique malgr� les assassinats de Sozzi et de Muzy".
Au milieu d'autres militants que vous accusez d'�tre des complices de meurtres, ceci voudrait-il dire qu'ils les ont cautionn�s???

Permettez moi de vous rappeler � quelques r�alit�s historiques, puisque certains de vous journalistes se permettent souvent de faire de m�me. Si les Simeoni ont quitt� Corsica Nazione, avec toutes les autres organisations et membres du regroupement � cette �poque, c'est bel et bien juste apr�s que le FLNC ait revendiqu� l'assassinat de Robert Sozzi. Ce fut la cause de l'�clatement de Corsica Nazione, et vous le savez aussi bien que moi!

Je n'ose lire ce que vous pouvez �crire sur d'autres personnes...

Mais ce genre de propos vous d�masque. De plus quel cr�dit accorder � vos �crits, quand vous vous revendiquez d'une classe de journalistes "qui ose tout dire", alors que vos articles ne sont m�me pas sign�s!

Je me permets de r�pondre � vos turpitudes concernant mes parents tout en sachant pertinemment le d�sint�r�t que ceux-ci portent � ce genre d'�crits. Mais il m'appara�t important d'effectuer quelques rectifications, par moments.

Ghjuvan'Carlu Simeoni


Notre r�ponse :


En effet Ghjuvan� Carlu Simeoni nous a d�j� �crit afin de d�mentir la brouille qui aurait �clat� entre son p�re et Edmond son oncle. Libre � Ghjuvan Carlu Simeoni d�affirmer ce qu�il veut.

Nous r�affirmons quant � nous que son p�re et son oncle ne se sont plus parl�s � un moment donn� � cause de divergences politiques et que leurs chemins ont diverg� pour se retrouver ensuite. Nous ne voyons pas exactement ce qu�il y a de dramatique dans l��criture de ce fait qui, en d�finitive, appartient plus � la petite histoire qu�� la grande.

Reste ce second fait relatif � l�assassinat de Sozzi. L�, Ghjuvan Carlu Simeoni aurait mieux fait de tourner sept fois sa plume dans l�encrier avant d��crire cela. D�abord rectifions sa lettre. Nous n�avons �videmment jamais pr�tendu que les Simeoni auraient �t� les complices de � ces � assassinats puisqu�Edmond Simeoni avait quitt� Corsica nazione quand Franck Muzzy s�est fait tuer.

Pour ce qui concerne Robert Sozzi, il s�est pass� pr�s d�un an avant que celui qui dirigeait la liste Corsica nazione ne d�missionne. Auparavant il y avait eu la catastrophe de Furiani qui mettait en cause les relations �troites entre le FLNC Canal historique et les milieux affairistes de Bastia que les uns et les autres nous connaissons si bien. Puis en ao�t 1993, le FLNC Canal historique revendique haut et fort cet assassinat et deux autres sans pour autant provoquer la d�mission d�Edmond Simeoni qui ne sera effective qu�en avril 1994 alors qu�� Corisca nazione ne cohabitaient plus que les satellites de la Cuncolta.

Le 12 ao�t 1993, apr�s que le FLNC Canal historique ait clam� sa culpabilit�, Edmond Simeoni �crit : � Nul ne conteste au FLNC Canal historique son attachement inconditionnel � la cause du peuple et de la Nation Corse, mat�rialis� par le patriotisme et le sacrifice de ses militants, m�me si naturellement, ils n�ont pas le monopole de l�engagement au service de l��le. Pourtant, cette �vidence ne m�emp�che pas de condamner sans ambigu�t� l��limination physique de Robert Sozzi et d�autres personnes aussi quelles que soient les explications fournies. Cette d�marche se situe aux antipodes de ma conception de la lutte politique et de l�avenir que je souhaite pour notre peuple. �

Qu�en termes d�licats cela est dit. � lire Edmond Simeoni on a presque l�impression d�un d�bat intellectuel alors que trois ex�cutions ont �t� revendiqu�es.

Et Edmond Simeoni d�ajouter : � La situation actuelle, grave, fournit une mati�re ample � la r�flexion (sic !) et nourrira certainement les d�cisions de demain. Le d�bat �largi, serein (encore sic !), est devenu in�vitable parce que crucial : le sort de la Corse en d�pend. �

C�est ainsi que le leader historique a violemment protest� remettant sa d�mission au mois d�avril 1994, caus�e � il l��crit lui-m�me - par la rupture d�une tr�ve du FLNC et non pas � cause des assassinats.

Nous conseillons seulement � Ghjuvan� Carlu Simeoni de lire et de m�diter � son tour les �crits et livres de son oncle.

Quant � son p�re beaucoup plus discret, nous nous sommes r�f�r�s � ce que les nationalistes ont racont� sur lui. Car, h�las, nos informations viennent la plupart du temps de l�int�rieur du mouvement nationaliste. Un homme qui �tait alors consid�r� comme le h�ros de la cause nationaliste avant d�en devenir le chien galeux. Fran�ois Santoni a �crit sur ce propos sans �tre d�menti par les int�ress�s des propos d�une cruaut� immense qui, encore une fois, n�ont pas valu aux �ditions Deno�l la moindre lettre. Ces propos les voici.

� L�affaire Sozzi est abord�e. Les Verts, comme � leur habitude, sont tr�s prudents et marmonnent du bout des l�vres une vague protestation. La Cuncolta s�en tient � la version du Front de la l�gitime d�fense. L�UPC s�interroge sur la gestion de la crise. Jusqu�au moment o� Max Simeoni, avec un cynisme effroyable dit : � La prochaine affaire Sozzi, il faudra quand m�me la g�rer en amont et pas en aval. �

Et ces propos ont �t� corrobor�s par d�autres t�moins. Et � l��poque Fran�ois Santoni �tait le chef du FLNC.

Que nous sachions ni Edmond Simeoni ni Max n�ont men� de bataille au sein du mouvement nationaliste pour que la m�moire du malheureux Sozzi soit r�habilit�. Personne d�ailleurs ne l�a fait comme si son cadavre �tait devenu une esp�ce d�offrande offerte � la sainte unit�.

La non signature de nos articles proc�de d�une s�curisation de nos correspondants que monsieur Simeoni doit facilement comprendre. Sinon nous lui conseillons un moyen tr�s simple d��viter les ulc�res de l�estomac : ne pas nous lire. Le site est gratuit et il peut �tre consult� ou ne pas �tre consult� au gr� des envies.

Un million de visiteurs y viennent par ann�e.
C�est beaucoup pour des gens qui disent n�importe quoi.

Nous esp�rons que Ghjuvan Carlu Simeoni aura trouv� son content d�explications en r�ponse � ses raccourcis qui donnent de l�histoire une image valorisante pour les siens et cependant fausse.

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