L'Isra�lien est le premier des interlocuteurs ext�rieurs des 15 ministres des Affaires �trang�res de l'Union europ�enne, r�unis lundi et mardi � Bruxelles pour des discussions portant principalement sur le Proche-Orient, le programme nucl�aire iranien et l'Irak.
Autre invit� de marque de cette rencontre mensuelle, le secr�taire d'Etat am�ricain Colin Powell, qui est attendu mardi � Bruxelles, afin d'�voquer la situation en Irak et la guerre contre le terrorisme � un moment crucial de l'occupation. Colin Powell doit ensuite rejoindre George W. Bush, en visite d'Etat en Grande-Bretagne.
Le chef de la diplomatie belge Louis Michel, qui doit passer 20 minutes en t�te-�-t�te avec Colin Powell, a expliqu� qu'il comptait en profiter pour se r�concilier avec son homologue am�ricain qu'il n'a pas vu depuis deux ans et demi.
D'entr�e, Silvan Shalom a donc pr�cis� la vision isra�lienne, qui consid�re l'Europe comme excessivement pro-palestinienne. "L'Europe peut jouer un r�le cl� dans le processus de paix, mais doit avoir une position plus �quilibr�e", a-t-il estim�. Et ce alors qu'un r�cent sondage a choqu� l'Etat h�breu: Isra�l est consid�r� comme "une menace pour la paix dans le monde" par 59% des Europ�ens, soit plus que la Cor�e du Nord, l'Iran et les Etats-Unis, si l'on en croit cette enqu�te.
Parlant � la presse � son arriv�e, M. Shalom a esp�r� pouvoir travailler plus �troitement avec les Quinze, notamment en mati�re de terrorisme. "Je n'accepte pas la formule qui a exist� si longtemps: qu'Isra�l peut vivre sans l'Europe, et que l'Europe peut vivre sans Isra�l.
D'accord avec la n�cessit� d'une collaboration plus �troite, les Europ�ens ont d'entr�e de jeu contest� l'accusation de partialit�: "Nous voulons rejeter l'id�e que notre approche n'est pas �quilibr�e. Nous avons autant d'exigences envers la partie palestinienne", a d�clar� la porte-parole des Quinze Emma Udwin.
Lors de cette visite bruxelloise, Silvan Shalom risque de faire face aux critiques de l'UE au sujet du traitement r�serv� par Isra�l au nouvel �missaire europ�en au Proche-Orient, indiquait-on de source diplomatique. Le diplomate belge, Marc Otte, a en effet re�u un accueil glacial, apr�s avoir rencontr� le chef de l'Autorit� palestinienne Yasser Arafat.
Les Quinze ont �galement re�u lundi le patron de l'influent Conseil national supr�me iranien � la s�curit�, Hasan Rowhani, lequel s'est engag� � faire toute la lumi�re sur le programme nucl�aire du r�gime de T�h�ran. "Je crois qu'ils ont �t� honn�tes pour ce que nous leur avons demand� de faire. Voyons s'ils continuent comme cela jusqu'au bout", a d�clar� Javier Solana, le repr�sentant europ�en pour la politique �trang�re. T�h�ran a �t� mis en demeure de cesser de retraiter de l'uranium � des fins �ventuellement militaires, ce que les Iraniens ont accept�.
Parmi les autres sujets de discussions des Quinze figurera �galement le financement de la reconstruction irakienne.
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