Suite au d�p�t de nouvelles conclusions soulevant la nullit� de la proc�dure l'affaire de � diffamation envers la municipalit� de Bastia � est renvoy�e au mardi 9 d�cembre. R�cit de Corse-Matin.
Il y avait beaucoup de monde au palais de justice de Bastia pour assister au proc�s de Jean-Guy Talamorii qui devait compara�tre devant le tribunal correctionnel pour � propos diffamatoires envers la municipalit� de Bastia �.
Le probl�me est que l'attente du public fut d��ue, car l'audience a �t� renvoy�e au 9 d�cembre par le pr�sident du tribunal, Charles Ducha�ne.
En prenant cette d�cision, le magistrat a en fait donn� suite � une demande de renvoi d�pos�e par l'avocate de la mairie, Me Marie-Mathilde Pietri.
Comme les d�fenseurs du conseiller territorial nationaliste avaient d�pos� pour leur part de nouvelles conclusions soulevant la nullit� de la proc�dure, l'avocate bastiaise a pr�f�r� se donner un temps de r�flexion pour les examiner, avant de plaider.
Rappelons que Jean-Guy Talamoni est poursuivi dans cette affaire suite � une plainte commune de dix-huit pr�sidents des bureaux de vote bastiais ayant offici� le dimanche 6 juillet 2003, date du r�f�rendum. Tous, et le d�put�-maire de Bastia �mile Zuccarelli en t�te, estiment avoir �t� faussement et injustement accus�s de fraudes �lectorales par le leader nationaliste � l'occasion d'une interview de ce dernier sur les ondes de la radio � Europe 1 �.
Pour Me Vincent Stagnara, qui d�fend Jean-Guy Talamoni avec Mes Patrick Maisonneuve, Jean-Michel Albertini, Jos� Martini et Marc-Antoine Luca, � cette plainte ne tient pas car notre client, lors de cette interview, n'a fait que reprendre, en le citant, des propos d�j� tenus par le pr�sident du conseil g�n�ral de Haute-Corse, Paul Giacobbi �.
Hier, apr�s le renvoi de l'audience, Jean-Guy Talamoni a d�clar� : � Ce proc�s nous donnera l'occasion de rappeler le parcours de nombreux responsables politiques et administratifs bastiais qui, eux, furent bel et bien condamn�s par des juridictions p�nales pour fraudes �lectorales �.
Du c�t� de la partie civile, on estime que les conclusions de la d�fense ont �t� d�pos�es d�lib�r�ment de mani�re tardive afin que ce proc�s ne puisse pas avoir lieu �. Un proc�s qui se d�roulera donc le mardi 9 d�cembre, � 14 heures.
(Jean-Baptiste CROCE)
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