Le gaz et le p�trole africains pour les Etats-Unis
Nov 17, 2003
La seconde conf�rence annuelle sur le p�trole et le gaz naturel en Afrique r�unira des repr�sentants de gouvernements africains, du gouvernement des Etats-Unis et du secteur p�trolier et gazier et aura pour objet le d�veloppement du secteur �nerg�tique africain, a d�clar� le pr�sident du "Corporate Council on Africa" (CCA), M. Stephen Hayes.

Organis�e par le CCA du 19 au 21 novembre � Houston (Texas), cette conf�rence repr�sente quelque chose de nouveau pour cette association qui regroupe quelque 150 soci�t�s am�ricaines implant�es en Afrique et qui a d�cid� d'organiser des conf�rences portant sur divers secteurs de l'�conomie africaine (p�trole, gaz naturel, tourisme, agriculture et t�l�communications). "Nous allons organiser, a dit M. Hayes, une s�rie de conf�rences annuelles sur des branches d'activit� ou des sujets particuliers afin d'�tablir des liens entre le reste du pays, et non pas seulement Washington (o� se trouve le si�ge du CCA), et le continent africain."

Le p�trole et le gaz naturel rev�tent une grande importance pour l'Afrique car ils faciliteront son d�veloppement �conomique mais aussi pour les Etats-Unis qui sont les plus gros utilisateurs d��nergie et n�entendent pas diminuer leur consommation. Et tant pis pour le reste du monde et tant pis pour l��cologie. Toutefois, le p�trole africain ne va pas remplacer celui du Moyen-Orient ; il permettra au moins de mieux diversifier les fournisseurs des Etats-Unis.

Un des avantages de l'accroissement des importations de p�trole et de gaz naturel africains des Etats-Unis sera le resserrement des liens politiques et �conomiques entre les Etats-Unis et l'Afrique. Le fait que la soci�t� ChevronTexaco est en train de construire en Afrique du Sud la plus grande raffinerie d'Afrique illustre ce renforcement des relations entre les Etats-Unis et le continent africain.

Citant des statistiques de la soci�t� ExxonMobil, M. Hayes a indiqu� que les Etats-Unis n'avaient pas encore trouv� les quantit�s de p�trole et de gaz naturel qui leur seraient n�cessaires en 2015 pour satisfaire leurs besoins. S'il existe peut-�tre suffisamment de r�serves de p�trole et de gaz naturel dans le monde, a-t-il dit, il reste � les d�couvrir, � faire des forages, � transporter la mati�re brute et � la raffiner, et c'est pourquoi les nouveaux gisements africains sont si importants.

L'Afrique offre plusieurs avantages sur le plan de l'exportation de son p�trole. "Il est clair, a-t-il dit, que la plus grande stabilit� de l'Afrique de l'Ouest permet un ravitaillement plus r�gulier. En outre, l'Afrique est plus proche que le Moyen-Orient, ce qui r�duit les frais de transport (...) et la plupart des pays d'Afrique de l'Ouest ne sont pas membres de l'Organisation des pays exportateurs de p�trole (OPEP)."

Quelque 12 % des importations de p�trole et de gaz naturel des Etats-Unis proviennent de l'Afrique, et selon certaines estimations ces importations pourraient atteindre 20 % dans un avenir assez proche. "Une augmentation de 8 % peut para�tre assez faible, mais il n'en est rien, a-t-il expliqu�. Elle repr�sente aussi une diminution de 8 % des importations de p�trole provenant d'autres pays."

A propos de la conf�rence de Houston, M. Hayes a soulign� qu'il �tait tr�s difficile de r�unir des repr�sentants des secteurs public et priv� et qu'on pouvait estimer que cette conf�rence �tait tr�s importante vu le nombre des ministres et des dirigeants d'entreprise qui allaient y assister.

Quant au Sommet am�ricano-africain des entreprises que le CCA a organis� il y a quelques mois, M. Hayes a d�clar� que la participation du pr�sident des Etats-Unis, du secr�taire d'Etat, du ministre du commerce, du repr�sentant des Etats-Unis pour le commerce ext�rieur, du pr�sident de la commission s�natoriale des affaires �trang�res et des pr�sidents des deux commissions parlementaires des affaires africaines avait illustr� l'importance des relations entre les Etats-Unis et l'Afrique.

Bien que le secteur p�trolier compte de nombreuses grandes soci�t�s, la conf�rence de Houston mettra aussi l'accent sur les petites entreprises dont le nombre de salari�s est inf�rieur � 400. "La plupart des 1.100 entreprises de Houston qui ont des activit�s dans le secteur p�trolier et gazier africain sont de petites entreprises. A l'heure actuelle, l'�nergie constitue un secteur o� les petites et les grandes entreprises peuvent travailler ensemble."

Outre des dirigeants d'entreprise et des investisseurs, la conf�rence de Houston r�unira des africanistes et un grand nombre de diplomates am�ricains et africains. Parmi les invit�s, figurent le pr�sident de la soci�t� "Chevron Texaco Overseas Petroleum", M. George Kirkland, et des repr�sentants des soci�t�s ConocoPhillips et Bechtel.

L'Afrique subsaharienne sera repr�sent�e par le ministre nig�rian des affaires �conomiques et commerciales, M. E.E. Imohe, par de hauts responsables des minist�res s�n�galais et togolais de l'�nergie, par le directeur de la Soci�t� p�troli�re nig�riane ainsi que par les ministres de l'�nergie et du p�trole de la Gambie, de la Guin�e �quatoriale et de la R�publique d�mocratique du Congo.

Le gouvernement des Etats-Unis sera, quant � lui, repr�sent� par le directeur par int�rim du service des affaires africaines et du Moyen-Orient du minist�re de l'�nergie, M. George Person, et par la directrice du service des affaires africaines du minist�re du commerce, Mme Holly Vineyard.

Des repr�sentants de la Banque mondiale et de la Banque d'import-export des Etats-Unis assisteront aussi � la conf�rence. L�Empire �tend sa domination sur le monde entier.

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