Une victoire pour les �cologistes corses
Nov 17, 2003
Le Conseil d'Etat a confirm� vendredi 14 novembre un arr�t de la cour administrative d'appel de Marseille du 12 octobre 2000 annulant le permis de construire d'un ensemble immobilier du golf de Sperone � Bonifacio.

Ce permis avait �t� d�livr� le 3 avril 1992 par Ati Lantieri, le maire de Bonifacio au promoteur du projet, la soci�t� civile immobili�re du hameau de Piantarella du groupe Dewez, qui a d�j� b�ti une vingtaine de b�timents d'habitation sur plus de 10.000 m�tres carr�s.

Le document avait �t� attaqu� par l'Association de d�fense et de protection du patrimoine naturel et historique de la Corse, pr�sident Charles Marcellesi, secr�taire G�rard Bonchristiani, avec pour avocate Ma�tre Laurence Vaschetti.

Me Laurence Vaschetti, avocate de l'association, avait alors indiqu� qu'elle envisageait de demander la destruction des b�timents construits.

Le projet du promoteur Jacques Dewez portait � l'origine sur plus de 25.000 m�tres carr�s. Il pr�voyait notamment la construction d'un h�tel et d'un centre de thalassoth�rapie dont le permis de construire a �t� annul� le 25 septembre 1997 par le tribunal administratif de Bastia sur requ�te de l'association.

La juridiction du premier degr� (le tribunal administratif de Bastia) avait valid� le permis, obligeant l'association � faire appel. Le projet immobilier se trouve au c�ur d'une zone pr�sentant un int�r�t �cologique et biologique et proche d'un site arch�ologique (ancienne ville romaine).

L'association s'�tait appuy�e sur des documents administratifs qui confirmaient le caract�re remarquable du site implant� en bordure de la r�serve naturelle marine du sud de la Corse.

Les associations U Levante et Pour le Libre Acc�s aux Plages et la D�fense du Littoral avaient depuis environ deux ans engag� une demande de d�molition de ces immeubles aupr�s du Tribunal de Grande Instance d'Ajaccio.

Le promoteur Jacques Dewez avait �t� victime de plusieurs actions des clandestins corses et notamment d'une tentative de racket de la part de l'ancien chef de file des nationalistes du Sud, Fran�ois Santoni et de son ex-compagne, l'avocate Marie-H�l�ne Mattei, qui ont �t� condamn�s pour ces faits. Sa villa avait �t� d�truite par un attentat. Son complexe de luxe avait �t� vis� par une op�ration commando du FLNC qui avait avort� en raison de l'intervention des forces de l'ordre.

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