Selon le communiqu� de presse que l'Administration nationale des �tudes oc�aniques et atmosph�riques (NOAA) a diffus� le 7 novembre, "les poussi�res en provenance d'Afrique de l'Ouest qui arrivent jusque dans l'�le antillaise de la Barbade sont �troitement li�es aux pr�cipitations en Afrique de l'Ouest. La diminution de ces pr�cipitations a pour r�sultat d'accro�tre fortement les nuages de poussi�re qui traversent l'Atlantique l'ann�e suivante."
Mais � aucun moment, les auteurs de cette �tude ne se penchent sur les cons�quences catastrophiques pour le monde entier de la pollution �mise par les Etats-Unis. Dommage.
D'apr�s M. Joseph Prospero, un des deux auteurs de cette �tude qui a paru le 7 novembre dans la revue scientifique "Science", la r�gion soudano-sah�lienne est en proie depuis 1970 "� une s�cheresse d'ampleur variable qui a caus� une augmentation des quantit�s de poussi�re. Ces poussi�res en provenance d'Afrique sont susceptibles d'avoir une incidence sur le sud de la Floride en y diminuant les pr�cipitations et en y aggravant les s�cheresses." D�j� de grandes quantit�s de poussi�re africaine tombent sur cette partie de la Floride chaque �t�.
Les r�sultats de la nouvelle �tude ont des implications pour le climat, la qualit� de l'air et la sant� publique dans le bassin cara�be et le sud de la Floride. "Les futurs changements climatiques pourraient entra�ner des changements importants dans les quantit�s de poussi�re en provenance d'Afrique et d'autres parties du monde qui sont arides, ce qui, � son tour, pourrait avoir une incidence sur le climat de vastes zones", indique le communiqu� de presse de la NOAA.
Voici le texte int�gral de l��tude.
La s�cheresse et la poussi�re en Afrique ont une incidence sur le climat du bassin cara�be
Selon une �tude r�alis�e r�cemment par des chercheurs de deux instituts de l'Administration nationale des �tudes oc�aniques et atmosph�riques (NOAA), les conditions m�t�orologiques d'un continent peuvent avoir des effets importants notamment sur le climat et sur la sant� publique d'autres parties du monde. L'Administration nationale des �tudes oc�aniques et atmosph�riques est un organisme qui rel�ve du minist�re du commerce des Etats-Unis.
Dans le cadre de l'�tude sur les s�cheresses africaines et sur les retomb�es de poussi�res africaines dans le bassin cara�be, le directeur de l'Institut d'�tudes marines et atmosph�riques de la NOAA (CIMAS) � l'universit� de Miami, M. Joseph Prospero, et le directeur de l'Institut des �tudes m�t�orologiques d'�chelle moyenne de la NOAA (CIMMS) � l'universit� de l'Oklahoma, M. Peter Lamb, ont effectu� des travaux en commun en vue d'am�liorer les connaissances relatives aux probl�mes actuels de notre plan�te.
Un des principaux r�sultats de cette �tude, publi�e dans le num�ro du 7 novembre de la revue "Science", est que les poussi�res en provenance d'Afrique de l'Ouest qui arrivent jusque dans l'�le antillaise de la Barbade sont �troitement li�es aux pr�cipitations en Afrique de l'Ouest. La diminution de ces pr�cipitations a pour r�sultat d'accro�tre fortement les nuages de poussi�re qui traversent l'Atlantique l'ann�e suivante. L'�tude porte sur les changements climatiques et sur les effets sanitaires de ce ph�nom�ne dans le bassin cara�be et dans le sud-est des Etats-Unis.
L'�tude se fonde sur l'ensemble des travaux de recherche de ces deux scientifiques : les donn�es recueillies depuis 38 ans par M. Prospero sur les poussi�res qui tombent le long de la c�te orientale de la Barbade, ainsi que la cr�ation et le calcul depuis 30 ans par M. Lamb d'un indice de pluviom�trie dans la zone soudano-sah�lienne situ�e au sud du Sahara.
De grandes quantit�s de poussi�res en provenance d'Afrique sont transport�es par les aliz�s au-dessus de vastes superficies de l'Atlantique du Nord et du bassin cara�be pendant de nombreux mois de l'ann�e. Des mesures r�alis�es de 1965 � 1998 � la Barbade montrent des variations importantes d'une ann�e sur l'autre en ce qui concerne les quantit�s de poussi�re qui y sont tomb�es. Les chercheurs ont compar� les quantit�s de poussi�re avec des donn�es relatives aux pr�cipitations en Afrique et trouv� une corr�lation importante entre la quantit� de poussi�re et la quantit� de pluie tomb�e l'ann�e pr�c�dente. Ils ont alors r�ussi � calculer � partir des donn�es pluviom�triques les quantit�s de poussi�re transport�es par les aliz�s de 1941 � 1964.
"Selon les r�sultats de l'�tude, a indiqu� M. Prospero, les quantit�s de poussi�re �taient bien moindres pendant la plupart du XXe si�cle avant 1970, lorsque les pr�cipitations dans la r�gion soudano-sah�lienne �taient sup�rieures � la normale, en particulier dans les ann�es 1950 et au d�but des ann�es 1960. Depuis 1970, cette r�gion est en proie � une s�cheresse d'ampleur variable qui a caus� une augmentation des quantit�s de poussi�re. Ces poussi�res en provenance d'Afrique sont susceptibles d'avoir une incidence sur le sud de la Floride en y diminuant les pr�cipitations et en y aggravant les s�cheresses."
Pour sa part, M. Lamb a d�clar� : "Etant donn� que les �missions de poussi�re d�pendent du climat, les futurs changements climatiques pourraient entra�ner des changements importants dans les quantit�s de poussi�re en provenance d'Afrique et d'autres parties du monde qui sont arides, ce qui, � son tour, pourrait avoir une incidence sur le climat de vastes zones."
Les r�sultats de l'�tude ont des implications pour le climat, la qualit� de l'air et la sant� publique dans le bassin cara�be et le sud de la Floride. Les travaux ant�rieurs de M. Prospero avaient d�j� montr� que de grandes quantit�s de poussi�res africaines arrivaient chaque �t� dans le sud-est des Etats-Unis.
"Ces r�sultats, a dit M. Lamb, montrent comment les ph�nom�nes climatiques peuvent causer des changements dans notre environnement qui sont susceptibles d'avoir une multitude de cons�quences � l'�chelle intercontinentale."
Les travaux de recherche ont �t� financ�s par la Fondation nationale des sciences, par l'Administration nationale de l'a�ronautique et de l'espace ainsi que par la direction des programmes mondiaux de la NOAA.
Les 12 instituts de la NOAA permettent d'allier les ressources d'une universit� ou d'une institution, la recherche de la NOAA et d'autres programmes de cet organisme. Ils encouragent la collaboration entre des chercheurs universitaires et des chercheurs de la NOAA de mani�re � ce que tous ces chercheurs puissent oeuvrer de concert en vue d'�tudier les ph�nom�nes de l'environnement et d'appliquer leurs connaissances � ces ph�nom�nes.
Le CIMAS est un institut qui rel�ve de la NOAA et de l'universit� de Miami (Floride) et qui est situ� dans l'Ecole Rosenstiel des sciences marines et atmosph�riques. Il sert de m�canisme pour allier les ressources de l'universit� � celles de la NOAA en mati�re de recherche de mani�re � mettre en place un excellent centre de recherche pour mieux comprendre les oc�ans et l'atmosph�re de la Terre dans le contexte de la mission de la NOAA.
Le CIMMS est un institut qui rel�ve de la NOAA et de l'universit� d'Oklahoma et dont les travaux de recherche portent sur les conditions m�t�orologiques dangereuses, la m�t�orologie d'�chelle moyenne, les climats r�gionaux et d'autres domaines de ce genre. Il comprend 190 chercheurs, titulaires d'une bourse de recherche postdoctorale, �tudiants de deuxi�me cycle et employ�s.
L'Administration nationale des �tudes oc�aniques et atmosph�riques (NOAA) qui rel�ve du minist�re du commerce a pour mission de renforcer la s�curit� �conomique et nationale au moyen de l'�tude et de la pr�vision des conditions m�t�orologiques et des ph�nom�nes climatiques, ainsi que d'assurer la gestion avis�e des ressources c�ti�res et marines du pays.
|
|