Un arr�t r�cent du Conseil d'Etat permet � l'�pouse de l'ancien maire (RPR) de Paris de r�clamer le remboursement des 33 300 � qu'elle avait per�us entre mars et d�cembre 1994, apr�s la r�daction d�un rapport command� par le conseil g�n�ral de l'Essonne, dirig� � l'�poque par le s�nateur-maire (RPR) Xavier Dugoin. Ce maigre document de 36 pages truff� de fautes a �t� consid�r� comme un plagiat destin� � cacher un emploi fictif � la justice. Xavi�re Tiberi avait donc d� rembourser l'argent. Mais, en janvier 2001, la cour d'appel de Paris avait finalement annul� la proc�dure au p�nal pour vice de forme. C�est � propos de cette affaire que le procureur Davenas, en trekking dans l�Himalaya avait �t� r�cup�r� par un h�licopt�re sp�cialement affr�t� par le ministre de la justice fran�ais depuis Katmandoo. Le premier procureur adjoint d'Evry, Hubert Dujardin, membre du Syndicat de la magistrature (gauche), venait d�ouvrir en novembre 1996, une information judiciaire visant l'�pouse du maire de Paris, Xavi�re Tiberi. Il avait pris cette d�cision contre les instructions de son sup�rieur hi�rarchique, le procureur Laurent Davenas. C�est Hubert Dujardin qui est aujourd�hui vis� par une commission de discipline pour d�sob�issance. Comme quoi il y a une justice dans l�injustice, doit se dire Xavi�re Tiberi tr�s croyante qui a souvent claironn� que son mari �tait un vrai saint.
La d�cision du Conseil d'Etat b�n�ficie �galement � l'ex-femme de Xavier Dugoin, Marie-Aline Hugot, employ�e au cabinet de son mari entre avril 1993 et d�cembre 1995. Cette derni�re n'a d'ailleurs pas perdu de temps puisqu'elle vient de demander au d�partement de l'Essonne le remboursement de 109 700 � per�us � l'�poque, mais qu'elle avait elle aussi rendus. Pour le moment, elle est la seule � avoir formul� cette demande. L'avocate de Xavi�re Tiberi n'a pas fait conna�tre sa d�cision. Il est tout de m�me possible que cette femme par ailleurs fortun�e ait quelques scrupules � reprendre les 200.000 francs d�rob�s aux contribuables.
Car le Conseil d'Etat permet � deux des pr�venus poursuivis dans le dossier des emplois fictifs du d�partement de l'Essonne de r�cup�rer aupr�s de la justice administrative ce qu'ils avaient perdu au p�nal. Un dysfonctionnement entre la Cour des comptes et la Chambre r�gionale des comptes (CRC) a motiv� la d�cision du Conseil d'Etat. La plus haute juridiction administrative du pays, dont les d�cisions ne peuvent pas faire l'objet d'un appel, a estim� qu'un des rapporteurs de la CRC avait �t� juge et parti. Un magistrat a en effet particip� � la v�rification des comptes du d�partement de l'Essonne, tout en prenant part au d�lib�r� de la CRC sur le m�me sujet, ce que la jurisprudence du Conseil d'Etat interdit formellement. Autre erreur de d�butant : la Cour des comptes, saisie en appel par Xavier Dugoin, s'�tait d�clar�e incomp�tente, jugeant qu'elle avait d�j� publi�, en 1998, un rapport qui critiquait ouvertement la gestion du d�partement. Or un arr�t de f�vrier 2000 lui permettait en fait de statuer sur cet appel. Michel Berson, bien d�cid� � d�fendre l'int�r�t des contribuables essonniens, esp�re d�sormais que la CRC va se saisir � nouveau du dossier de la gestion du d�partement de l'Essonne sous l'�re Dugoin, qui a pris fin en 1998.
� Je suis abasourdi qu'on ose spolier une deuxi�me fois les contribuables essonniens, commente non sans raison Michel Berson, l'actuel pr�sident socialiste du conseil g�n�ral de l'Essonne. Les voleurs continuent de voler. J'ai donc d�cid� de ne pas faire suite � cette demande de remboursement. �
Il faut avouer que la d�cision du juge Courroye d�cidant de ne pas poursuivre le couple Chirac dans l�affaire des frais de bouche (4000 francs par jour durant des ann�es tout de m�me) ajout�e � cette derni�re affaire sont purement stup�fiantes. Difficile apr�s �a d�aller tancer le gamin qui vole une mobylette dans la rue.
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