Indignations apr�s les r�cents plasticages
Nov 14, 2003
Les r�cents plasticages ont de nouveau provoqu� une vague d�indignation forte et publique.

De Marie-Paule et Simon Ottavi, suite � l'attentat qui a touch� leur commerce dans la nuit du 20 au 21 ao�t dernier en fran�ais et en corse.

� Carg�siens de souche, Corses depuis toujours, nous savons bien que le l�che attentat dont nous avons �t� victimes n'est pas politique. Malheureusement des personnes malintentionn�es profitent de cette p�riode de violence reniant ainsi nos valeurs de courage ancestrales o� le courage et l'honneur �taient de mise. Nous tenons � remercier toutes les personnes qui nous ont apport� leur soutien, la
municipalit�, la population et les commer�ants de Carg�se, les amis et parents du village, de la r�gion, de Corse et du continent.

Corsi, Carghjesani di sempre sapemu ch� u dannu fattu � a nostra buttega un h� puliticu. h� u fattu di ghjente ghjilose ch� nighendu cio ch� era I valori dii nostri antichi : u curaggiu e l'onore, di notte, faccenu e so malfatte. Ringraziemu tutti quelli ch� ci hanu purtatu sustenu, un cunsigliu di a cumuna, a ghjente e i cumercianti di Carghjese, l'amichi, parenti, quelli di u paese, di u
rughjone, di Corsica e di fora di Corsica. �

L'ADMR de Moriani plastiqu�e ne renonce pas

L'association du service � domicile d�clare: � Un l�che attentat a touch� samedi soir les locaux de la maison des services ADMR � Moriani-Plage. L'ensemble du r�seau associatif ADMR de Corse condamne avec la plus grande fermet� cet acte inqualifiable. LADMR a pour vocation d'aider et de maintenir les personnes fragilis�es, en difficult�, � leur domicile. Ainsi plus de 4 000 foyers sont aid�s par plus de 1 000 salari�s sur notre territoire - r�gional. Nous remercions l'ensemble des personnes venues nous t�moigner soutien et solidarit�.

Nous continuerons � travailler quotidiennement, � tisser ce lien social dont notre soci�t� insulaire a v�ritablement besoin. Cet acte idiot et imb�cile n'alt�rera en rien notre d�termination � ouvrer dans l'int�r�t g�n�ral, chaque jour plus encore au d�veloppement de notre organisation. Nous laissons � la population le soin d'appr�cier ce geste. �



Simon Renucci, d�put� maire d'Ajaccio et Pierre Chaubon, pr�sident de Corse Social D�mocrate d�clarent :

� Favone, Bastia, marie de Santa Maria Poggio, ADMR de San Nicolao, tentative contre la caserne de Borgo... villas d�truites, gendarmeries attaqu�es chaque jour apporte son lot de violence, de destruction, de lieux bafou�s, de tristes nouvelles pour la Corse. Nous les condamnons une fois de plus avec une profonde indignation. Nous rappelons avec force que nous ne pourrons pas construire la Corse, d�fendre son identit�, la faire entrer dans la modernit�, favoriser son d�veloppement n�cessaire dans ce climat qui freine les initiatives et qui d�nature et d�forme gravement son image. Nous exprimons � toutes les victimes notre totale solidarit� face � ces actes inqualifiables que l'immense majorit� de nos concitoyens d�plore et r�prouve avec nous. �


�mile Zuccarelli, d�put�-maire de Bastia, condamne dans un communiqu� � les attentats qui ont vis� mardi matin deux r�sidences particuli�res � Sotta et Pinarello, en Corse du Sud.

Ces actes criminels qui ont provoqu� des d�g�ts mat�riels importants ont �galement fait un bless� parmi les forces de l'ordre venues surplace pour s�curiser le site et prot�ger la population.
J'exprime toute ma solidarit� au gendarme commotionn� par l'explosion de la bombe qui a touch� l'une des r�sidences. Les auteurs de ces actes l�ches et dangereux et ceux qui, en refusant de condamner ces agissements, les cautionnent, participent � la d�gradation de l'image de la Corse et entravent notre d�veloppement. �

Il importe que les pouvoirs mettent tout en �uvre pour les identifier, les appr�hender et les pr�senter la justice rapidement.�


Le maire de Santa Maria Poghju parle d'une � ex�crable x�nophobie �

Apr�s l'attentat qui a vis� la mairie de Santa Maria Poghju, le 8 novembre, le premier magistrat du village, Jean-Claude Dominici d�clare :

� Des continentaux qui ont choisi la Corse pour y vivre ont �t� victimes d'attentats, r�duisant en ruines leurs habitations �difi�es sur notre commune. Dire qu'un non Corse r�sidant dans notre r�gion porte pr�judice � la Corse, c'est faire preuve d'une ex�crable x�nophobie.

Aussi, en ma qualit� de 1er magistrat, j'ai d�nonc� ces actes d�biles dignes de Pol Pot. Les psychopathes de l'explosif, fid�les � leur logique destructive, ont cette fois-ci vis� et atteint la Maison Commune de Santa Maria Poghju, causant de gros d�g�ts et la rendant inutilisable.., et faisant ainsi un pas de g�ant pour la cause corse.

Quand pour seul argument, on ne dispose que de bombes, il est de notre devoir de r�sister, de refuser cette violence aveugle qui veut instaurer le silence et la peur.

Je dis donc aux artificiers de l'ombre, en plein jour, que je serai toujours au c�t� des victimes. �

Suite � cet attentat, les bureaux de la mairie annexe sont provisoirement transf�r�s dans les locaux de l'office du tourisme du port de Taverna.

Commentaire : Nous nous r�jouissons de ces protestations publiques. Jamais encore elles n�avaient atteint un tel degr�, signe que la violence est rejett�e comme jamais par les Corses eux-m�mes. Comment faire comprendre aux petits salauds qui n�ont de cesse de d�truire que les Corses en ont assez de cette petite l�chet� quotidienne. Ils veulent maintenant construire pour eux et pour leurs enfants. Il ne s�agit pas l� d�id�ologie. �tre nationaliste devrait revenir � vouloir un bel avenir pour les siens. Or ces cagoul�s donnent l�impression de vouloir briser le psychisme de la Corse afin de mieux la couper de l�ext�rieur. Le maire de Santa Maria Poghju a raison de parler de petites Pol Pot. Avale basta ch� i Corsi vulenu camp� in pace � micca per a viulenza. A dimucrazia un h� micca u cufrontu di i splusioni ma quellu di e parolle. I plasticori � i fascisti s� listessi !

Nous aimerions que la presse continentale si prompte � stigmatiser les Corses dans leur ensemble se fasse l��cho de ce ras l�bol g�n�ralis�.

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