Unanimit� du S�nat pour la parit� hommes-femmes � l'assembl�e de Corse
Nov 14, 2003
Les s�nateurs ont approuv� � l'unanimit�, le projet de loi de Nicolas Sarkozy sur la parit� hommes-femmes � l'assembl�e territoriale de Corse, qui vise, selon le ministre de l'Int�rieur, � permettre aux femmes de l'�le de faire entendre leurs voix.

L'article unique du texte, qui doit �tre encore transmis � l'Assembl�e nationale, a �t� adopt� en fin de matin�e au terme d'un d�bat consensuel. Il stipule que chaque liste en lice pour l'�lection des membres de l'assembl�e de Corse "est compos�e alternativement d'un candidat de chaque sexe".

"Le gouvernement tient aujourd'hui l'engagement qu'il avait pris au printemps dernier: la parit� int�grale va �tre introduite dans l'�lection de l'assembl�e territoriale de Corse", a d�clar� M. Sarkozy.

La loi du 11 avril 2003 relative � l'�lection des conseillers r�gionaux, des repr�sentants au Parlement europ�en et � l'aide publique aux partis politiques, tout en modifiant certaines modalit�s de l'�lection de l'assembl�e de Corse, n'avait pas stipul� cette extension de la parit�. Ce principe �tait pr�vu par le projet de collectivit� unique pour la Corse, rejet� par les �lecteurs de l'�le lors du r�f�rendum du 6 juillet.

L'assembl�e de Corse compte actuellement 7 femmes sur 51 membres, soit 13,7%, alors que la moyenne fran�aise pour les conseils r�gionaux est de 26,5%.

La Corse et ses deux d�partements ne comptent qu'une seule femme conseill�re g�n�rale, Betty Tramoni, � Sart�ne (Corse-du-Sud). Et l'�le n'a jamais �lu de femme d�put�e.

Si la moyenne corse des femmes maires de petites communes d�passe la moyenne nationale (12% contre 7,5%), il n'y en n'a qu'une femme � la t�te d'une ville de plus de 3.500 habitants: Anne-Marie Natali, � Borgo (Haute-Corse).

"Dans une terre de tradition culturelle aussi forte, la femme est celle qui transmet. Dans une terre de passions aussi vives, la femme est celle qui rassemble", a dit M. Sarkozy, pour qui ce projet de loi repr�sente "une r�volution culturelle, mais une r�volution pacifique et porteuse d'espoir".

Tout en apportant leur soutien au texte, les orateurs de gauche, � l'instar du rapporteur Michel Dreyfus-Schmidt (PS) et de l'�lue PCF Odette Terrade, ont regrett� "le temps perdu" pour la parit� en Corse, qui aurait pu d�j� figurer dans la loi d'avril 2003.

"Ce projet appara�t d'autant plus indispensable, eu �gard au r�le fondamental que jouent et que joueront les femmes corses dans le devenir politique de leur �le: c'est sur elles que repose largement l'�mergence d'une solution pacifi�e", a fait valoir Mme Terrade.

"Partout dans le monde o� les femmes participent aux processus de d�cisions, les probl�mes se r�glent de fa�on plus paisible", a estim� la centriste Gis�le Gautier, pr�sidente de la d�l�gation aux droits des femmes du S�nat.

Au nom de l'UMP, Jean-Patrick Courtois a apport� l'appui de son groupe au texte, en formulant l'espoir qu'un "profond et salutaire bouleversement du paysage politique de l'�le en r�sultera".

Deux �lus corses, Nicolas Alfonsi (RDSE) et Paul Natali (UMP), ont pris part au d�bat, ont pr�sent� plusieurs amendements visant � modifier le mode de scrutin, avant de les retirer � la demande de M. Sarkozy, qui a appel� � �viter "les nouveaux sujets d'affrontement" sur l'�le.

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