R�glement de la dette agricole : Via campagnola se retire des n�gociations
Nov 13, 2003
� Dans le cadre de la mission Hirel, une r�union de travail �tait organis�e par M. Hirel, inspecteur g�n�ral des Finances M. Geoffroy, inspecteur g�n�ral de l'Agriculture et M. Debrosse, inspecteur g�n�ral de l'Administration le 10 novembre 2003 � la chambre de m�tiers de Corsedu-Sud. Et ce, en pr�sence de la profession (syndicats, chambres d'agriculture, ODARC, DRAF, DDA et les deux centres d'�conomie rurale de Corse. Cette r�union avait pour objet de pr�senter � la profession les m�thodes de calcul propos�es pour revenir au capital initial.

� Le montage diabolique de la dette effectu� par le Cr�dit Agricole (selon les propos de l'inspecteur g�n�ral Hirel lors de sa pr�sentation au ministre Sarkozy le 30/10/2003 en r�union � la pr�fecture de Haute-Corse) devait �tre d�cortiqu� de mani�re � retrouver le capital initial d'emprunt. Puis il s'agissait � partir de l'�ch�ancier d'origine de cerner exactement d'une part les remboursements effectu�s par l'agriculteur, et d'autre part les prises en compte du capital d'int�r�ts voire d'int�r�ts et de p�nalit�s de retard dans les diff�rentes consolidations.

� Ces propositions et cette reconnaissance d�un � montage diabolique � avaient permis � certains professionnels de trouver motifs de satisfaction � l'issue de la r�union du 30/10/2003. Elles permettaient dans tous les cas lors du retour au capital initialement emprunt�, d'entamer de v�ritables n�gociations dans le
cadre d'un r�glement digne de la dette agricole corse.

� Ce lundi 10/11/2003 nous avons �t� surpris d'apprendre que ce � montage diabolique � n'�tait en fait que la r�sultante normale d'un syst�me inflationniste dans un cadre bancaire l�gal. Mais notre d�sarroi �tait � son paroxysme lorsqu'apr�s que l'inspecteur g�n�ral Hirel nous ait d�montr� qu'il �tait possible de retrouver cette somme v�ritablement emprunt�e, il lui semblait fastidieux de faire ce calcul pour l'ensemble des dossiers. Et qu'il lui semblait plus judicieux (plus rapide ?) de placer un curseur apr�s les mesures Nallet. En fait nous ne retrouvons pas ce capital initial d'emprunt mais une somme (pas toujours justifi�e notamment en ce qui concerne certains pr�ts de tr�sorerie) qui peut atteindre jusqu'� plus de 30 % de ce capital initial.

� C'est � ce moment-l� que Via Campagnola et le CDJA 2A ont quitt� la salle pour manifester leur m�contentement.

� L'engagement public du ministre Sarkozy sur le retour au capital initial n'est donc pas tenu. Il nous est impossible dans ces conditions de continuer les n�gociations en cours sur la dette agricole corse.

� Quelles que soient les positions des autres organismes agricoles, Via Campagnola ne retournera pas � la table des n�gociations tant que les engagements du ministre ne seront pas tenus. Nous appelons tous les agriculteurs � �tre vigilants quant aux pseudos mesures qui pourront leur �tre annonc�es dans les jours � venir. �

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