Xavier Emmanuelli, fondateur et pr�sident du Samu social de Paris, a attaqu� le ministre de l'Int�rieur sur sa m�thode de �ramassage de force et � la louche� des SDF sur la voie publique.
L�ami de Jacques Chirac s�exprimait sur RTL, � l'occasion de la parution de son livre sur l'exclusion intitul� Out. L'ancien secr�taire d'Etat � l'Aide humanitaire d'urgence entre 1995 et 1997, a rapproch� l�attitude du ministre de l�int�rieur de celle des hygi�nistes du XIX�me si�cle.
�C'est toujours le r�ve d'hygi�ne sociale. C'est-�-dire dans le fond traiter les gens comme la voirie, c'est ramasser pour rendre propre, a d�clar� Xavier Emmanuelli. Le Samu social a �t� fait pour lutter contre ce ramassage indigne, et on avait avanc�. (...) Et voil� que ces m�thodes, sous pr�texte d'assistance � personne en danger, sont une v�ritable r�gression.�
Question : �Vous n'�tes pas copain avec Sarkozy ?�. R�ponse imm�diate : �Non, je ne suis pas copain avec les syst�mes policiers. On ne traite pas l'exclusion sur ce mode.�
Puis pr�cision en double fond : �Je ne dis pas qu'il [Sarkozy] est nazi, qu'il est communiste, je ne dis pas �a. Je dis que �a ressemble plus aux soci�t�s du XIXe si�cle qui avaient en t�te de corseter la soci�t�, de faire une politique d'hygi�ne, de propret�. Et il faut se souvenir par exemple que les communistes traitaient les gens d�viants en les taxant de fous et leur donnaient des neuroleptiques et les enfermaient�, a martel� Emmanuelli.
Plus tard, Emmanuelli qui a pris conscience de la force de ses propos, rectifie un peu le tir. � Mon propos n'�tait pas de mettre en cause, ni de pr�s ni de loin, la personne de Nicolas Sarkozy ni le sens de son action dans la lutte contre l'ins�curit� dont les populations d�favoris�es sont toujours les victimes. Mais concernant la situation des SDF sur la voie publique j'ai vigoureusement d�nonc� le syst�me qui a pr�valu l'hiver dernier et je demeure attentif aux nouvelles propositions qui seront faites par Nicolas Sarkozy.�
Le minist�re de l'Int�rieur a r�pondu de mani�re soft affirmant qu'en p�riode de grand froid, ce ne sont pas �des mesures autoritaires� qui sont pr�conis�es, mais �une r�ponse de bon sens aux situations extr�mes�.
L�incident est donc clos avec tout de m�me un b�mol. En quelques mots Xavier Emmanuelli a oppos� un Pr�sident de la R�publique, fondateur du SAMU social et qui se rappelle opportun�ment de la fameuse fracture sociale, � un premier ministre, ex maire de Neuilly et inflexible avec les pauvres.
Xavier Emmanuelli a raison sur le fond. Sur la forme, il semblerait tout de m�me que son amiti� sinc�re pour � le grand Jacques � ait inspir� le � french doctor �.
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