Ben Barber, r�dacteur de l'Agence des �tats-Unis pour le d�veloppement international (USAID),fait la promotion des conseils municipaux irakiens qui se mettent en place. � consommer avec mod�ration et � mettre en relation avec les troubles qui �clatent de mani�re de plus en plus massive sur le territoire irakien
� Un homme en chemisette de sport exprime son opinion �nergiquement � voix haute pendant qu'un religieux enturbann�, trois femmes et d'autres membres du conseil de l'arrondissement de Karkh �coutent.
Les quelque vingt membres du conseil explorent la d�mocratie pour la premi�re fois : ils doivent d�cider s'il faut embaucher un administrateur et quel salaire lui octroyer. Ils doivent en outre s'assurer de faire une demande d'ordinateur au gouvernement de la ville.
L'un des membres du conseil, Shathat Hadi, qui, avant la chute du r�gime de Saddam Hussein travaillait dans une banque, a d�clar� que l'aide des �tats-Unis avait permis aux nouveaux conseils de se former et de commencer � jouer un r�le dans la gestion des affaires de la ville.
"J'ai compris que les Am�ricains �taient ici pour nous aider et nous tirer du gouffre. Saddam le criminel n'a rien fait pour nous. Les Am�ricains nous ont donn�s de la nourriture et des �lections dans le quartier. Les gens m'ont choisie pour si�ger � ce conseil."
Les troupes form�es aux affaires civiles et l'USAID, en coop�ration avec l'Autorit� provisoire de la coalition, ont organis� des r�unions de citoyens dans 88 quartiers. Chacun a un conseil consultatif �lu charg� de s'occuper de dossiers locaux, allant des �gouts � la s�curit�. Ces conseils de quartier �lisent � leur tour neuf conseils d'arrondissement du type de celui de Karkh, lesquels envoient des repr�sentants au conseil municipal de Bagdad.
Si, au d�but, le religieux et quelques autres hommes si�geant au conseil de Karkh ont fait objection � la pr�sence de Mme Hadi, cette derni�re a su les persuader de l'accepter, au point qu'ils l'ont ensuite choisie pour les repr�senter au conseil municipal.
"C'est la premi�re fois que nous faisons cela. Les Am�ricains nous ont laiss�s faire - c'est la vraie d�mocratie", a-t-elle ajout�.
La pi�ce o� ils se r�unissent faisait auparavant partie d'un h�pital de luxe r�serv� aux sbires de Saddam Hussein. Le b�timent a �t� gravement endommag� par les pilleurs. L'USAID et les soldats des affaires civiles leur ont fourni des meubles, de l'�lectricit�, de la peinture, des fen�tres et un service de s�curit�. "Nous leur sommes reconnaissants de ce qu'ils ont fait", a d�clar� Mme Hadi.
Lorsque deux membres du conseil ont commenc� � �lever le ton au point qu'ils semblaient pr�ts � en venir aux mains, elle a expliqu� avec un sourire : "Ne vous inqui�tez pas - c'est la tradition irakienne." Et de fait, les cris ont rapidement c�d� la place � un d�bat constructif et la r�union s'est d�roul�e sans autres anicroches.
Il s'agit l� de "conseils consultatifs" qui permettent aux Irakiens de dire ce que souhaite la population des divers quartiers de la ville. Cela va de la circulation � la s�curit� en passant par la distribution d'eau et l'�ducation.
"De nombreuses personnes m'accusent de travailler pour les Am�ricains", a d�clar� Mme Hadi. "Certains disent que Saddam va me tuer. Je leur r�torque que je n'ai rien fait de mal plac�. Je travaille pour mon peuple." �
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