Mis en cause par le New York Times, l�administration Bush est oblig�e de r�pondre aux accusations selon lesquelles elle aurait pr�cipit� la guerre alors que des pourparlers �taient en cours. � Saddam Hussein savait tr�s bien ce qu'il avait � faire, affirme la Maison-Blanche �
Le gouvernement Bush avait "�puis� toutes les possibilit�s l�gitimes et cr�dibles" de r�gler pacifiquement ses diff�rends avec Saddam Hussein, a affirm�, le 6 novembre, le secr�taire de presse de la Maison-Blanche, M. Scott McClellan. Il a pr�cis� que le gouvernement Bush avait ouvert au dictateur irakien de "nombreuses voies de communication".
"Il n'y avait tout simplement pas besoin de d�marches secr�tes. La porte �tait grande ouverte. Si l'on voulait communiquer avec nous, on savait comment le faire."
M. McClellan r�agissait � des questions soulev�es par un article paru en premi�re page du "New York Times" du 6 novembre et dans le journal t�l�vis� du 5 novembre de la cha�ne ABC affirmant que durant les deux mois qui avaient pr�c�d� l'attaque de l'Irak par les forces de la coalition, des responsables qui pr�tendaient parler au nom du r�gime de Saddam Hussein avaient n�goci� secr�tement pour �viter la guerre.
Imad Hage, un homme d'affaires libano-am�ricain influent, a racont� au "New York Times" et � ABC qu'en f�vrier et mars de cette ann�e, il avait aid� � transmettre � des responsables am�ricains, dont Richard Perle, conseiller influent aupr�s des cadres du Pentagone (minist�re de la d�fense), une offre irakienne de n�gociation.
D'apr�s le "New York Times", les messages de Bagdad auraient d'abord �t� transmis en f�vrier � un expert du bureau de M. Douglas Feith, vice-ministre de la d�fense charg� de la politique et de la planification. Ils auraient suscit� suffisamment d'int�r�t pour pousser M. Perle � rencontrer M. Hage � Londres au d�but mars.
Le Times affirme que M. Perle se serait pr�par� � rencontrer des responsables irakiens afin de discuter de cette offre, mais que la CIA lui aurait interdit de le faire.
S'il y avait eu une chance cr�dible et l�gitime de r�gler la crise de fa�on pacifique, "nous n'aurions pas h�sit� � la saisir", a affirm� M. McClellan, insistant de nouveau sur le fait que Saddam Hussein avait de multiples moyens de communiquer avec les �tats-Unis ou des membres de la coalition.
"Il aurait pu annoncer au monde entier qu'il quittait son pays, ce qui aurait �vit� cette intervention militaire ", a pr�cis� M. McClellan.
"Il a choisi de d�fier la communaut� internationale une derni�re fois, ce qui a eu pour r�sultat de forcer la coalition, la coalition internationale, � intervenir et � donner suite � la r�solution 1441 (du Conseil de s�curit� de l'ONU) qui affirmait que si Saddam Hussein continuait, apr�s 12 ans, � d�fier la communaut� internationale, il en subirait les graves cons�quences."
M. McClellan n'a pas voulu dire si le pr�sident Bush avait �t� mis au courant des d�marches irakiennes.
Lors de sa conf�rence de presse du 6 novembre, le porte-parole adjoint du d�partement d'Etat, M. Adam Ereli, a �galement d� r�pondre � des questions relatives � ces ouvertures irakiennes de la derni�re heure.
"Permettez-moi de r�p�ter ce qu'a dit le porte-parole de la Maison-Blanche un peu plus t�t, � savoir que nous n'avons jamais entrevu une chance l�gitime et cr�dible de r�gler les diff�rends du monde avec l'Irak de fa�on pacifique."
"J'aimerais souligner premi�rement que le r�gime de Bagdad savait ce qu'il fallait faire. Il a eu de nombreuses occasions, pendant douze ans, de signaler aux �tats-Unis et � la communaut� internationale qu'il �tait pr�t � accepter ses responsabilit�s."
"Or un tel message n'a jamais �t� transmis aux responsables de notre gouvernement par l'Irak. Tout ce que nous avons eu, c'�tait de vagues ouvertures par des partis tiers qui semblaient surtout soucieux de retarder l'intervention militaire, et non pas de respecter les exigences du Conseil de s�curit� de l'ONU."
"En vertu des r�solutions du Conseil de s�curit� et des fermes d�clarations des �tats-Unis et d'autres pays, l'Irak se devait d'�tre clair. Or il n'a jamais �t� question d'acception cr�dible de ces obligations."
Le 6 novembre, lors d'une conf�rence donn�e au Pentagone, le ministre am�ricain de la d�fense, M. Donald Rumsfeld, a repris le m�me refrain. Il a affirm� ne pas avoir eu directement connaissance de l'offre de l'Irak, et a ajout� : "� l��vidence, la CIA a �tudi� la question et l'a r�gl�e de la fa�on qu'elle jugeait appropri�e."
Saddam Hussein, a-t-il affirm�, a laiss� passer toutes les chances, y compris l'ultimatum que lui a donn� le pr�sident Bush, d'�viter la guerre.
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