Via son Comit� des droits de l'homme, qui rassemble 18 experts internationaux, l'organisation a publi� vendredi un rapport dans lequel elle d�nonce les violations des droits de l'homme en Tch�tch�nie et critique par ailleurs le musellement par l'�tat des m�dias ind�pendants. Le rapport d�nonce notamment �les meurtres extra-judiciaires, des disparitions et des tortures, dont des viols�.
54 policiers et militaires � peine ont �t� poursuivis pour des crimes contre les civils dans la r�publique ind�pendantiste mais que �les chefs d'inculpation et les condamnations ne semblent pas correspondre � la gravit� des actes�.
Le rapport recommande �galement que les affaires d'ex�cutions extra-judiciaires, de disparitions forc�es et de torture, fassent l'objet de poursuites et exige que les victimes soient d�dommag�es.
Pour l'ensemble de la F�d�ration de Russie, le rapport note un nombre croissant de personnes victimes de trafic et une hausse des "attaques violentes � caract�re raciste contre les minorit�s � des fins d'exploitation" ; ainsi que les informations faisant �tat de torture, en particulier lors des interrogatoires informels dans les commissariats de police.
Le rapport revient aussi sur la terrible prise d'otages du th��tre de la Doubrovka par un commando tch�tch�ne � Moscou en octobre 2002, au cours duquel 130 personnes ont trouv� la mort. �Il n'y a pas eu d'�valuation ind�pendante et impartiale des soins m�dicaux apport�s aux victimes apr�s leur lib�ration ni de la mort des preneurs d'otages�, indique le rapport, qui demande l'ouverture d'une enqu�te.
Enfin, le Comit� appelle la Russie � mieux lutter contre la traite internationale des femmes et s'inqui�te des cas de torture lors d'interrogatoires de police.
Un point positif n�anmoins : la diminution de la surpopulation carc�rale gr�ce � un recours aux sanctions alternatives.
Le comit� s�inqui�te �galement de la reprise en main par l��tat russe des m�dias mais aussi de la production �nerg�tique. Plus grave, les rapporteurs s'inqui�tent du nombre ��lev� de harc�lement, d'agressions violentes et de meurtres � l'encontre de journalistes�.
Et c�est justement au moment o� para�t ce rapport accablant que Silvio Berlusconi, pr�sident du Conseil italien, se livre � l�une de ces grotesques pantalonnades dont il a le secret, f�licitant la Russie et Poutine en particulier pour sa mani�re de traiter le terrorisme mais aussi son attitude dans l�affaire Youkos.
La Commission europ�enne, par la voix de son porte-parole Reijo Kemppinen, a tardivement affirm� ne pas partager �l'avis du premier ministre Berlusconi lorsqu'il s'agit de Youkos ou de la situation actuelle ou pass�e en Tch�tch�nie�.
La Commission qualifie de �remarques personnelles� les paroles que Silvio Berlusconi a prononc�es au cours du sommet Russie-UE qui s'est tenu jeudi � Rome.
Sur le dossier tch�tch�ne, Silvio Berlusconi a accus� la presse europ�enne de �continuer � colporter des l�gendes� au sujet de la Tch�tch�nie. Il voulait �videmment des tortures et viols commis par les forces russes.
Le pr�sident Chirac lui-m�me s�est livr� � d�ind�centes embrassades avec � le petit tsar � de Moscou comme si la douleur et la souffrance des Tch�tch�nes ne comptaient pas. Et on s��tonnera apr�s de la multiplication des bombes humaines.
Mis � part les Danois, les Su�dois et le pr�sident du Parlement europ�en, Pat Cox, l'absence de r�action des dirigeants europ�ens a d�montr� encore une fois que le fameux esprit de Munich, ce � l�che soulagement � hante encore la mentalit� de la � vieille Europe � mais aussi de la jeune Am�rique. Pour ne pas d�plaire au ma�tre de la Russie on accepte l�inacceptable. La France soutient l'"engagement europ�en" de la Russie, a dit le porte-parole de la pr�sidence de la R�publique. Et dire que vraisemblablement il dort bien la nuit.
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