Gilbert Casanova est une figure du nationalisme corse. Avant de devenir l��norme personnage qu�il est d�sormais il a �t� aux dires des ses camarades un militant sinc�re, un ami fid�le et un homme �pris d�ouverture.
� Ce qui l�a tu� c�est le jeu � avoue un de ses proches. � Gilbert est un boulimique en tout. Il bouffe comme quatre et il joue comme dix. Il est endett� dans tous les casinos de la c�te. On dit qu�il doit 6 millions de francs aux patrons des jeux de Menton, de Nice, de Cannes. �
L�homme a d�j� connu la prison mais pour ses activit�s clandestines. Son passage le plus glorieux a lieu apr�s le drame de Bastelica en 1980. Il prend deux ans pour sa participation �� la prise d�otages � de l�h�tel Fesch aux c�t�s de Marcel Lorenzoni.
Il est un ami d�Alain Orsoni et opte sans difficult� pour le Canal habituel apr�s la scission de 1990. Sa concession Peugot sera d�ailleurs plusieurs fois plastiqu�e par le Canal historique. C�est gr�ce � ses appuis du MPA et du Canal habituel qu�il devient le pr�sident de la CCI de Corse-du-Sud. Un pactole pour lui et ses amis. La commission d�enqu�te parlementaire �crira � propos de sa gestion cafouilleuse.
� Ainsi, M. Gilbert Casanova, pr�sident de la Chambre de commerce et d�industrie de Corse-du-Sud, conna�t quelques d�m�l�s avec les services fiscaux et l�URSSAF.
En dette d�environ 250.000 francs au titre du non-reversement de la TVA, M. Gilbert Casanova a fait l�objet, de la part des services fiscaux, d�un avis � tiers d�tenteur sur l�un des comptes actifs de ses soci�t�s. Convoquant une conf�rence de presse en pr�sence du personnel d�une soci�t� qu�il avait pourtant juridiquement transmise � son fils, il a d�clar� que cette action des services fiscaux �tait motiv�e par un souci de repr�sailles en raison des critiques s�v�res qu�il avait formul�es quelques semaines auparavant sur la note r�dig�e par l�inspecteur g�n�ral des finances Fran�ois Cailleteau. D�apr�s certaines indications fournies � la commission d�enqu�te, sa r�action n�a pas �t� seulement publique : des t�moins ont �voqu� des interventions aupr�s du directeur des services fiscaux et du pr�fet Claude Erignac lui-m�me. Interventions qui se sont r�v�l�es vaines, M. Gilbert Casanova ayant d� honorer sa dette.
Il �tait � l��vidence coutumier de ces m�thodes. Le t�moignage d�un ancien tr�sorier-payeur g�n�ral a �t� recueilli, qui a �voqu� la venue inopin�e de M. Casanova dans ses locaux et les pressions personnelles qu�il exer�a ce jour-l�.
M. Gilbert Casanova a �galement �t� assign� devant le tribunal de commerce d'Ajaccio par l'URSSAF, le 22 d�cembre dernier : la requ�te porte sur 999.413,19 francs de cotisations sociales impay�es, certaines depuis 1995. Quelques jours plus tard, dans la nuit du 8 au 9 janvier 1998, le garage de M. Casanova �tait gravement endommag� par un attentat, d�truisant au passage toute la comptabilit� de la soci�t�. Le comportement du tribunal de commerce � l��gard de cette requ�te est particuli�rement �tonnant. Audienc� d�abord pour le 26 janvier, le dossier a �t� report� ensuite � quatre reprises, d�abord pour le 2 mars, puis pour le 20 avril, puis pour le 8 juin, enfin pour le 6 juillet. A l�issue de cette audience, le tribunal de commerce a rendu un jugement avant dire droit renvoyant l�affaire en Chambre du conseil pour le 7 septembre " pour entendre la d�bitrice ". Cette attitude, pour le moins indulgente du tribunal de commerce, a �t� justifi�e par certains t�moins par le souci de pr�server l�emploi de la trentaine d�employ�s de la soci�t� et de laisser le temps � la soci�t� d��clairer le tribunal sur sa situation, t�che rendue plus ardue par la disparition de sa comptabilit�. La d�signation d�un administrateur judiciaire d�s la premi�re audience aurait pu pourtant permettre d�avoir plus rapidement une juste vision des choses. �
Sa chute commence lorsque le pr�fet Bonnet lance l�op�ration Mains Propres, �pisode oubli�e au profit de l�affaire des Paillotes mais qui contribua � mettre de l�ordre dans les �curies insulaires. Des enqu�tes sont alors diligent�es.
Selon les chiffres livr�s par la Direction g�n�rale des imp�ts � Jean Glavany, dans son rapport parlementaire sur la gestion des fonds publics en Corse, M. Casanova totaliserait environ 7 millions de francs de dettes � l'�gard de l'Urssaf et compterait pr�s de 900 000 francs de taxe professionnelle impay�e. Il avait r�gl�, fin 1997, plus de 250 000 francs d'amendes pour non reversement de la TVA.
Face � une telle pression de l'administration fiscale, il disposait d'un argument de poids : dans la nuit du 8 au 9 janvier 1998, un attentat avait gravement endommag� son garage, d�truisant, affirmait-il, la totalit� de la comptabilit� de la soci�t�. Or si les pr�c�dents attentats pouvaient �tre attribu�s au FLNC Canal historique dirig� par Fran�ois Santoni, celui-ci est pour le moins curieux. Les enqu�teurs ne sont pas loin de penser qu�il pourrait s�agir d�un attentat perp�tr� par des amis.
Mais, � la mi-octobre 1998, en perquisitionnant � Nice dans l'appartement de son comptable, les agents du fisc, accompagn�s de policiers, d�couvrent de nombreuses pi�ces comptables concernant les soci�t�s de Gilbert Casanova.
Ce dernier est interpell� � son domicile, le 15 octobre 1998 au matin, � son domicile, � Villanova, non loin d�Ajaccio. Il est contraint d'assister aux perquisitions effectu�es au sein de ses entreprises par les membres de la direction nationale des enqu�tes fiscales.
Gilbert Casanova n�allait pas r�ussir cette fois-ci � �chapper � l�enqu�te lui qui avait toujours r�ussi � passer entre les gouttes.
Il savait � communiquer � et faire comprendre ses d�sirs. Ainsi convoqua-t-il, en 1997, une conf�rence de presse quand le fisc adressa un avis � tiers d�tenteur sur l'un des comptes de ses soci�t�s afin de r�cup�rer une cr�ance de 250 000 francs. Il estimait �tre victime de repr�sailles apr�s ses critiques � l'encontre du rapport sur la situation fiscale en Corse r�dig� par l'inspecteur g�n�ral des finances Fran�ois Cailleteau.
En novembre 1998, Gilbert Casanova d�mentait �tre redevable de taxe professionnelle, comme l'affirmait le rapport Glavany. � On me fait payer mes prises de position politiques et mon r�le leader aupr�s des socio-professionnels pour obtenir la zone franche. Le rapport Glavany a livr� mon nom en p�ture sans que je puisse apporter des �l�ments de r�ponse. �
Le procureur de la R�publique d'Ajaccio (Corse-du-Sud), Jacques Dallest, ouvrait le mercredi 27 septembre 2000, une information judiciaire contre M. Casanova et son ex-concubine ainsi qu'� l'encontre du fils du pr�sident de la CCI.
Elle visait des faits de � banqueroute par d�tournement d'actifs et emploi de moyens ruineux � entre 1993 et 1998.
M. Dallest saisissait �galementles policiers de faits d'abus de biens sociaux, de recel, de complicit� et de recel de banqueroute.
L'ex-concubine, qui occupait les fonctions de comptable dans la Soci�t� des automobiles Casanova (SDAC), et le fils de M. Casanova �taient mis en examen, le m�me jour.
La garde � vue de Gilbert Casanova �tait interrompue � la suite d'un malaise. Les juges d'instruction Jean-Michel Gentil et Patrice Camberou ont �t� cod�sign�s dans cette affaire.
Ouverte le 6 ao�t 1999 � la suite du d�p�t de bilan suspect - 44 millions de francs de passif - de la concession automobile dirig�e par M. Casanova, l'enqu�te pr�liminaire avait mis en lumi�re l'existence de d�tournements estim�s � pr�s de 32 millions de francs depuis 1989.
La maison m�re dirig�e par M. Casanova, la SDAC, appartenait de fait � un groupe constitu� d'une dizaine de soci�t�s. Certaines d'entre elles s��taient r�v�l�es �tre de simples coquilles vides destin�es � capter des subventions et des financements divers puis � les mettre � la disposition personnelle de M. Casanova et de son entourage.
Il �tait ainsi apparu, au cours des v�rifications comptables, que des organismes financiers tels que le Cr�dit agricole ou la Caisse de d�veloppement �conomique de la Corse (Cadec) avaient �t� conduits � soutenir, dans des conditions jug�es suspectes par la justice, le groupe de soci�t�s dirig� alternativement par M. Casanova et son fils.
La situation financi�re de l'entreprise paraissait, par ailleurs, avoir �t� fortement fragilis�e par la prise en charge, par les soci�t�s du groupe, de d�penses d'ordre personnel.
La r�novation d'un bateau de plaisance aurait ainsi �t� financ�e � hauteur de 263 000 francs par l'une des soci�t�s. La pension alimentaire - pour un montant de 860 000 francs - vers�e � l'ex-�pouse de M. Casanova aurait �t� assum�e par l'entreprise ainsi que les frais de mariage - 146 000 francs - de son fils. Ce jour-l�, Gilbert Casanova avait accueilli les centaines d�invit�s sur la musique du Parrain. Que du bon go�t !
Des pr�l�vements importants, � usage personnel, d'un montant d'1,4 million de francs avaient �t� comptabilis�s sur la carte bancaire de la soci�t� et le compte bancaire de l'entreprise affichait un d�bit de 12 millions de francs.
Le 28 septembre 2000, l'avocat de Gilbert Casanova, l�incontournable Me Antoine Sollacaro, indiquait que � la situation financi�re de la soci�t� de [son] client est le lot commun des entreprises en Corse. � ce qu�il a r�p�t� ce lundi 5 octobre 2003 sur les antennes de FR3 Corse. � S'il ne s'agissait pas de Gilbert Casanova, a-t-il ajout�, que l'on veut �liminer judiciairement de la sc�ne ajaccienne, l'affaire n'aurait jamais eu cette ampleur. � La ritournelle des pleureuses est un morceau r�curent chez Ma�tre Sollacaro qui ne conna�t que de braves gens op�rant dans des secteurs commerciaux o� chacun s�aime � en mourir.
Mais si ce ne sont des probl�mes de sant� provoqu�es par son ob�sit�, Gilbert Casanova continue de vivre confortablement gr�ce aux dons de ses amis et il a r�ussi, ce qui constitue un v�ritable miracle fiscal, � conserver sa tr�s belle demeure de Villanova.
Il est vrai que Gilbert Casanova continue d��tre entour� par les amis d�hier ceux qui formaient l�ossateur du MPA et du Canal habituel et qui aujourd�hui ont plut�t bien r�ussi qui, dans l�immobilier, qui dans la blanchisserie (la vraie et la fausse) qui dans la s�curit�. Gilbert les a tellement aid� � l�image d�Alain Orsoni mis en examen pour avoir re�u de Gilbert 85.000 francs. Des miettes quoi� comme dirait ses restaurateurs de ses amis aujourd�hui � la t�te on ne sait trop comment de plusieurs restaurant tous situ�s dans le centre d�Ajaccio.
Ce qu�en pensait Fran�ois Santoni
Dans � Pour solde de tous comptes � Fran�ois Santoni parle de Gilbert Casanova qu�il a bien connu. Il a essay� de le pi�ger en enregistrant des conversations priv�es dans lesquelles Casanova tente d�arrondir les angles alors que la guerre fait rage entre les deux FLNC. Puis il enverra deux de ses hommes tenter de plastiquer la Chambre de commerce pour se venger de l�assassinat de Jules Massa.
� L'ann�e 1995 termin�e, le cessez-le-feu d�cr�t� par le FLNC Canal historique n'emp�che pas de nouveaux meurtres. Le 16 f�vrier, l'un de vos proches, Jules Massa, 40 ans, militant du bloc Cuncolta-FLNC Canal historique, est abattu � 8 heures du matin, devant une �cole dans le quartier des Salines � Ajaccio. Deux jours plus tard, Charles Andreani, 46 ans, un restaurateur de Porto-Vecchio et militant de l'ANC, est tu� par trois hommes devant son �tablissement. La s�rie noire continue sans que rien ne paraisse l'enrayer. Que faites-vous?
FRAN�OIS SANTONI : J'ai tout tent� pour arr�ter la guerre. Fin janvier ou d�but f�vrier 1996, Gilbert Casanova, pr�sident de la chambre de commerce d'Ajaccio et membre du bloc MPA-FLNC Canal habituel, prend contact avec moi par t�l�phone. Je suis sur le parking du G�ant Casino � Porto Vecchio. Gilbert est en compagnie d'Alain Orsoni, et par son interm�diaire il me propose une rencontre � ma convenance. Je trouve l'offre courageuse et honn�te, compte tenu des circonstances, et pour �tre � la hauteur � mon tour j'estime qu'il me revient de me d�placer sur le terrain de l'adversaire. Rendez-vous est pris et je vais � la chambre de commerce, accompagn� de Jean-Michel Emmanuelli.
Dans le courant de 1995, j'avais d�j� eu des contacts avec Gilbert, au plus fort des affrontements. Nous avions parl� au t�l�phone, il �tait m�me venu me voir � Propriano pour essayer de trouver des arrangements. � chaque fois, il m'embrassait, la larme � l'�il, en disant : �Ah! mon ami, tu te rends compte, ce qui arrive. � Gilbert Casanova est l'homme qui, lorsque l'on m'a tir� dessus, est sorti des bureaux de sa concession automobile, qui surplombe la sc�ne, et depuis son parking m'a fait des grands signes en criant :
� Fran�ois, vient te r�fugier dans mon garage. � Je me dis que si je vais me cacher chez lui, je n'en ressors jamais plus, je prends un coup de marteau derri�re la t�te et je finis dans le coffre d'une voiture compress�e � la casse.
Il a toujours ni� avoir particip� au moindre attentat ou �tre m�l� � la mort de quelqu'un.
Gilbert nous re�oit donc dans son bureau, nous explique qu'Alain souhaite de son c�t� que les choses s'arrangent en douceur et par �tapes. Soudain, le t�l�phone sonne, Casanova d�croche et devient livide. Quelqu'un vient de l'avertir de la pr�sence de militants de son clan devant la chambre de commerce, et qu'ils ne semblent pas �tre venus pour fumer le calumet de la paix. Gilbert Casanova, paniqu� et catastroph�, nous fait sortir par l'arri�re du b�timent, et nous partons. Quelques jours apr�s, un abruti plein de came flingue Jules Massa. Les discussions �taient termin�es.
Nous savions qu'ils voulaient tuer Jules. Je lui avais dit de partir un peu, de laisser avancer les n�gociations le temps que nos adversaires arrivent � ma�triser leurs troupes. Rien n'y a fait. Il a voulu rester et se montrer en ville, pour dire qu'il n'avait pas peur et qu'il n'�tait pas question de d�serter la rue. S'il avait accept� de se mettre au calme dans le Sud, chez nous, huit jours plus tard l'affaire aurait �t� r�gl�e avec Alain. Ceux qui tuent Massa veulent faire avorter la tentative d'arrangement qui est en bonne voie et ils vont y parvenir.
La mort de Charly Andr�ani n'a rien � voir avec celle de Jules Massa. Il meurt parce qu'un responsable du FLNC Canal historique de Corse-du-Sud r�gle ses comptes. Ce responsable va manipuler des militants sinc�res pour les convaincre de tuer Charly, pour venger Massa, et il s'en va se faire un alibi aupr�s d'une femme du MPA. Apr�s le meurtre, il se pr�cipitera chez les parents de la victime pour d�noncer les ex�cutants, en disant bien fort qu'il n'y est pour rien. Charly Andr�ani n'a jamais repr�sent� un danger pour qui que ce soit. C'�tait un militant de l'ANC, qui n'avait rien � voir dans ces affaires. Il est mort parce qu'un dirigeant du Canal historique a vu son ego mis � mal. Le monde nationaliste clandestin n'est pas un monde d'enfants de ch�ur.
Les affrontements vont se poursuivre en sourdine, en raison du d�ploiement de forces de police. Un vendeur de pizzas, Mario Azarra, est abattu sans doute par des militants du Front historique. Le pizzaiolo �tait suspect� d'avoir servi de guetteur au commando des tueurs de Massa. Mais le meurtre n'est pas revendiqu� car il s'agit d'une initiative de quelques personnes, et non d'une d�cision de l'organisation. C'est la m�me chose pour la tentative d'assassinat sur un militant de l'ANC, Yves Manunta, mitraill� en pleine rue � Ajaccio le 7 mars 1996. Le gar�on, s�rieusement bless�, s'en sort de justesse, mais encore une fois ce sont des petits groupes qui agissent pour leur propre compte. Ce sont des initiatives personnelles que je ne d�savoue pas mais que le Front n'a pas � assumer. Si les militants ont d�sob�i � la consigne du Front qui a ordonn� le cessez-le-feu, c'est � cause de la mort de Massa, qui a sonn� le glas des arrangements.
J'aurai encore Gilbert Casanova au t�l�phone, � la fin du mois de mars 1996, pour une ultime tentative. Et puis les ponts sont rompus. Le 22 avril, deux militants de la Cuncolta mettent de leur propre chef une voiture pi�g�e devant la chambre de commerce d'Ajaccio. L'un des deux hommes se consid�rait comme le fils adoptif de Jules Massa et voulait absolument sa vengeance. L'attentat est d�jou� par la police. Mais cette dr�le de guerre va s'achever d'elle-m�me le 1er juillet, avec l'explosion d'une voiture pi�g�e sur le port de Bastia, en pleine journ�e. Le v�hicule a �t� gar� devant les locaux de Corse Gardiennage Service, une soci�t� de surveillance contr�l�e par le bloc Cuncolta-FLNC Canal historique bastiais.
La d�flagration tue Pierre Lorenzi, 37 ans, membre de l'ex�cutif de la Cuncolta, et blesse gri�vement Charles Pieri, secr�taire national de la Cuncolta pour la Haute-Corse. Apr�s cet acte hors norme, un peu � la libanaise, plus rien ne va se passer. Je crois que les auteurs eux-m�mes ont �t� d�pass�s par l'�normit� de l'acte, et tout le monde a pris la poudre d'escampette. Le FLNC Canal historique a m�me renonc� aux repr�sailles, tant la barre �tait haute. Il lui aurait fallu r�pondre par l'escalade, mettre des bombes dans des r�unions du MPA, tuer des gens par dizaines. C'�tait entrer dans un engrenage infernal que personne ne pouvait assumer.
Les choses se sont donc arr�t�es l�. Et personne n'a gagn�.
TOUT LE DOSSIER CORSE
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